1.         Fujisan, lieu sacré et source d'inspiration artistique (Japon) (C 1418)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2013

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1418/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1418/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1418/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

L’État partie a soumis un rapport complet sur l’état de conservation le 26 novembre 2018, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1418/documents, qui résume les actions entreprises dans les domaines suivants :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie continue d’assurer gestion et protection dans le cadre de la vision convenue pour le bien qui entend trouver des solutions harmonieuses aux besoins contradictoires d’accès et de loisirs et de maintien des qualités spirituelles et esthétiques de la montagne. Le bien et sa zone tampon sont gérés « comme une entité » et « comme un paysage culturel », comme demandé par le Comité, d’une manière qui encourage le tourisme durable et une occupation viable des sols. Les divers éléments de la structure de gestion, à savoir le Conseil du patrimoine mondial culturel du Fujisan, le Comité académique du patrimoine mondial culturel du Fujisan et les groupes de travail du Conseil, sont pleinement opérationnels.

Des progrès notables ont été accomplis sur l’ensemble des six points spécifiques identifiés au moment de l’inscription. L’approche de recherche, impliquant une collecte et une analyse méticuleuses des données, est exemplaire, tout comme l’est l’application de cette recherche aux opérations quotidiennes. Par exemple, après avoir compilé de vastes données sur les nombres de visiteurs, l’État partie a pu déterminer des dates, heures et lieux spécifiques de congestion. Le but n’était pas simplement de contrôler les nombres mais de garantir un « mode d’ascension du Fujisan souhaité » pour différents groupes d’usagers.

Les travaux de recherche sur les chemins de pèlerinage historiques inférieurs ont permis de définir de tels chemins de pèlerinage pour encourager les visiteurs à visiter les sites constitutifs associés et aider ainsi à répartir la charge des visiteurs. Cela a également donné lieu à une meilleure compréhension des liens historiques et spirituels essentiels entre les chemins de pèlerinage du bas et du haut de la montagne.

Les deux nouveaux centres d’accueil du patrimoine mondial du Fujisan, au-delà de leurs fonctions d’information et d’interprétation, jouent un rôle important en tant que centres d’initiative, d’utilisation et de promotion de la recherche et du travail pédagogique.

Le travail sur l’amélioration de l’harmonisation visuelle s’est poursuivi, incluant l’utilisation de matériaux et méthodes d’ingénierie améliorés pour les travaux d’entretien et de réparation sur les chemins de montée, une conception plus harmonieuse des panneaux de signalisation et recommandations pour les refuges sur un des chemins d’accès d’altitude. Le suivi à l’aide de points fixes aidera à garantir la préservation des vues essentielles.

Les progrès concernant les mesures de contrôle des aménagements se poursuivent, en réponse au besoin identifié au moment de l’inscription de contrôler plus étroitement l’échelle et l’emplacement des bâtiments, en particulier sur les flancs inférieurs. Des efforts ont été faits pour procéder à une détection précoce des pressions de développement au pied de la montagne, pour appliquer les procédures administratives sur la base d’un consensus avec la population locale, et pour profiter de l’élan de la société en faveur de la conservation. Des mesures à court terme en rapport avec l’harmonisation visuelle sont mises en place et seront suivies par des mesures pour des ‘solutions de fond’.

De manière encourageante, l’État partie rapporte qu’il a saisi chaque occasion de partager les pratiques de gestion et de conservation du Fujisan lors de réunions en Chine et Mongolie, ainsi qu’à travers le Japon.

Étant donné l’ampleur et la portée des enjeux de gestion inhérents à un bien aussi étendu et complexe, il est considéré que l’État partie a réalisé de solides progrès pour définir et assurer la mise en train d’un cadre de gestion et de protection cohérent et coordonné, promouvoir des actions positives pour améliorer l’esthétique et l’expérience de visite, tirer profit de la coopération des visiteurs et des communautés locales, et sensibiliser à et valoriser la nature sacrée de la montagne et l’importance et complexité de ses chemins de pèlerinage et sanctuaires – qui étaient tous vulnérables au moment de l’inscription.

Le seul point pour lequel des détails et des échéances plus spécifiques sont requis concerne l’avancement des mesures qui visent à améliorer le contrôle des aménagements dans le bas de la montagne. On peut considérer que ces informations complémentaires pourraient être soumises pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives.

Décision adoptée: 43 COM 7B.66

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.39, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Reconnaît que l’État partie continue de mener à bien ses responsabilités de gestion et de protection dans le cadre de la vision convenue pour le bien, qui entend trouver des solutions harmonieuses aux besoins contradictoires d’accès et de loisirs d’un côté et de maintien des qualités spirituelles et esthétiques de la montagne de l’autre ;
  4. Reconnaît également que le bien et sa zone tampon sont gérés « comme une entité » et « comme un paysage culturel », comme demandé par le Comité, d’une manière qui encourage le tourisme durable et une occupation viable des sols, et que les divers éléments de la structure de gestion sont désormais pleinement opérationnels ;
  5. Accueille favorablement les progrès considérables qui ont été accomplis sur l’ensemble des six points spécifiques identifiés au moment de l’inscription, notamment :
    1. Le travail de recherche détaillé, réalisé dans l’optique de comprendre les besoins et déplacements des visiteurs sur les chemins d’accès d’altitude, et son utilisation pour garantir un « mode d’ascension du Fujisan souhaité » pour différents groupes d’usagers afin d’aider à contrôler l’érosion et promouvoir une approche plus sensible des aspects spirituels de la montagne,
    2. La recherche détaillée sur les sites et chemins de pèlerinage sur les flancs inférieurs qui a alimenté une stratégie d’interprétation visant à encourager l’accès des visiteurs à ces chemins, promouvoir la compréhension des liens entre chemins supérieurs et inférieurs, et répartir la charge des visiteurs,
    3. Les deux nouveaux centres d’accueil du patrimoine mondial du Fujisan qui, au-delà de leurs fonctions d’information et d’interprétation, jouent un rôle important en tant que centres d’initiative, d’utilisation et de promotion de la recherche et du travail pédagogique,
    4. La réponse à la nécessité de contrôler plus étroitement l’échelle et l’emplacement des bâtiments, qui a été identifiée au moment de l’inscription, en particulier sur les flancs inférieurs de la montagne ; cette réponse comprend des mesures à court terme en rapport avec l’harmonisation visuelle, ainsi que d’autres mesures de contrôle du développement pour des ‘solutions de fond’ ;
  6. Demande à l’État partie de fournir, dès que disponibles, de plus amples informations sur les nouvelles mesures de contrôle des aménagements proposées, en précisant les modalités et le calendrier général de leur mise en œuvre, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  7. Accueille également avec satisfaction le travail entrepris par l’État partie pour partager les pratiques de gestion et de conservation du Fujisan lors de réunions en Chine et Mongolie avec des biens similaires, ainsi qu’à travers le Japon ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par les Organisations consultatives.