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Etat de conservation (SOC)

Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura

Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura
  Chili
Date d'inscription : 2005
Fiches d'inscriptions (année) : 2004, 2011
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(iv)
Liste en péril : Oui
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Documents, inscription, décisions, rapports...
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Menaces*
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vent
  • Autres menaces :

    a) Nature extrêmement fragile des bâtiments industriels qui ont été construits en utilisant des matériaux locaux comme le bois pour les structures, la tôle ondulée pour la toiture et quelques parois, ainsi que l’enduit et les structures légères b) Absence d'entretien durant les 40 dernières années c) Corrosion des revêtements métalliques et démantèlement des éléments structurels. Quelques édifices, comme le bâtiment de lixiviation, risquent de s'effondrer s’ils ne sont pas étayés d) Très peu de travaux de conservation ont été effectués

Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2005
Menaces sur le bien :

Le principal problème  est la nature extrêmement fragile des bâtiments. Comme pour la plupart des bâtiments miniers, ils ont été construits avec des matériaux locaux ; ce sont des constructions légères dont l’un entretien était régulier et qui pouvaient être modifiées pour s’adapter à tout changement de circonstances. À Humberstone et à Santa Laura, les matériaux de construction utilisés étaient le bois pour les structures, la tôle ondulée pour les toitures et quelques parois, et l’enduit. Pendant 40 ans, il n’y a eu aucun entretien et le vandalisme ainsi que des démantèlements ont causé des dommages. L’habillage en métal s’est corrodé et quelques éléments de structure ont été démontés. Quelques bâtiments, tels que celui de la lixiviation, risquent de s’effondrer d’un moment à l’autre s’ils ne sont pas consolidés.

La plus grande menace provient des pilleurs qui recherchent des matériaux réutilisables. À l’époque où les usines fermées étaient encore des propriétés privées, beaucoup de matériels ont été perdus. Les pilleurs recherchent toutes sortes de souvenirs sur les sites : du bois, des bouteilles, des pièces de monnaie, des bons d’achat. Bien que les pillages soient devenus plus rares, le bois de sapin Douglas est très prisé et, cette essence d’arbre étant désormais protégée aux États-Unis, les prix ont augmenté. Du bois du bâtiment de lixiviation a été pillé en 1999.

Bien que le site soit un désert extrêmement aride où il ne pleut quasiment pas, les vents chargés de sel provenant de l’océan entraînent la corrosion des tôles. Le vent affecte aussi les structures en bois : les bois peints sont recouvert d’une couche minérale protectrice apportée par le vent, tandis que les bois non traités, eux, sont érodés par le vent.

En résumé:

a)         Nature extrêmement fragile des bâtiments ;

b)         Absence d’entretien pendant 40 ans ;

c)         Vandalisme dû au pillage des matériaux réutilisables ;

d)         Dégâts causés par le vent.



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.