1.         Grande montagne Burkhan Khaldun et son paysage sacré environnant (Mongolie) (C 1440)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2015

Critères  (iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1440/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1440/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Facteurs identifiés lors de l'inscription du bien:

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1440/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 3 décembre 2018, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1440/documents. Ce rapport fait état des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la précédente décision du Comité et d’informations complémentaires sur les activités entreprises pour soutenir et améliorer la compréhension et la gestion du bien, comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

La gestion du bien et de sa zone tampon relève actuellement de la responsabilité de l’administration de l’aire protégée nationale de Khan Khentii mais est amenée à être transférée à un nouvel organisme statutaire, devant être créé en 2020.

L’État partie rend compte de nombreux progrès accomplis en termes de recherche, délimitation et contrôle du bien, notamment sur sa législation. L’administration de l’aire protégée nationale de Khan Khentii a organisé des réunions et conférences, en étroite collaboration avec la Commission nationale de Mongolie pour l’UNESCO, le Comité national du patrimoine mondial du Japon et le Département d’Histoire et d’Études archéologiques de l’Académie des Sciences de Mongolie. Ces rencontres ont été l’occasion d’échanges d’expériences sur la gestion de biens similaires à celui-ci.

La recherche s’est essentiellement concentrée sur le patrimoine naturel et l’évaluation de l’état et des dynamiques de l’hydrologie ainsi que des populations végétales et animales. La collaboration avec le Comité national du patrimoine mondial du Japon et d’autres instituts, dont des universités japonaises, a donné lieu à des réunions d’experts sur la conservation et gestion du paysage sacré, mais ne s’est pas encore traduite par une recherche de terrain sur le patrimoine culturel du bien, incluant le patrimoine archéologique. Ces études et échanges internationaux sont louables et le Comité pourrait souhaiter féliciter toutes les parties concernées.

L’État partie souligne également les mesures prises pour légiférer sur la protection du bien et sa zone tampon, notamment la loi de 2014 sur les sites commémoratifs du patrimoine culturel pour inclure le patrimoine mondial. Une nouvelle loi, entrée en application depuis l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondiale en 2015, inclut la mise en œuvre d’une série de sanctions qui peuvent être imposées, si des activités illégales sont entreprises dans les limites et les zones tampons des sites commémoratifs du patrimoine culturel, et par conséquent également du bien. Toutefois, ces sanctions ne sont pas suffisamment dissuasives.

Parmi les autres actions positives figurent la création d’une meilleure infrastructure de contrôle des incendies, une entrée du bien officielle, la délimitation du bien, la publication de documents sur l’histoire et le patrimoine du bien, et de meilleures conditions d’accueil des gardes du bien. Néanmoins, ces activités n’ont pas encore permis d’obtenir :

Il serait bon pour le bien que ces points puissent être traités avant même la création de la nouvelle autorité de gestion statutaire en 2020, dans la mesure où ils peuvent avoir une influence sur la nature, la structure organisationnelle et les compétences spécifiques demandées pour une telle autorité.

Décision adoptée: 43 COM 7B.69

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 39 COM 8B.15, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Félicite l’État partie et ses partenaires pour les actions entreprises pour promouvoir la conservation du bien ;
  4. Demande à l’État partie de :
    1. Aligner les limites de l’aire protégée nationale de Khan Khentii avec les limites du bien,
    2. Préciser la nature de la protection que la zone tampon offrirait au bien et proposer d’autres mesures de protection pour la zone tampon, incluant un processus réglementaire approprié pour limiter l’occupation des sols et les nouvelles constructions,
    3. Soumettre un projet de plan de gestion actualisé avec calendrier de mise en œuvre pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives,
    4. Élaborer et soumettre un plan de recherche et de conservation pour le patrimoine culturel et naturel du bien, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  5. Demande également à l’État partie de veiller à ce que la nouvelle autorité de gestion et de conservation du bien et de sa zone tampon soit créée en 2020, reçoive les ressources appropriées pour mettre en œuvre un plan de gestion actualisé et approuvé et un plan de recherche et de conservation pour le bien et sa zone tampon ;
  6. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.