1.         Anciens ksour de Ouadane, Chinguetti, Tichitt et Oualata (Mauritanie) (C 750)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1996

Critères  (iii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/750/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1995-2010)
Montant total approuvé : 139 632 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/750/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 44.166 dollars EU dans le cadre de la Convention France-UNESCO ; 40.860 dollars EU pour la supervision du projet tripartite Banque mondiale-Gouvernement mauritanien-UNESCO (1,245.000 dollars EU).

Missions de suivi antérieures

Avril 2001 : mission du Centre du patrimoine mondial ; 2002-2004 : six missions du Centre du patrimoine mondial dans le cadre du projet de la Banque mondiale ; décembre 2006 : mission France-UNESCO et mission de suivi réactif ICOMOS-Centre du patrimoine mondial. 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Transformations socio-économiques et changement climatique ;

b) Abandon progressif des villes ;

c) Transformations de l'habitat qui portent atteinte à son authenticité ;

d) Pression du tourisme ;

e) Absence de compétence technique en matière de conservation ;

f) Absence d’un mécanisme de gestion (y compris sur le plan juridique) ;

g) Pénurie de ressources humaines et financières ;

h) Faible coordination institutionnelle.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/750/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

L’Etat partie a soumis un rapport très complet et détaillé sur l’état de conservation de chacun des ksour, le 24 janvier 2010. Ce rapport indique qu’en général, les ksour n’ont pas connu de grand changement affectant de manière importante l’état de conservation du bien et que cet état de conservation est, de l’avis de l’Etat partie, correct. Les informations ci-dessous sont données pour chaque ksar, évoquant également certains problèmes spécifiques qui sont à suivre de manière régulière.

a) A Chinguetti, le problème de l’ensablement ;

b) A Ouadane, l’utilisation de ciment, de peintures, et la fixation de fenêtres d’aération, des conduites d’eau apparentes, ainsi que la réinstallation de l’antenne Mauritel dans un endroit exposé, sont des phénomènes nouveaux qui ont un impact visuel sur la ville ;

c) A Tichitt, l’introduction des lignes électriques et l’aménagement de cuisines à gaz, ainsi que le problème de la conservation du minaret de la mosquée ;

d) A Oualata, la prolifération des lignes électriques, la fixation des antennes paraboliques et la stagnation des ordures.

Le rapport stipule que plusieurs mesures visant au renforcement de la conservation des ksour ont été entreprises par l’Etat partie, notamment :

a) le renforcement de l’action de la Fondation nationale de sauvegarde des villes anciennes (FNSVA) par la mise en place d’un Fonds public pour le financement des différentes opérations de conservation et de mise en valeur des ksour ;

b) la formation des conservations locales aux techniques de traitement des manuscrits ;

c) la préparation du plan de gestion des ksour ;

d) la préparation de la restauration du minaret et de la mosquée de Tichitt. Le rapport indique que les formalités et les procédures d’appel à candidature pour l’exécution des travaux sont dans leur phase finale.

De plus, l’Etat partie recommande la mise en œuvre de plusieurs actions pouvant renforcer davantage la conservation du bien, telles que :

a) une campagne de sensibilisation au profit des populations locales ;

b) une formation du personnel des antennes de conservation locales sur les techniques de conservation du cadre bâti ;

c) le renforcement des échanges sous-régionaux initiés à l’occasion du rapport périodique ;

d) l’élaboration et la mise en œuvre du plan de gestion du bien.

En ce qui concerne la mise en œuvre de la décision 31 COM 7B.64, le rapport note en particulier :

a) Le décret n° 2009-246 du 16 décembre 2009, fixant les règles d’organisation, de gestion et de fonctionnement du Fonds d’incitation à la réhabilitation urbaine et immobilière des Villes anciennes. Ce fonds est consacré au financement de toutes les opérations de sauvegarde et de conservation du bien. Il servira notamment à la mise en œuvre du plan de gestion.

b) Une loi de protection des différentes formes du patrimoine culturel est en cours de préparation. Son objectif principal est de combler les omissions et/ou les imprécisions constatées dans la loi 46-2005, relative à la protection du patrimoine culturel.

c) Des antennes de conservation locales ont été établies dans les différents ksour et le plan de gestion est en cours de préparation et il sera soumis dans les meilleurs délais à l’UNESCO pour soutien et approbation.

d) Un plan de formation du personnel des antennes de conservation locales a été approuvé : Il sera soumis à l’UNESCO pour soutien et approbation.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent avec satisfaction les progrès accomplis par l’Etat partie dans la mise en œuvre des recommandations du Comité du patrimoine mondial. Ils rappellent l’importance d’élaborer le plan de gestion afin de coordonner tous les projets dans le bien et de garantir la mise en œuvre des réglementations existantes. Il est également essentiel d’assurer les ressources financières, humaines et techniques en vue d’un système de gestion opérationnel. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives rappellent également la possibilité pour l’Etat partie de soumettre une requête d’assistance internationale pour l’aider à poursuivre le travail engagé.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 34 COM 7B.60

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B,

2. Rappelant la décision 33 COM 7B.59, adoptée à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Note avec satisfaction les progrès accomplis par l'Etat partie dans la mise en œuvre de certaines recommandations de la décision 31 COM 7B.64, adoptée à sa 31e session (Christchurch, 2007);

4. Demande à l'Etat partie de mettre en œuvre l'ensemble de ses recommandations, notamment en ce qui concerne la mise en place d'une protection juridique, et la consolidation des mécanismes de gestion locaux appropriés;

5. Prie instamment l'Etat Partie de progresser dans la préparation du plan de gestion du bien ;

6. Demande également à l'Etat partie de transmettre le dossier technique de restauration de la mosquée de Tichitt pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant d'entreprendre les travaux;

7. Demande en outre à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici au 1er février 2012, un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.

Décision adoptée: 34 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-10/34.COM/8E,

2. Adopte les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l'Annexe I des Documents WHC-10/34.COM/8E, WHC-10/34.COM/8E.Add et WHC-10/34.COM/8E.Add2 pour les biens du patrimoine mondial suivants:

3. Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue en priorité;

4. Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l'ordre dans lequel elles seront passées en revue suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que: