1.         Qal’at al-Bahreïn – ancien port et capitale de Dilmun (Bahreïn) (C 1192ter)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2005

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1192/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2002-2002)
Montant total approuvé : 26 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1192/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Janvier-février 2006 : mission du Centre du patrimoine mondial ; juin 2006 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS, juillet 2012 : mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS,

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1192/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 29 novembre 2018, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation. Une version révisée a été soumise le 12 février 2019 ; disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1192/documents/, elle rend compte des activités suivantes :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie a répondu de façon favorable et proactive à la mise en place de cadres légaux de planification et de protection à même d’encourager la conservation des attributs qui contribuent à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. Lorsque les nouveaux codes de zonage seront adoptés, non seulement ils aideront à protéger le bien mais ils contribueront également de façon plus générale à la protection du patrimoine dans le royaume de Bahreïn. Il est important que ce processus soit mis à exécution, comme envisagé par la décision 41 COM 7B.75, via la signature de protocoles d’accord avec les propriétaires des terrains situés dans la zone désignée pour l’extension du bien, afin d’améliorer sa gestion et sa conservation.

La BACA a réalisé d’importants progrès en intégrant des stratégies de protection du patrimoine dans le Plan stratégique de politique foncière nationale et les Orientations de politique foncière nationale. Le niveau d’engagement et de liaison manifeste entre agences au sein de l’État partie concourt à l’efficacité à long terme de la gestion et de la conservation. Les aménagements dans la zone tampon continuent d’être contrôlés et des experts de la BACA examinent chaque cas. Les projets d’aménagement de grande envergure sont soumis à une évaluation distincte via EIP. Le patrimoine archéologique, le patrimoine archéologique subaquatique et le patrimoine agricole situés au sein des éléments du bien peuvent désormais être mieux protégés et conservés au moyen de ces dispositions. Des progrès significatifs et efficaces ont été accomplis dans la mise en œuvre du Plan global de gestion et de conservation pour le bien.

Les procédures et réflexions sur le projet de connectivité routière pour l’île de Nurana prouvent l’engagement de l’État partie à privilégier la conservation du bien. Bien que la perspective d’une route sur digue visuellement intrusive, qui aurait eu un impact sur le bien, sa zone tampon et le couloir visuel au nord, ait été à nouveau à l’étude, l’État partie doit être félicité pour avoir décidé de ne pas poursuivre le projet de route sur digue.

L’EIP pour le projet de ‘connectivité routière pour l’île de Nurana’ est un bon exemple de l’application du Guide 2011 de l’ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels. L’EIP revoit les précédents enjeux de gestion et décisions du Comité, et tient compte, en plus de la VUE du bien, des expressions du patrimoine culturel situées dans la zone tampon, y compris le patrimoine culturel archéologique et subaquatique. L’EIP emploie des méthodes rigoureuses et sur mesure pour analyser les impacts du bruit, des vibrations, de la pollution de l’air et de la poussière, de l’envasement, des dynamiques de l’eau et des perturbations visuelles. Les impacts sur les éléments du patrimoine sont analysés et des mesures d’atténuation identifiées, à l’aide de tableaux récapitulatifs clairs. Les conclusions sont étayées par des données référencées.

La conception finale du tunnel et l’identification des techniques de construction les plus appropriées vont nécessiter des études complémentaires. De façon convaincante, l’EIP conclut que si le tunnel est construit, l’intégrité du bien serait préservée et les impacts visuels (et sonores) majeurs limités aux deux années que durerait la construction. L’impact général sur la VUE serait minime et le projet pourrait se poursuivre sans impact significatif ni sur le bien ni sur son environnement.

Décision adoptée: 43 COM 7B.42

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 41 COM 7B.75, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Note les progrès significatifs accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre du Plan global de gestion et de conservation ;
  4. Note également que le document de vision, les propositions de zonage et la stratégie de protection du patrimoine de l’Autorité de Bahreïn pour la Culture et les Antiquités (BACA) sont désormais intégrés dans le Plan stratégique de politique foncière nationale et les Orientations de politique foncière nationale, et qu’un ensemble d’actions a été mis en place pour encourager la protection, la conservation et la gestion durable du bien conformément à la Recommandation sur le paysage urbain historique de 2011 de l’UNESCO et au Plan de gestion pour Qal'at al Bahreïn 2013-2018 ;
  5. Demande à l’État partie d’accélérer l’incorporation des nouveaux codes dans le décret amendé du Premier ministre n° 28 de 2009 : Réglementations de zonage pour la construction, et de mener à bien la signature de protocoles d’accord avec les propriétaires des terrains situés dans la zone désignée pour l’extension du bien, afin d’améliorer sa gestion et sa conservation ;
  6. Accueille favorablement la décision de ne pas se lancer dans la construction d’une liaison provisoire par route sur digue avec l’île de Nurana, et les études rigoureuses et irréfutables qui ont sous-tendu la préparation d’une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) pour le projet de tunnel ;
  7. Prend également note de l’EIP exhaustive réalisée pour le projet de ‘Connectivité routière pour l’île de Nurana’, concluant que le tunnel n’affectera pas de façon fondamentale la valeur universelle exceptionnelle du bien, sous réserve du choix de conception finale et des décisions en matière de méthodologie de construction, et par conséquent demande également que les conceptions finales et détails des méthodes de construction du tunnel soient soumis pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, avant le début de tout chantier ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er  décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.