1.         Parc national du Gunung Mulu (Malaisie) (N 1013)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2000

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1013/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1013/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Développement d'un barrage

b)  Marginalisation de la communauté autochtone

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1013/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

Le 28 janvier 2010, un rapport sur l’état de conservation du bien a été soumis par L’État partie. Ce rapport fournit des informations sur les deux problèmes soulevés dans la Décision du patrimoine mondial 33 COM 7B.16 concernant les questions de droits fonciers, l’implication des communautés dans la gestion du bien et les propositions de constructions de barrages.

a) Droits fonciers et implication des communautés

L’État partie reconnait que des groupes de population locale ont fait connaître leurs revendications sur des terres, mais que les terres en question se trouvent en dehors des limites du bien et qu’elles sont la propriété d’une entreprise privée. Le rapport de l’État partie donne une explication sur la base juridique des revendications sur les terres et les compensations et considère que ces revendications sont peu fondées. Il note que l’impact de ces conflits sur la gestion du bien est négligeable.

Concernant l’implication des communautés indigène, l’État partie note qu’il existe des droits coutumiers concernant la chasse, la pêche et la collecte des produits de la forêt hormis le bois qui ont été accordés à l’époque de la création du parc national. Il rapporte que 84% des 94 membres du personnel employés par le bien sont issus des communautés locales (essentiellement les communautés indigènes Berawan et Penan). Les mêmes communautés constituent jusqu’à 72% des guides opérant dans le parc. De plus, les chefs des communautés locales sont membres du Comité spécial du parc, ce qui permet leur participation aux décisions prises concernant la protection et la gestion du bien. Un comité de gestion conjoint, présidé par le Secrétaire d’État du Sarawak et impliquant différentes parties prenantes, contrôle l’organe de gestion du parc et son budget.

L’État partie souligne aussi d’autres mesures directes et indirectes qui offrent des avantages aux communautés, notamment les contributions du revenu du tourisme aux populations locales, telles que la fourniture de services et de produits de l’artisanat, et l’approvisionnement en avantages partagés tels que l’approvisionnement gratuit en eau traitée. De plus, l’État partie insiste sur ses activités de sensibilisation auprès des communautés. L’État partie fournit des détails sur les noms des guides ainsi que les mandats et les effectifs du Comité spécial du parc pour étayer ses déclarations.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ont reçu des rapports sur certaines réclamations foncières dans la zone, mais considèrent qu’elles semblent relativement mineures par rapport à la gestion globale du bien. Il semble qu’il y ait des processus adéquats en place pour traiter ces questions, et un bon niveau de dialogue entre les autorités de gestion du site, les chefs des communautés et les représentants politiques. Il existe des preuves directes de l’implication des populations locales dans la gestion du bien et des bénéfices qu’ils en tirent. Le rapport de l’État partie contient un bon niveau de détails pour étayer l’information fournie, qui est également confirmée par d’autres informations reçues par l’UICN concernant la conservation du bien.

a) Projets de construction des barrages

Le rapport de l’État partie confirme qu’un total de cinq sites de production d’hydroélectricité potentiels a été identifié dans le Sungai Tutoh dans les années 1980 dans une étude technique sur le potentiel hydroélectrique de la région. Cette étude est antérieure à l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial, mais les sites identifiés comprennent des emplacements qui jouxtent le bien. Le rapport de l’État partie déclare catégoriquement qu’il « n’a pas de projet de développement hydroélectrique dans la zone ». Il note qu’il ne mettrait pas à exécution un quelconque projet de ce type s’il constatait qu’il mettait en péril l’état du bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Il note aussi qu’il est pleinement conscient des obligations de rapporter tout projet d’importance, comme indiqué, entre autres, au paragraphe 172 des Orientations.

 Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN considèrent que la réponse fournie par l’État partie à ce sujet et claire et pleinement satisfaisante. Le développement de projets hydroélectriques jouxtant ou affectant le bien du patrimoine mondial provoquerait clairement une sérieuse inquiétude quant aux impacts potentiels sur la valeur universelle exceptionnelle. Toutefois, l’État partie fournit l’assurance claire que les projets hydroélectriques envisagés par le passé ne sont plus à l’ordre du jour. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 34 COM 7B.15

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B,

2. Rappelant la décision 33 COM 7B.16, adoptée à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Accueille favorablement le rapport de l'Etat partie concernant les moyens grâce auxquels les communautés locales sont impliquées dans la gestion du bien, à la fois par des dispositions de gouvernance et par la composition du personnel; de même, il accueille favorablement la confirmation de l'Etat partie qu'il n'a pas de projet de construction de projets de barrage susceptibles d'affecter le bien;

4. Accueille également favorablement l'assurance que l'Etat partie a résolu le problème des dernières revendications foncière dans la zone, et note qu'elles concernent des terres situées en dehors des limites du bien, et qu'elles ne semblent pas affecter négativement la gestion efficace du bien;

5. Demande également à l'Etat partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de tout développement important concernant les points susmentionnés, compte tenu des modalités du paragraphe 172 des Orientations, et d'accorder une attention particulière à ces points dans le cadre de leur contribution à l'exercice de rapport périodique.