1.         Camino Real de Tierra Adentro (Mexique) (C 1351)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2010

Critères  (ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1351/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1351/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1351/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2011

Le 28 janvier 2011, l’État partie a soumis un rapport répondant à la décision 34 COM 8B.41 relative à l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010). Lors de l’inscription, il a été noté qu’il était nécessaire: d’expliquer plus clairement le choix des sites et la manière dont chacun d’eux contribue à la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien; de définir et protéger l’environnement des sites proposés à l’inscription au-delà des zones tampons proposées lorsqu’elles sont en rapport avec des structures paysagères; et d’instaurer une protection légale pour l’ensemble des sites ainsi qu’un système de gestion coordonnée général englobant tous les éléments.

 

a) Choix des sites constitutifs

L’État partie a fourni des informations sur l’approche méthodologique utilisée pour le choix des sites constitutifs, basé sur la charte ICOMOS des itinéraires culturels. Le processus suppose d’identifier la fonction de l’itinéraire culturel, en l’occurrence exploitation minière, et les expressions du patrimoine immatériel et matériel associé à cette fonction.

Le processus a permis d’identifier 54 sites constitutifs considérés comme ayant satisfait les conditions pour justifier la Valeur universelle exceptionnelle du bien dans son ensemble, et satisfaisant également les conditions d’authenticité et d’intégrité. Certains sites n’auraient pas été inclus car il leur manquait le cadre de conservation adéquat ou ils ne satisfaisaient pas les exigences nécessaires de la charte internationale.

Ces informations sont similaires à celles soumises dans le dossier de proposition d’inscription et n’apportent pas d’explication complémentaire sur la manière dont chacun des sites constitutifs contribue à la Valeur universelle exceptionnelle du bien en général.

b) Zones tampons

Le rapport évoque le processus utilisé pour définir les limites des éléments proposés et leurs zones tampons respectives. Il contient des cartes qui illustrent les limites des zones centrales et tampons des éléments suivants : pont d’Atongo, centre historique de la ville de San Juan del Rio, ancien couvent San Francisco de Tepeji del Rio et pont, tronçon du Camino Real entre le pont de La Colmena et l’ancienne hacienda de La Cañada, centre historique de la ville de Lagos de Moreno et pont, ensemble historique de la ville d'Ojuelos, pont d'Ojuelos, pont d’El Fraile, pont de San Rafael, pont La Quemada, tronçon du Camino Real entre Nazas et San Pedro del Gallo et grotte d’Avalos.

Ces propositions seront considérées sous la rubrique correspondant aux modifications mineures des limites. Aucune information complémentaire n’a été apportée sur les mesures réglementaires qui soutiendront la protection et la gestion de ces zones tampons ni sur la manière dont elles seront mises en œuvre.

c) Protection légale des itinéraires culturels et cadre de gestion coordonnée

L’État partie indique que les éléments du bien vont bénéficier de deux initiatives en cours : l’initiative de la Loi générale sur la protection des itinéraires culturels et la Conférence nationale des gouverneurs (CONAGO).

En ce qui concerne la loi, un lien Internet a été reporté. Ce lien indiquait qu’en avril 2009, un projet de Loi générale sur la protection des itinéraires culturels avait été soumis à la Commission de la Culture pour examen. Selon les informations fournies, la loi qui a pour but de réglementer l’identification, la préservation, la conservation, la restauration et la recherche du réseau national d’itinéraires culturels, a été présentée en août 2008. Elle doit également poser le processus de nomination officielle des itinéraires et créer un Conseil technique pour les itinéraires culturels chargé d’agir comme organe consultatif auprès des autorités. L’approbation de cette loi serait encore en souffrance et aucune information complémentaire n’a été donnée quant à sa date d’application.

En ce qui concerne la CONAGO, lors de sa 37e session ordinaire tenue en novembre 2010, la création d’une Fondation pour le Camino Real de Tierra Adentro a été approuvée et un calendrier de travail établi pour l’élaboration d’un plan de gestion et d’administration, ainsi qu’un plan pour le développement du tourisme durable qui inclurait trois centres d’interprétation. Aucun information complémentaire n’a été communiquée sur les délais prévus pour leur réalisation ni sur l’élaboration d’un plan de gestion et les sources de financement pour la mise en œuvre.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives considèrent que les informations fournies pour justifier les sites choisis doivent être complétées et inclure la manière dont chacun contribue à la Valeur universelle exceptionnelle. Des informations devraient également être fournies sur la stratégie de gestion proposée. Ils considèrent que, bien que les sites constitutifs bénéficient d’un certain niveau de protection par l’intermédiaire de la législation et des cadres réglementaires existants, l’efficacité de la conservation et de la gestion de l’ensemble de l’itinéraire et de ses éléments ne sera pas suffisamment garantie tant que les initiatives en cours n’auront pas été finalisées ni mises en œuvre. Ils souhaitent souligner l’importance d’élaborer un plan de gestion et de définir des politiques générales de conservation, de protection et de gestion pour l’itinéraire, et d’identifier des mesures réglementaires spécifiques au niveau du site pour les éléments qui justifient la Valeur universelle exceptionnelle du bien, en particulier lorsque cela est lié à la gestion des zones tampons. Le niveau de coordination et de ressources requis pour soutenir ces efforts sera conséquent, tout comme l’engagement à long terme des parties prenantes impliquées.

Décision adoptée: 35 COM 7B.128

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7B,

2. Rappelant la décision 34 COM 8B.41, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3. Note les informations communiquées sur le choix des éléments constitutifs mais considère qu'elles ne définissent pas encore la manière dont chacun des sites contribue à la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

4. Note également les informations transmises sur les zones tampons des éléments sous le Point 8 de l'ordre du jour de la 35e session du Comité du patrimoine mondial (document WHC-11/35.COM/8B) ;

5. Note en outre les informations fournies l'Etat partie et l'encourage à élaborer une stratégie de gestion assortie du cadre législatif nécessaire pour soutenir de manière efficace la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

6. Demande à l'Etat partie d'élaborer un plan de gestion pour le bien, incluant une section sur l'utilisation publique, basé sur une bonne compréhension de la manière dont les éléments constitutifs contribuent à la valeur universelle exceptionnelle ; et d'en fournir, dès achèvement, trois exemplaires imprimés et électroniques, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;

7. Demande également à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2013, un rapport actualisé sur l'état de conservation du bien et la mise en œuvre des points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013.