Le 1er février 2011, l'État partie a remis un rapport sur l'état de conservation qui décrit la situation actuelle des projets d'aménagement, qui donne une vision générale de la mise en œuvre des mesures demandées par le Comité du patrimoine mondial et qui explique les raisons pour lesquelles une zone tampon n'a pas été créée comme le demandait le Comité du patrimoine mondial en 2009.
a) Projets d'aménagement
Caltongate: le promoteur principal du projet a été placé sous administration judiciaire en 2009, des discussions sont en cours pour le rachat de sa créance. L'État partie s'attend à ce que l'acheteur potentiel envisage d'utiliser le permis de construire accordé au projet.
Haymarket: suite à une enquête publique menée en 2009, le permis de construire n'a pas été accordé en raison de l'impact du plus grand élément de l'ensemble, un hôtel, sur le paysage général de la ville. L'État partie signale en outre qu'un permis de construire a été récemment accordé à une version révisée du projet dans laquelle l'hôtel de 17 étages est devenu un bâtiment de bureaux de 6 étages.
St James Centre: Selon le rapport de la mission de suivi réactif de 2008, ce centre commercial des années 70 constitue une barrière visuelle et sa démolition permettra de nouvelles perspectives visuelles pour le secteur. L'État partie rapporte qu'en raison de la situation économique, le projet de reconstruction du bâtiment a été retardé. Le rapport précise également que le permis de construire du plan d'ensemble du projet de remplacement a été accordé en juin 2009 et que le permis de construire détaillé doit être soumis d'ici deux ans.
b) Zone tampon
L'État partie précise que la création d'une zone tampon a été incluse dans l'actuelle révision de plan de gestion mais le travail entrepris par Edinburgh World Heritage (EWH) a conclu qu'une zone tampon n'apporterait pas nécessairement une protection efficace à la valeur universelle exceptionnelle du bien, en particulier parce que des degrés de protection adaptés existent déjà. Selon le rapport, la mise en œuvre des "Orientations sur la protection des principales perspectives visuelles" et la protection statutaire existante sont un mécanisme plus efficace et plus adapté à la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien.
Suite à la définition par le Conseil municipal d'Édimbourg de 40 zones de conservation qui ne couvrent pas seulement le bien du patrimoine mondial mais également presque toutes les zones adjacentes, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment que l'État partie devrait étudier la possibilité d'intégrer toutes ces zones au sein d'une structure de zone tampon afin de créer une protection plus efficace.
c) Politiques de contrôle de la hauteur des bâtiments
L'État partie signale que les "Orientations sur la protection des principales perspectives visuelles" ont été adoptées par le Conseil municipal d'Édimbourg en juin 2008. Le rapport précise également que le Plan local urbain d'Édimbourg adopté le 28 janvier 2010 inclut une réglementation sur les bâtiments de grande hauteur qui établit une présomption de refus pour les nouveaux bâtiments qui sont visiblement plus hauts que leurs voisins. Les projets d'aménagement qui seraient visibles dans les perspectives visuelles de la ville seront sujets à une étude toute particulière.
d) Renforcement de la sensibilisation
L'État partie signale que le plan de gestion, actuellement en cours de révision, prévoit des mesures destinées à améliorer la compréhension de la valeur universelle exceptionnelle. Le rapport précise en outre que des consultations se sont déroulées en 2010, au moyen de deux ateliers et de réponses écrites rédigées par toute une série de partenaires. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives se félicitent de la tenue d'un atelier participatif pour la révision du plan de gestion, mais ils s'attendent à ce que des stratégies spécifiques destinées à renforcer la sensibilisation à la valeur universelle exceptionnelle soient développées dans le cadre du plan de gestion révisé.
e) Tramway d'Édimbourg
Le rapport précise que les éléments détaillés du projet sont dans l'attente d'une autorisation et qu'un accord sur les éléments précis d'une infrastructure associée n'a pas encore été conclu. En réponse aux inquiétudes exprimées par des habitants d'Édimbourg sur le déplacement de la circulation automobile vers des rues résidentielles et historiques, l'État partie a informé le Centre du patrimoine mondial que cette modification du trafic faisait partie de la reconfiguration générale de la circulation automobile liée aux travaux de construction du tramway et aux fermetures de voies qui y sont liées. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment que l'État partie devrait envisager avec précaution l'éventuel impact négatif de ces modifications de circulation sur la valeur universelle exceptionnelle du bien et entreprendre des études d'impact à cet effet.
f) Autres problèmes
L'État partie donne également des informations sur d'autres projets d'aménagement:
Docks de Leith (Leith docks): les travaux n'ont pas commencé.
Site de South Bridge Fire: des permis de construire ont été accordés pour des bâtiments à usage mixte qui n'auront, selon le rapport, aucun impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.
Princes Street: Le projet est en cours d'aménagement. La mission de suivi réactif de 2008 n'a pas évoqué de problème majeur à propos de ce projet d'aménagement.
Royal High School: Le Conseil municipal d'Édimbourg a choisi un partenaire aménageur pour prendre en charge la réaffectation du bâtiment. En 2011, un atelier de planification regroupant tous les principaux intervenants en matière de planification évaluera le possible aménagement du bâtiment.