1.         Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines) (C 722)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1995

Critères  (iii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2001-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Mesures correctives identifiées

a) Créer un mécanisme de gestion efficace aux niveaux provincial et municipal ;

b) Mettre en place des plans de zonage et d'occupation des sols adaptés aux activités des communautés et aux systèmes de valeurs traditionnels ;

c) Mettre en place des réglementations sur le tourisme et le développement d’infrastructures visant à promouvoir un tourisme d’intérêt local, qui soit profitable aux rizières en terrasses et aux communautés locales ;

d) Élaborer une stratégie de ressources aux niveaux national, provincial, municipal et villageois (barangay) et mettre en place un plan quinquennal établi selon les objectifs de gestion définis dans le plan de conservation et de gestion, et accordant la priorité à la stabilisation et à l'entretien régulier des rizières en terrasses et des systèmes vitaux d'irrigation, et ce afin d’endiguer leur détérioration ;

e) Mettre en place des procédures adéquates de contrôle pour les projets de développement des Rizières en terrasses des cordillères des Philippines, y compris en désignant l'ensemble du bien des rizières en terrasses et leur écosystème vital (c’est-à-dire le système de répartition des eaux) en tant que « zone environnementale critique » dans laquelle une étude d'impact environnemental (EIE) est indispensable au préalable à tout projet de développement. Une expertise de conservation du patrimoine culturel devrait être incluse dans le rapport du comité d’étude chargé de l'EIE ;

f) Renforcer le programme de reboisement en y incluant une plus grande diversité d'essences endémiques afin de protéger les bassins versants des rizières en terrasses et empêcher l'introduction d’espèces exotiques dans les zones privées ou communales des rizières en terrasses.

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Dans sa décision 30 COM 7A.28, le Comité du patrimoine mondial avait initialement demandé de mettre en application les mesures correctives exposées ci-dessus d’ici à 2007. Par sa décision 32 COM 7A.24 et suite aux consultations engagées avec l’État partie, le Comité du patrimoine mondial a demandé à ce dernier d’établir un calendrier plus réaliste. Dans son rapport actuel, l’État partie a soumis un calendrier pour chaque mesure corrective dont le terme est fixé à 2012.

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/722/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-2001)
Montant total approuvé : 153 200 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/722/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 20 000 dollars EU provenant du Fonds-en-dépôt italien pour un voyage d’étude, 50 000 dollars EU au titre du Fonds d’aide d’urgence pour le typhon Emong en mai 2009.

Missions de suivi antérieures

Septembre 2001 : mission de suivi réactif ICOMOS/UICN ; juin 2005 : mission d'experts de l’UNESCO ; avril 2006 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Absence d'une autorité effective de gestion du bien et de législation appropriée ;

b) Absence d’un plan de gestion stratégique finalisé ;

c) Mise en place de structures de contrôle des cours d’eau inadaptées et constructions non conformes dans les rizières en terrasses ;

d) Intérêt déclinant du peuple Ifugao pour sa culture et l’entretien des rizières en terrasses ;

e) Pénurie de ressources humaines et financières.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/722/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation le 17 février 2010 comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session (Séville, 2009). Le rapport contient des informations détaillées sur la mise en œuvre des mesures correctives identifiées, des informations complémentaires sur les activités actuellement réalisées sur le bien et un projet de proposition pour l’état de conservation souhaité.

a. Établir un mécanisme de gestion efficace aux niveaux provincial et municipal et veiller à mettre à disposition des ressources humaines/financières appropriées pour mettre en œuvre le plan de conservation et de gestion du bien :

 

L’État partie signale que des responsables du patrimoine ont été nommés auprès des quatre municipalités pour coordonner les activités ayant trait au développement culturel. Cela doit faciliter la communication et la coordination entre parties prenantes et permettre aux communautés d’accéder à une assistance technique. Le rapport évoque également la mise en place d’un Conseil multipartite de conservation du patrimoine Ifugao (IHC) et d’un secrétariat au niveau provincial, conformément au Code de gestion du Plan de gestion et de conservation actualisé de 2005 pour les rizières en terrasses des cordillères des Philippines.

 

En ce qui concerne l’adoption et la mise en œuvre de la stratégie pour les ressources humaines et financières, le rapport mentionne la création du Conseil provincial d’Ifugao pour le patrimoine culturel en vertu du décret # 30, s-2008 tel que modifié par l’arrêté provincial n° 98-01, 2005-023 et 2006-032. Un atelier de consultation a été organisé afin de mieux définir les grandes lignes du fonctionnement et de l’application de l’accord avec les agences nationales. Par ailleurs, le Conseil provincial d’Ifugao a poursuivi ses activités et soutenu les activités de conservation et de gestion, en dépit d’un financement limité. L’office du patrimoine culturel d’Ifugao (ICHO) fait désormais partie du bureau provincial de planification et de développement et sera l’organe en charge de la mise en œuvre du plan directeur décennal pour les rizières en terrasses et officiera également comme secrétariat du Conseil provincial. L’office a mis en œuvre l’intégralité des objectifs définis pour 2009, conformément aux repères établis par le Comité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.

 

L’État partie indique également que le travail sur l’organisation et l’enregistrement des propriétaires de rizières en terrasses s’est poursuivi et déclare que la reconnaissance de la propriété par les communautés est importante pour soutenir la mise en œuvre à long terme des programmes actuellement en place. L’ICHO continuera d’élaborer des programmes de renforcement des capacités, d’apporter une assistance technique et de faciliter l’accès aux fonds. En 2009, dix organisations nouvelles ont été enregistrées auprès du ministère du Travail et de l’Emploi.

 

b. Mettre immédiatement en œuvre le plan de conservation et de gestion, en se concentrant sur les activités communautaires notamment plans de zonage et d’utilisation des sols adaptés aux systèmes traditionnels de valeur et proposer des réglementations sur le tourisme et le développement des infrastructures :

 

L’État partie fait savoir que des progrès limités ont été accomplis concernant l’adoption des arrêtés municipaux des plans de zonage et d’utilisation des sols adaptés aux activités communautaires (CBLUZP) des barangays abritant les groupes de rizières en terrasses inclus dans le bien. Il déclare que le travail sur ce point se poursuivra jusqu’en 2012 afin de préparer des orientations en matière de zonage, des plans d’utilisation des terres, la délimitation réelle des zones protégées ainsi que des orientations techniques. Il est signalé que la récente actualisation du Cadre physique provincial constituera une référence utilie dans la mesure où il a été testé pour 8 zones et peut être adopté pour cinq sites du patrimoine mondial, où sont en place des organisations de rizières en terrasses actives et efficaces. Dans la mesure où cet outil de planification intègre le plan directeur des rizières en terrasses et la connaissance autochtone, il peut être un outil efficace facilitant le développement de plans de zonage et d’utilisation des sols adaptés aux activités communautaires, une des exigences pour accéder à un financement. Concernant l’incorporation d’un processus visant à élaborer des projets adéquats d’installations liées au tourisme, l’État partie indique que des orientations en matière d’infrastructures ont été élaborées de février à juin 2009, qu’elles ont été soumises au Sommet des rizières en terrasses en août 2009 et qu’elles sont en attente de publication. Des ateliers ont également été réalisés par les municipalités pour qu’il y ait échange d’informations entre les détenteurs de connaissance et le personnel technique ainsi des documents ont été produits, dont une bibliographie sur les infrastructures, des orientations pour la réhabilitation des infrastructures et le développement des zones de patrimoine. Il indique également que le projet “Vers le développement d’un mécanisme de financement durable pour la conservation des rizières en terrasses d’Ifugao”, élaboré par l’université des Philippines, Los Banos, en collaboration avec le gouvernement provincial, a été finalisé et présenté en août 2009. Il a été proposé de poursuivre le projet afin de renforcer les capacités des fermiers et des unités gouvernementales locales (LGU) pour institutionnaliser les droits environnementaux et culturels provenant du tourisme et appliqués à la conservation et au recouvrement. Le projet commencera en 2010 dans la municipalité de Hungduan. La promotion du tourisme devrait également être améliorée par le programme de jumelage entre le gouvernement provincial d’Ifugao et le bien italien du patrimoine mondial Cinque Terre à la suite de l’accord signé le 25 novembre 2009 et la mise en ligne du site web provincial pour le tourisme au premier trimestre 2010.

 

Concernant l’application totale de la loi IPRA (loi sur les droits des peuples autochtones) au sein des communautés des rizières en terrasses d’Ifugao, le gouvernement provincial propose que ce repère soit retiré de la liste. Il reconnaît des progrès limités à cet égard en raison de complexes questions sociales et cadres réglementaires contradictoires au niveau national.

 

c. Élaborer une stratégie de ressources aux niveaux national, provincial, municipal et villageois (barangay) selon les objectifs de gestion déterminés dans le plan de conservation et de gestion, en accordant la priorité absolue à l'entretien régulier et à la stabilisation des rizières en terrasses et des systèmes essentiels d'irrigation afin d’endiguer leur détérioration :

 

L’État partie indique que le travail sur la réhabilitation de l’ensemble des principaux systèmes communaux d’irrigation (CIS) à Ifugao s’est poursuivi, avec l'utilisation des matériaux de construction traditionnels disponibles après cartographie en 2008 des dommages subis par le réseau et réhabilitation consécutive accomplie lors du premier trimestre 2009. Il précise que 21 des principaux CIS ont été réhabilités et sont pleinement opérationnels, insistant sur l’augmentation des rendements rizicoles. Il note toutefois qu’à la lumière du changement climatique, il devient nécessaire de faire évoluer les CIS alimentés en eaux de ruissellement en bassins de rétention plus conséquents afin d’avoir suffisamment d’eau. Cela a en partie été traité dans le cadre d’une initiative de renforcement des capacités destinée à autonomiser les propriétaires de terrasses. De plus, une partie du montant du Fonds d’aide d’urgence de l’UNESCO (50 000 dollars EU) a été allouée à la réhabilitation de 3 CIS endommagés par le typhon Emong en mai 2009. Les activités vont se poursuivre pour s’étendre à l’ensemble des 21 CIS du bien.

 

Le rapport donne également des informations sur les stratégies mises en œuvre pour soutenir les moyens de subsistance complémentaires, notamment le soutien constant du gouvernement provincial apporté à la production et à la commercialisation de produits locaux, incluant la possibilité pour les femmes de gagner de l’argent en produisant des sacs et autres produits traditionnels. Les tisserands ont reçu une formation pour utiliser des matériaux autochtones. L’industrie du bambou a fait l’objet d’une étude comme moyen de subsistance parallèle. L’ensemble de ces efforts devrait améliorer le niveau de vie des communautés, les habiliter à posséder et à gérer leurs biens en vue d’une utilisation durable et d'une amélioration de l’industrie du tourisme. Ces actions seront intégrées dans le plan directeur, qui sera actualisé en 2010.

 

d. Entretenir et soutenir la culture du riz traditionnelle, pour une durabilité à long terme et pour la conservation du site :

 

L’État partie fait savoir que les efforts pour soutenir l’utilisation traditionnelle des terres et garantir la viabilité et disponibilité des variétés de riz ont été poursuivis, avec un inventaire des pratiques agricoles traditionnelles et une sélection des graines. La connaissance et les croyances traditionnelles continueront d’être intégrées non seulement pour les cultures mais aussi pour les compétences de gestion des infrastructures connexes, murs de soutènement et systèmes d’irrigation par exemple ou encore gestion des infestations de vers de terre. Le renforcement des capacités s’est poursuivi en direction des jeunes gens afin de gérer le transfert des connaissances en faveur des apprentis employés à la restauration des murs effondrés. Ce renforcement des capacités passe par des ateliers mais également par la création d’écoles de traditions vivantes dans chacune des quatre municipalités. Par ailleurs, d’autres actions ont permis de continuer à inventorier les divers aspects de la culture Ifugao, des réseaux de connaissance et des pratiques autochtones. Les documents qui ont été produits à ce jour ont été mis à la disposition des barangays et des municipalités.

 

e. Renforcer le programme de reboisement en y incluant une plus grande diversité des arbres endémiques à essences afin de protéger les bassins versants des rizières en terrasses et empêcher l'introduction d'espèces exotiques dans les zones de partage des eaux privées ou communales

 

L’État partie signale que les populations locales se remettent à produire et à planter des arbres endémiques à essences afin d’endiguer l’impact négatif des arbres à essences commerciales précédemment plantés dans les zones de partage des eaux.

 

f. Déclarer l’ensemble du bien des rizières en terrasses et leur écosystème vital (c'est-à-dire le système de répartition des eaux) « zone environnementale critique », dans laquelle une évaluation d’impact environnemental (EIE) est indispensable au préalable à tout projet de développement.

 

L’État partie fait savoir qu’il considère déjà les rizières en terrasses comme des zones critiques et précise que, plutôt que de promulguer d’autres lois nationales, il convient de mettre efficacement en œuvre les mesures législatives existantes. Il évoque également la nécessité d’améliorer les pratiques qui dressent l’inventaire des coutumes et de la culture traditionnelles du peuple Ifugao. En ce qui concerne l’évaluation d’impact environnemental, il précise que la mise en œuvre réussie de l’étude du projet de centrale mini-hydraulique peut servir de base à la rédaction d’un code environnemental provincial qui doit être promulgué par arrêté provincial en 2010.

 

De plus, l’État partie rend compte d’autres projets et initiatives, notamment :

 

Centrale mini-hydraulique d’Ambangal, Kiangan, Ifugao

Ce projet, qui doit répondre à 18% de la demande énergétique totale de la province, a suivi son cours. Selon le calendrier communiqué par l’État partie, le projet devait être inauguré et livré en janvier 2010 et sera suivi pendant deux ans afin d’évaluer sa réussite comme projet pilote de développement rural basé sur une énergie renouvelable.

 

L’État partie a fait un résumé sur les points, préoccupations et solutions évoqués lors du Sommet des rizières en terrasses, auquel ont assisté les principales parties prenantes en août 2009. Il a ainsi été question de la préservation des variétés de riz, de l'émigration des jeunes gens instruits, de la diminution de la biodiversité et de l'utilisation des ressources naturelles, entre autres. À partir des résultats, le gouvernement provincial entend créer un groupe de travail pour mettre en œuvre le plan directeur décennal IRT et préparer un plan d’action inter-agences pour 2010-2012 et au-delà.

 

Projet Nike

 

Le projet, qui bénéficie de l’assistance financière de la National Federation of UNESCO Association in Japan (NFUAJ), a été lancé en avril 2007 par le Save the Ifugao Terraces Movement (SITMo), une ONG locale. Il essaie de favoriser le transfert de connaissance entre les anciennes générations détenteurs de savoir Ifugao et la population Ifugao plus jeune, notamment pour tout ce qui a trait à la gestion des ressources naturelles, aux techniques de construction des terrasses et à la production de riz, via des circuits pédagogiques modernes et parallèles.

 

Lancement du projet Sites importants du patrimoine agricole mondial (GIAHS)

 

Ce projet a été lancé à Hungduan, région pilote, le 12 décembre 2009. Entre autres activités, il a été réalisé un atelier sur la sélection des sites, un atelier sur la hiérarchisation des activités, la préparation du plan d’activité quadriennal du projet, la finalisation du document conceptuel et la création des bureaux de terrain dans les LGU provinciales et municipales. Les activités de terrain ont entre autres inclus la compilation de documents sur l’inventaire de la flore et de la faune auxquelles ont participé les 9 barangays, la finalisation des plans d’occupation des sols et de zonage adaptés aux activités communautaires des LGU municipales et la formation à la préparation de la proposition de projet pour l’équipe de mise en œuvre municipale ainsi que la soumission de propositions à la FAO pour approbation. Le projet devait être opérationnel en 2010.

 

En conclusion, le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives reconnaissent les efforts et les progrès significatifs accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre des mesures correctives. Ils notent en particulier les actions entreprises pour renforcer le système de gestion et encouragent l’État partie à poursuivre ses efforts pour garantir la viabilité à long terme du système en obtenant les ressources nécessaires pour un fonctionnement efficace dans l’application et l'exécution des cadres législatifs et réglementaires pour la protection à long terme du bien. Ils accueillent avec satisfaction les progrès accomplis dans l’endiguement de la détérioration des systèmes d’irrigation cruciaux pour la conservation et l’utilisation des rizières en terrasses. Ils notent également les activités axées sur la création de moyens de subsistance complémentaires et accueillent favorablement leur nature participative et leur importance pour la pérennité du bien. Ils reconnaissent par ailleurs les informations fournies par l’État partie et la position en faveur de la déclaration du bien comme zone environnementale critique. Ils soulignent toutefois l’importance de mettre efficacement en œuvre les cadres législatifs et réglementaires existants et d’envisager leur révision s’ils ne répondent plus aux conditions actuelles, en intégrant autant que possible les coutumes traditionnelles. Ils accueillent également avec satisfaction la définition d’un Code environnemental provincial comme outil essentiel pour identifier les menaces potentielles qui pèsent sur le bien.

 

À la lumière des progrès réalisés, ils jugent pertinent de demander une mission de suivi réactif afin de déterminer si les conditions sont satisfaites pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. La mission de suivi réactif offrirait également la possibilité de revoir l’état de conservation souhaité et de faire part des recommandations à l’État partie pour la conservation et la gestion futures du bien.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 34 COM 7A.26

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7A,

2. Rappelant les décisions 32 COM 7A.24 et 33 COM 7A.24, adoptées à sa 32e (Québec, 2008) et 33e (Séville, 2009) sessions respectivement,

3. Reconnaît les progrès significatifs accomplis par l'Etat partie dans la gestion des menaces qui ont conduit à son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril et prie instamment l'Etat partie de poursuivre son travail sur les mesures correctives adoptées à sa 32e session (Québec, 2008) ;

4. Adopte l'Etat de conservation souhaité suivant pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril :

a) Restauration et conservation du paysage :

i. Restauration au moyen d'efforts communautaires d'au moins 50% des murs de terrasses effondrés,

ii. Adoption d'orientations de conservation pour chacun des cinq sites prioritaires du bien,

iii. Documentation et réhabilitation des principaux systèmes d'irrigation dans les cinq sites prioritaires du bien,

b) Protection et planification :

i. Promulgation de politiques et lois nationales pour la préservation des ressources naturelles,

ii. Adoption d'orientations, notamment procédures d'évaluation d'impact environnemental (EIE), et orientations en matière d'infrastructures, pour la mise en œuvre de projets importants,

iii. Mise en œuvre de plans d'utilisation des sols et de zonage adaptés aux activités communautaires (CBLUZP) dans tous les sites,

c) Gestion :

i. Agences de gestion efficaces aux niveaux provincial et municipal pourvues de ressources adéquates,

ii. Organisations efficaces de propriétaires de rizières en terrasses dans les cinq sites prioritaires du bien ;

5. Demande à l'Etat partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN sur le bien afin d'évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives et la réalisation de l'Etat de conservation souhaité afin que le bien soit retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril ;

6. Demande également à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, un rapport actualisé sur l'Etat de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011 ;

7. Décide de maintenir les Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 34 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'Etat de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-10/34.COM/7A, WHC-10/34.COM/7A.Add, et WHC-10/34.COM/7A.Add.2),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :