1.         Ville archéologique de Samarra (Iraq) (C 276rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2007

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2007-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

L’état de guerre régnant dans le pays ne permet pas aux autorités responsables d’assurer la protection et la gestion du bien.

Mesures correctives identifiées

a) établissement d’une unité locale de coordination de gestion sur le site ;

b) préparation et mise en œuvre d’un plan de conservation et de gestion ;

c) activités d’entretien et de conservation d’urgence.

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/276/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/276/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 100 000 dollars EU provenant du Fonds nordique du patrimoine mondial, pour la formation et la documentation en vue de la préparation du dossier de proposition d’inscription.

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Intempéries et manque d’entretien affectant les structures fragiles ;

b) L’état de guerre dans le pays ne permet pas aux autorités responsables d’assurer la protection et la gestion du bien.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/276/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

L’État partie a soumis un rapport daté du 21 janvier 2010, qui note qu’un plan de maintenance et de gestion du bien est en préparation.

Le rapport indique d’autre part qu’en 2009, des travaux d’entretien et des fouilles ont été conduits dans l’un des principaux palais de la ville de Samarra, Bayt al-Zakharif, près de la mosquée Malwiya. Il ajoute qu’il est prévu de monter une toiture métallique pour protéger les vestiges mis au jour. Le rapport de l’État partie indique que des travaux d’entretien devraient être effectués sur les édifices de Qasr al-Khalifa (le palais califal), al-Birka al-Dairiya (le bassin circulaire), Qasr al-Hayr (le parc de chasse) et la mosquée Malwiya courant 2010. Toutefois, le présent rapport ne donne aucune nouvelle information sur l’état de conservation et les dommages mentionnés dans le rapport de 2009.

Le rapport de l’État partie signale qu’une demande de permis de construire un nouveau musée et le siège administratif du site près de la mosquée Malwiya a été déposée auprès du gouvernorat de Salah al-Din et est actuellement à l’étude.

Le rapport de l’État partie sollicite l’octroi d’une assistance internationale pour le bien et souligne qu’après six années de négligence, les édifices nécessitent une évaluation par des experts internationaux pour qu’une stratégie puisse être clairement établie afin d’entreprendre les travaux d’entretien et de conservation. Le rapport suggère en outre le besoin de subventions, d’ateliers de conservation et de préparation d’un plan de gestion du site.

Il convient de mentionner que le Comité du patrimoine mondial, à sa 33e session, a encouragé l’État partie à soumettre une demande d’assistance internationale de coopération technique afin de traiter les dommages subis par le bien et de répondre à la nécessité d’élaborer des stratégies correctives qui tiennent compte de l’étendue géographique du bien et de ses conditions de sécurité actuelles ; l’État partie n’a pas encore soumis cette requête.

Enfin, l’État partie exprime son souhait de maintenir Samarra sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison des violations incessantes des antiquités du pays, du non respect de la loi sur les Antiquités et des fouilles illégales.

L’État partie a participé à l’exercice des Rapports périodiques et a soumis une Déclaration de valeur universelle exceptionnelle incomplète pour le bien le 13 janvier 2010, qui lui a été renvoyée pour révision.

La mission requise par le Comité du patrimoine mondial n’a pas pu avoir lieu en raison de la situation générale du pays et de la complexité des impératifs de sécurité et des moyens logistiques.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisation consultatives saluent les efforts de l’État partie pour améliorer la conservation du bien et commencer à planifier les travaux d’entretien et de gestion, mais s’inquiètent de l’insuffisance de l’aide disponible pour les mesures de conservation et d’entretien.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives sont en outre favorables à la nécessité d’entreprendre au plus vite une mission de suivi réactif, dans la mesure où et quand les conditions de sécurité le permettront. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 34 COM 7A.19

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7A,

2. Rappelant la décision 33 COM 7A.17, adoptée à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Demande à l'Etat partie, si la situation le permet, de mettre en œuvre les mesures correctives identifiées:

a) Création d'une unité locale de gestion sur le site,

b) Préparation et mise en œuvre d'un plan de conservation et de gestion,

c) Activités d'entretien et de conservation d'urgence;

4. Réitère sa demande à l'Etat partie d'élaborer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, une proposition d'Etat de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, et de compléter la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011;

5. Encourage l'Etat partie à soumettre une requête d'assistance internationale de coopération technique afin de traiter les dommages subis par le bien et de répondre à la nécessité d'élaborer des stratégies correctives prenant en compte l'étendue géographique du bien et ses conditions de sécurité actuelles;

6. Fait appel à la communauté internationale pour assister, par tous les moyens possibles, l'Etat partie dans la protection de ce bien;

7. Demande également à l'Etat partie, si les conditions le permettent, d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS à Samarra afin d'évaluer l'Etat de conservation du bien;

8. Demande en outre à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, un rapport pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011;

9. Décide de maintenir la Ville archéologique de Samarra (Iraq) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 34 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'Etat de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-10/34.COM/7A, WHC-10/34.COM/7A.Add, et WHC-10/34.COM/7A.Add.2),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :