Le 28 janvier 2011, l’État partie a soumis un rapport répondant à la décision 34 COM 8B.41 relative à l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010). Lors de l’inscription, il a été noté qu’il était nécessaire: d’expliquer plus clairement le choix des sites et la manière dont chacun d’eux contribue à la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien; de définir et protéger l’environnement des sites proposés à l’inscription au-delà des zones tampons proposées lorsqu’elles sont en rapport avec des structures paysagères; et d’instaurer une protection légale pour l’ensemble des sites ainsi qu’un système de gestion coordonnée général englobant tous les éléments.
a) Choix des sites constitutifs
L’État partie a fourni des informations sur l’approche méthodologique utilisée pour le choix des sites constitutifs, basé sur la charte ICOMOS des itinéraires culturels. Le processus suppose d’identifier la fonction de l’itinéraire culturel, en l’occurrence exploitation minière, et les expressions du patrimoine immatériel et matériel associé à cette fonction.
Le processus a permis d’identifier 54 sites constitutifs considérés comme ayant satisfait les conditions pour justifier la Valeur universelle exceptionnelle du bien dans son ensemble, et satisfaisant également les conditions d’authenticité et d’intégrité. Certains sites n’auraient pas été inclus car il leur manquait le cadre de conservation adéquat ou ils ne satisfaisaient pas les exigences nécessaires de la charte internationale.
Ces informations sont similaires à celles soumises dans le dossier de proposition d’inscription et n’apportent pas d’explication complémentaire sur la manière dont chacun des sites constitutifs contribue à la Valeur universelle exceptionnelle du bien en général.
b) Zones tampons
Le rapport évoque le processus utilisé pour définir les limites des éléments proposés et leurs zones tampons respectives. Il contient des cartes qui illustrent les limites des zones centrales et tampons des éléments suivants : pont d’Atongo, centre historique de la ville de San Juan del Rio, ancien couvent San Francisco de Tepeji del Rio et pont, tronçon du Camino Real entre le pont de La Colmena et l’ancienne hacienda de La Cañada, centre historique de la ville de Lagos de Moreno et pont, ensemble historique de la ville d'Ojuelos, pont d'Ojuelos, pont d’El Fraile, pont de San Rafael, pont La Quemada, tronçon du Camino Real entre Nazas et San Pedro del Gallo et grotte d’Avalos.
Ces propositions seront considérées sous la rubrique correspondant aux modifications mineures des limites. Aucune information complémentaire n’a été apportée sur les mesures réglementaires qui soutiendront la protection et la gestion de ces zones tampons ni sur la manière dont elles seront mises en œuvre.
c) Protection légale des itinéraires culturels et cadre de gestion coordonnée
L’État partie indique que les éléments du bien vont bénéficier de deux initiatives en cours : l’initiative de la Loi générale sur la protection des itinéraires culturels et la Conférence nationale des gouverneurs (CONAGO).
En ce qui concerne la loi, un lien Internet a été reporté. Ce lien indiquait qu’en avril 2009, un projet de Loi générale sur la protection des itinéraires culturels avait été soumis à la Commission de la Culture pour examen. Selon les informations fournies, la loi qui a pour but de réglementer l’identification, la préservation, la conservation, la restauration et la recherche du réseau national d’itinéraires culturels, a été présentée en août 2008. Elle doit également poser le processus de nomination officielle des itinéraires et créer un Conseil technique pour les itinéraires culturels chargé d’agir comme organe consultatif auprès des autorités. L’approbation de cette loi serait encore en souffrance et aucune information complémentaire n’a été donnée quant à sa date d’application.
En ce qui concerne la CONAGO, lors de sa 37e session ordinaire tenue en novembre 2010, la création d’une Fondation pour le Camino Real de Tierra Adentro a été approuvée et un calendrier de travail établi pour l’élaboration d’un plan de gestion et d’administration, ainsi qu’un plan pour le développement du tourisme durable qui inclurait trois centres d’interprétation. Aucun information complémentaire n’a été communiquée sur les délais prévus pour leur réalisation ni sur l’élaboration d’un plan de gestion et les sources de financement pour la mise en œuvre.