1.         Zone des canaux concentriques du 17e siècle à l'intérieur du Singelgracht à Amsterdam (Pays-Bas) (C 1349)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2010

Critères  (i)(ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1349/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1349/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Politique en matière de publicité ;

b) Charte de bonne conduite avec le secteur commercial en matière de construction ;

c) Examen des permis de construire et des objectifs de conservation ;

d) Contrôle des bâtiments de grande hauteur ;

e) Projets d’aménagement ;

f) Données concernant le nombre d’habitants et la superficie. 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1349/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2011

Le 27 janvier 2011, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation prenant en compte les recommandations formulées par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 34ème session, au moment de l’inscription.

a) Publicité

L’État partie signale qu’une politique plus stricte concernant l’affichage de publicités sur les échafaudages a été adoptée le 1er octobre 2009 et est entrée pleinement en vigueur en juillet 2010. Les nouvelles règles interdisent cette forme de publicité autour de la Place Dam et depuis le 1er septembre 2010, sur les façades d’angle qui sont tournées vers la place ou le canal, mais elles autorisent qu’ailleurs, jusqu’à 50 % (contre 100 % précédemment) de la surface soient couverts de publicité, le reste de la surface illustrant la façade sous-jacente du bâtiment. Parallèlement à d’autres restrictions, l’État partie indique que le nombre de publicités affichées sur des échafaudages a diminué de près de 50 % au cours des deux ans écoulés depuis l’adoption de cette politique.

L’État partie signale également qu’une nouvelle politique relative à la publicité sur les façades a été adoptée le 27 novembre 2008 et qu’au 1er janvier 2011, des subventions d’un montant total de 217 989 euros ont été accordés aux entrepreneurs et propriétaires par le Conseil de district pour aider à faire face au problème que posent les publicités indésirables sur les façades, et pour faire respecter les règles. Des inspections sont effectués à cette fin et pour prendre des mesures coercitives si nécessaire.

b) Charte de bonne conduite

L’État partie considère que la suggestion d’élaborer une charte de bonne conduite entre la ville et le secteur commercial, définissant ce qui est permis ou non concernant les bâtiments est inutile du fait qu’il existe déjà, dans le cadre de la Municipalité du centre d’Amsterdam, des règlements, des plans d’urbanisme et des documents concernant la politique à appliquer aux bâtiments, notamment l’Ordonnance municipale générale et le Manuel sur l’aménagement et le réaménagement de l’espace public, sans compter des consultations et réunions locales avec les parties concernées les plus diverses.

c) Permis de construire et objectifs de conservation

L’État partie indique que la municipalité du centre d’Amsterdam confirme que les objectifs de conservation sont et resteront d’une importance primordiale lors de l’examen des demandes de permis de construire.

d) Bâtiments de grande hauteur

L’État partie signale que la publication intitulée “Bâtiments de grande hauteur à Amsterdam” devait être adoptée par le Conseil d’Amsterdam le 16 février 2011 comme section du (projet de) Concept structurel 2040.

L’État partie signale en outre qu’en janvier 2010, le haut responsable de la municipalité a décidé d’ajouter une directive spéciale sur les bâtiments de grande hauteur (à titre de document distinct de politique générale) au nouveau (projet de) Concept structurel 2040 pour Amsterdam, où un Rapport sur l’impact des bâtiments de grande hauteur est maintenant obligatoire pour tous les projets de construction de bâtiments d’une hauteur supérieure à 30 mètres. Cette règle doit être obligatoirement appliquée sur le site du patrimoine mondial, dans une zone tampon supplémentaire de 2km à l’extérieur du Singelgracht, et dans les paysages urbains nationaux et municipaux protégés qui sont à l’étude en dehors du centre ville.

e) Projets d’aménagement

L’État partie fait savoir que la Municipalité du centre d’Amsterdam informera le Comité du patrimoine mondial de tout projet d’aménagement dans les limites du bien, dans sa zone tampon et dans ses environs.

f) Superficie du bien et de la zone tampon

Les informations demandées concernant la superficie du bien et de sa zone tampon ont été fournies par l’État partie dans un rapport envoyé le 16 décembre 2010.

g) Questions diverses

Le Centre du patrimoine mondial a été informé par la société civile de la décision des autorités d’enlever un transformateur peint de Johnny Jordaanplein et a demandé des commentaires à l’État partie en août 2010. En janvier 2011, l’État partie a confirmé que cette décision a été prise dans le cadre de la restructuration indispensable de la rue où se trouve le poste de transformation et à la suite de consultations appropriées avec les résidents locaux. Ce poste sera réinstallé dans un bâtiment existant rue Elandsgracht. Selon l’État partie, cela permettra de rétablir les perspectives sur les canaux.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note de la prise d’initiatives de contrôle telles que l’adoption de mécanismes de sécurité supplémentaires visant à préserver les perspectives sur le centre ville et depuis celui-ci.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives reconnaissent le travail accompli pour exercer un contrôle plus strict sur les publicités affichées sur des échafaudages et sur les façades de bâtiments, et ils prennent note des progrès récemment accomplis sur ce dernier point. Ils estiment cependant que, même à titre temporaire, le fait de continuer à autoriser que l’on couvre de publicités jusqu’à 50 % de la surface de certains échafaudages reste excessif, que le paysage urbain restera ainsi largement défiguré et que l’on s’éloigne de ce fait considérablement de l’intention louable d’offrir une représentation virtuelle de la structure sous-jacente tout en veillant à faire face aux impératifs fondamentaux de santé et de sécurité durant les travaux en cours. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note également de la décision d’enlever le poste de transformation peint de Johnny Jordaanplein pour le transférer du Quartier historique de Willemstad à un bâtiment existant de la rue Elandsgracht.

Décision adoptée: 35 COM 7B.100

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7B,

2. Rappelant la décision 34 COM 8B.30 qu'il a adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3. Prie instamment l'Etat partie à réexaminer la politique révisée qui continue à autoriser l'affichage de publicités pouvant couvrir jusqu'à 50 % de la surface de l'habillage de certains échafaudages, en vue de mettre fin à cette pratique, et demande à l'Etat partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé;

4. Prend acte des mesures et initiatives qui sont prises pour empêcher que des bâtiments élevés ne viennent masquer les perspectives sur le centre ville et depuis celui-ci;

5. Demande également à l'Etat partie d'informer le Comité du patrimoine mondial de tout projet d'aménagement sur le site du bien, dans sa zone tampon et ses environs, conformément au paragraphe 172 des Orientations;

6. Se félicite de la décision d'enlever le poste de transformation peint de Johnny Jordaanplein et de le transférer dans un bâtiment existant de la rue Elandsgracht.