Le 27 janvier 2011, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien qui reprend les motifs de préoccupation invoqués par le Comité lors de l’inscription et qui décrit comment l’État partie va les traiter. L’État partie a indiqué avoir engagé 3 millions d’euros pour les travaux actuels de conservation, de suivi et de mise en valeur du bien.
a) Relations entre le Consortium touristique et le Comité de suivi du plan de gestion de la Tour
Selon le rapport, le Comité de suivi du plan de gestion a pour fonction d’améliorer le contrôle et le suivi de la gestion du bien. Il est constitué d’institutions importantes et coordonne les activités de tous les organismes. Le Consortium touristique n’est que l’un des organismes avec lesquels travaille le Comité de suivi. Tous les plans du Consortium touristique doivent être approuvés par le Comité de suivi.
Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives se félicitent de la création du Comité de suivi. Étant donné son rôle important dans la protection du site, il serait utile de disposer d’une description plus détaillée de sa mission, de sa composition et de ses activités.
b) Établissement d’un plan de gestion integré et plus détaillé, pour examen par le Comité du patrimoine mondial en 2011
L’État partie a soumis au Centre du patrimoine mondial un plan de gestion integré qui fait partie d’un schéma directeur plus général du bien. Les Organisations consultatives vont examiner le plan de gestion et envoyer leurs éventuels commentaires à l’État partie, qui devra ensuite s’assurer que le plan est approuvé et mis en œuvre par les autorités compétentes.
c) Responsabilité scientifique des futurs musée et centre d’accueil des visiteurs
L’État partie a indiqué que des professionnels de la municipalité de La Corogne – associés au Comité de suivi du plan de gestion, et engagés dans l’établissement du plan de gestion –, assumeront la responsabilité scientifique des futurs musée et centre d’accueil des visiteurs. La municipalité a annoncé la création d’un centre d’accueil provisoire en attendant l’achèvement du centre permanent.
Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note de la responsabilité scientifique des professionnels de la municipalité concernant le musée et le centre d’accueil des visiteurs. Ils suggèrent cependant que les responsabilités et descriptions de postes soient clairement définies pour s’assurer que le personnel ait la qualification et la formation nécessaires pour ce travail.
d) Installation d’un suivi permanent de l’hygrométrie dans les pièces concernées par les phénomènes d’infiltration d’eau et de condensation, et planification des mesures de ventilation, et peut-être de limitation des visites
L’État partie indique que des mesures ont déjà été prises pour traiter les problèmes de moisissure dans certaines pièces. L’État partie considère qu’il n’est pas nécessaire de limiter les visites à ce stade.
Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent que ce problème est en cours de traitement mais recommandent vivement d’effectuer un suivi permanent pour s’assurer que l’humidité reste à un niveau acceptable, et pour décider de la nécessité de mesures complémentaires.
e) Développement et renforcement du contrôle sur les aménagements urbain et périurbain dans la zone tampon
L’État partie signale qu’il n’y a actuellement ni activités ni aménagements urbains prévus dans le périmètre du bien ou dans sa zone tampon. Le Conseil municipal s’est engagé à renforcer le suivi du cadre des abords de la tour.
Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note des remarques concernant le bien et sa zone tampon mais soulignent la nécessité d’élargir le cadre de protection du bien au-delà de la zone tampon. Le développement avait été considéré comme l’une des principales menaces lors de l’inscription du bien, en raison du manque d’espace pour la construction dans la zone urbaine de la ville de La Corogne.