1.         Ensemble historique du Palais du Potala, Lhasa (Chine) (C 707ter)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (i)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/707/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/707/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mars 2001, mission ICOMOS de suivi réactif ; avril 2003, mission d’expertise UNESCO/ICOMOS ; mai 2005, mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Développement urbain incontrôlé et expansion d’installations liées au tourisme à l’intérieur et à l’extérieur des limites du bien ;

b) Impact négatif des projets de réhabilitation sur la protection du tissu urbain traditionnel du centre historique. 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/707/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2011

L’État partie a présenté son rapport au Centre du patrimoine mondial le 20 janvier 2011.

Le rapport décrit les efforts déployés en vue d’améliorer la protection et la gestion du bien. De 2005 à 2010, une contribution financière d’un total de 380 millions de RMB (57,58 millions de dollars EU) a été versée pour réparer et préserver le palais du Potala, 310 millions de RMB (46,97 millions de dollars EU) pour améliorer ses abords, 169 millions de RMB (25,60 millions de dollars EU) pour améliorer les routes et le système de drainage et d’alimentation en eau à l’intérieur de la zone tampon du temple de Jokhang et entretenir quelque 56 résidences traditionnelles. Pour réduire l’impact négatif du tourisme, des mesures concrètes ont été mises en applications telles que les réservations en ligne, les visites durant des périodes déterminées et les ajustements aux circuits de visite.

Le rapport donne également des informations sur les points suivants :

a) Formulation des plans de conservation du bien

Suite aux demandes du Comité du patrimoine mondial, l’Administration chinoise du patrimoine culturel (ACPC) a accéléré la préparation des plans de conservation de l’Ensemble historique du Palais du Potala. Jusqu’à présent, le Bureau du patrimoine culturel de la Région autonome du Tibet (RAT) a confié à l’Académie chinoise du patrimoine culturel la préparation du plan de conservation du palais du Potala et à l’Institut de recherche du Henan sur la protection de l’architecture ancienne l’établissement du plan de conservation de Norbulingka à Lhasa. Au même moment, la formulation du plan de conservation du temple de Jokhang a commencé et devrait être achevée d’ici à décembre 2011.

Une fois achevés, les plans de conservation seront soumis à l’examen du Comité du patrimoine mondial et de ses Organisations consultatives.

b) Assurer la cohérence et la complémentarité entre les plans de conservation du bien et le plan directeur urbain pour la ville de Lhasa.

Le plan directeur urbain de la ville de Lhasa comprend une section spéciale sur la protection du patrimoine culturel mondial qui précise les conditions requises pour la protection et la gestion de la zone du bien et de sa zone tampon comme suit :

1. Conditions requises pour la protection et l’entretien du tissu urbain du site du patrimoine mondial pour veiller que son authenticité, son intégrité et sa sécurité soient établies.

2. Les modalités concernant la protection de l’ensemble du bien sont également définies et incluent la protection de l’environnement dans les zones qui entourent le palais du Potala, y compris la Montagne rouge et sa végétation, ainsi que les autres vestiges historiques, la préservation des sites historiques et des bâtiments historiques protégés dans la zone de la rue Barkhor, ainsi que la protection des systèmes hydrauliques, de la végétation et autres éléments naturels de Norbulingka.

3. Les conditions requises pour la protection de la zone tampon du bien sont également établies. Elles demandent de veiller à ce que l’apparence de la zone tampon du palais du Potala soit en harmonie avec son apparence traditionnelle et que la hauteur des édifices transformés ou des nouvelles constructions dans la zone tampon ne dépasse pas 12 mètres ; la protection de l’apparence traditionnelle de la zone tampon du monastère du temple de Jokhang et l’instauration d’un contrôle pour la protection de l’enceinte historique, par exemple la rue Barkhor, avec des modalités spécifiques limitant la hauteur du bâti ; veiller à ce que l’apparence de la zone tampon de Norbulingka soit en harmonie avec son apparence traditionnelle et que les bâtiments transformés ou les nouvelles constructions, la nature de l’utilisation des sols, le degré de développement, les espaces verts, la hauteur, la taille, le style et la couleur des bâtiments soient strictement contrôlés.

 

c) Renforcer l’organisme de coordination institutionnelle pour assurer la mise en œuvre des plans

Un comité directeur du patrimoine mondial, dirigé par le Vice-Président de la RAT et auquel participent les services annexes du patrimoine culturel, de la construction et de la planification, a été établi afin de coordonner les décisions importantes qui concernent la protection et la gestion du bien.

Le Bureau du patrimoine culturel de la RAT, en tant qu’organe administratif pour les affaires de patrimoine culturel au niveau provincial, supervise et donne les instructions sur la protection et la gestion du bien. Chargé de la formulation des politiques et des dispositions réglementaires qui s’y rapportent, le Bureau élabore et met aussi en œuvre les mesures de protection et les projets de maintenance pour l’Ensemble historique, et examine et approuve les projets de construction en rapport avec le bien. 

Sur chacun des trois sites qui composent le bien (le Palais du Potala, le Temple de Jokhang et Norbulingka), des entités ont été spécialement créées pour assurer la protection et la gestion du bien. Ces organismes de protection et de gestion placés à différents niveaux veillent à la bonne exécution des plans et des mesures qui s’y rattachent du point de vue institutionnel.

d) Délimitation du bien du patrimoine mondial

Dans le cadre de l’exercice permanent de rapport périodique pour la région Asie-Pacifique, le Bureau du patrimoine culturel de la RAT est en train d’évaluer un plan qui prévoit d’apporter des modifications mineures à la zone tampon, conformément à la décision 33 COM 8B.47. La proposition finalisée sera soumise au Centre du patrimoine mondial pour approbation par le Comité du patrimoine mondial. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent les progrès réalisés par l’État partie dans l’élaboration des plans de conservation des trois zones du bien. Les projets de ces plans devront être soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives mettraient en outre l’accent sur l’intégration nécessaire des trois plans de conservation autour de la valeur universelle exceptionnelle du bien. Ils recommanderaient aussi que les plans de conservation tiennent compte des impacts socio-économiques prévisibles des politiques de conservation sur les communautés locales et proposent les mesures palliatives jugées nécessaires. 

Décision adoptée: 35 COM 7B.65

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7B,

2. Rappelant les décisions 33COM 7B.68 et 33COM 8B.47, adoptées à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Note avec satisfaction les efforts déployés par l'Etat partie en vue d'élaborer les plans de conservation pour les trois zones du bien et les harmoniser avec le plan d'urbanisme de Lhasa;

4. Accueille favorablement l'établissement d'un comité directeur du patrimoine mondial à Lhasa pour renforcer la coordination institutionnelle et veiller à la bonne mise en œuvre des plans de conservation;

5. Réitère sa demande à l'Etat partie de soumettre les projets des plans susmentionnés au Centre du patrimoine mondial, avant leur finalisation et leur promulgation par les autorités compétentes, pour examen par les Organisations consultatives;

6. Demande à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial les propositions de modifications mineures des limites de la zone tampon du bien;

7. Demande également à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2013, un rapport sur l'état de conservation du bien pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013.