1.         Sceilg Mhichíl (Irlande) (C 757)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1996

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/757/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/757/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Novembre 2007: mission de conseil Centre du patrimoine mondial / ICOMOS.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Révision du Plan de gestion;

b) infrastructure touristique.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/757/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

Le plan de gestion du bien du patrimoine mondial de Skellig Michael 2008-2018 a été finalisé et soumis par l'État partie en juillet 2008. Le document de 126 pages offre une vision globale du patrimoine architectural et naturel du bien et peut être consulté en ligne à l'adresse suivante: http://whc.unesco.org/fr/list/757/documents

Un rapport d'avancement sur la mise en œuvre des recommandations de la mission consultative de novembre 2007 et du plan de gestion a été remis le 26 janvier 2010. Ce rapport détaille les actions liées au plan de gestion et les progrès accomplis dans leur mise en œuvre.

Depuis 2005, des travaux de conservation ont suscité de vives préoccupations de la part d'un certain nombre de parties prenantes. Par ailleurs, les aménagements destinés à l'accès des visiteurs, faisant suite à l'inscription, ont eux aussi constitué des motifs de plainte. Un examen des diverses opinions, datant de septembre 2007, a conclu que les points de vue officiels et les opinions critiques semblaient irréconciliables. Les autorités irlandaises ont donc demandé qu'une mission consultative visite le bien, ce qui fut fait en novembre 2007, puis un rapport de mission fut remis au Comité lors de sa 32e session en 2008.

a) Comité consultatif

L'État partie signale que le Comité consultatif a été désigné et s'est réuni deux fois. Le rapport fait également état de la mise à disposition des résultats des fouilles entreprises dans le monastère et sur la crête sud (South peak) sur le site du Département de l'environnement, du patrimoine et du gouvernement local fin 2010. Il n'est cependant pas fait mention d'une date précise pour le début de la publication académique des travaux de conservation, si ce n'est que celle-ci aura lieu pendant la durée du plan. La date de mise à disposition des ressources nécessaires à un programme totalement financé n'est pas non plus évoquée.

Le plan prévoit également la création d'un cadre de recherche qui permettra aux universités et institutions intéressées de participer aux programmes de recherche. Ceci permettra l'élaboration d'une stratégie officielle de recherche qui concernera l'île considérée comme un tout.

b) Bateliers

La mission recommande que des réunions annuelles, avec compte-rendu, soient organisées avec les bateliers qui transportent des passagers vers l'île, et que les critères soient identifiés pour guider l’approbation des nouveaux permis d'accostage. Ces réunions, dont le contenu sera consigné dans des comptes-rendus écrits, permettront de résoudre les différends entre transporteurs et autorités. L'État partie signale qu'une première réunion destinée à évoquer ces problèmes se déroulera en février 2010.

c) Gestionnaire de site

La mission a recommandé la nomination d'un gestionnaire de site qui aurait pour missions essentielles la coordination entre les intérêts officiels et ceux des divers intervenants et la responsabilité de la conduite des actions décidées dans le cadre du plan de gestion.

L'État partie signale qu'une équipe de gestion du site a été créée. Elle est composée de quatre personnes (principalement des professionnels reconnus, certains basés à Dublin), un choix préféré à la désignation d'un seul gestionnaire.

d) Étude sur l'accueil des visiteurs

La mission a estimé qu'il était nécessaire d'identifier les besoins et la perception des visiteurs et qu'il était indispensable de définir une capacité d'accueil pour cette petite île, avec des falaises à pic et peu de zones plates destinées à la marche. L'État partie déclare qu'une étude est prévue pour la saison 2011.

e) Équipements pour l'accueil des visiteurs

La mission recommande qu'une étude détaillée soit entreprise afin de trouver une solution acceptable d'un point de vue environnemental pour palier au manque de toilettes sur l'île. L'État partie déclare qu'un rapport a été demandé et qu'un projet de décision a été rédigé mais aucun détail complémentaire n'est remis.

f) Santé et sécurité

Ce sujet est devenu crucial et l'objet de toute l'attention après la tragique chute mortelle de deux visiteurs en 2009. L'État partie signale que la sécurité des visiteurs est une priorité et qu'un examen complet des conditions de sécurité de l'île a été demandé au Service des travaux publics (Office of Public Works). Ses résultats seront remis au Comité du patrimoine mondial dès qu'ils seront connus.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives sont préoccupés par l'absence de progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations de la mission consultative de 2007. Celles-ci étaient tout à fait appropriées afin de résoudre les principaux problèmes: la conservation du site et les conflits avec les propriétaires de bateaux de transport de visiteurs. Les propositions sur la conservation doivent être bien comprises, il est indispensable que soit diffusée auprès du public une information suffisante sur l'état de conservation du bien avant sa restauration, sur les propositions soumises et sur la logique qui les sous-tend. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives sont certes conscients qu'un engagement sur la publication de telles informations pendant la durée du plan (2008-2018) a été pris mais ils estiment cependant que ce sujet devrait être mis en œuvre de façon prioritaire. Il en va de même pour l'officialisation des accords avec les propriétaires de bateaux assurant le transport de personnes, qui se considèrent comme les gardiens du bien.

La mort tragique de deux touristes a mis en évidence le besoin urgent d'une évaluation des risques encourus sur le bien et d'une étude sur la capacité d'accueil de l'île comme demandé par la mission mais qui n'est pas prévue avant 2011. L'État partie a choisi de ne pas désigner un gestionnaire de site comme recommandé par la mission. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment cependant qu'un seul gestionnaire de site pourrait être l'élément catalyseur nécessaire à l'accomplissement de progrès dans la mise en œuvre des recommandations de la mission et des différentes actions identifiées par le plan de gestion.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 34 COM 7B.89

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.96, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Prend note des progrès accomplis par l'élaboration du plan de gestion de Skellig Michael 2008-2018 par le Département de l'environnement, du patrimoine et du gouvernement local en collaboration avec le Service des travaux publics (Office of public works), faisant suite à une vaste consultation, qui a été soumis au Centre du patrimoine mondial en juillet 2008 ;

4. Regrette qu'aucun progrès notable n'ait été accompli dans la publication d'éléments documentés permettant une compréhension pleine et entière des approches envisagées en termes de conservation et prie instamment l'Etat partie de mettre en place cette publication accompagnée d'une expertise scientifique appropriée ;

5. Prend note également de la première réunion avec les propriétaires de bateaux qui s'est tenue en février 2010 et demande à l'Etat partie d'accorder la plus haute importance à l'établissement d'une relation stable avec les propriétaires de bateaux en charge du transport des visiteurs afin de mettre en place les accords signés officiellement sur l'accostage et les horaires ;

6. Regrette également que l'Etat partie n'ait pas tenu compte du besoin identifié de désignation d'un gestionnaire de site spécifique du bien et demande également à l'Etat partie de reconsidérer ce besoin ou de désigner parmi les membres de l'équipe de gestion du site en place une personne dirigeante ;

7. Prie également instamment l'Etat partie d'achever au plus vite une évaluation de risques et une étude sur la capacité d'accueil de visiteurs afin de mettre en place les dispositions appropriées qui atténueront, autant que faire se peut, les risques potentiels auxquels les visiteurs peuvent être exposés ;

8. Demande par ailleurs à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives, d'ici le 1er février 2012, un rapport sur tous les points évoqués ci-dessus et sur la mise en place des recommandations de la mission consultative de 2007.