1.         Parc Maloti-Drakensberg (Afrique du Sud,Lesotho) (C/N 985bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2000

Critères  (i)(iii)(vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/985/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2014-2018)
Montant total approuvé : 34 792 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/985/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : en 2015, le bien a reçu une dotation de 50.000 dollars EU dans le cadre du Programme sur le Patrimoine mondial et le tourisme durable de l’UNESCO (Fonds-en-dépôt des Flandres) ; en 2016-2017, 40 000 dollars EU pour un projet de gestion communautaire COMPACT (Fonds en dépôt des Pays-Bas)

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/985/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 4 décembre 2018, les États parties ont soumis un rapport conjoint sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/985/documents/. Plusieurs documents relatifs à la gestion du bien sont annexés au rapport, certains d’entre eux ayant déjà été soumis avec le rapport sur l’état de conservation de 2016 :

En réponse à la décision du Comité, les États parties font état de ce qui suit :

Les États parties rapportent qu’une autorisation a été accordée pour une évaluation documentaire d’une prospection de gaz de schiste, et qu’une demande de droit de prospection a été déposée pour du gaz et du pétrole, toutes deux sur le territoire de la zone tampon du bien telle que proposée, en Afrique du Sud.

Le 10 octobre 2018, le Centre du patrimoine mondial a adressé un courrier à l’État partie d’Afrique du Sud concernant un recours formé par l’autorité en charge de la gestion du site, the Ezemvelo KZN Wildlife, suite à l’autorisation environnementale accordée pour l’installation d’une station-service dans la zone tampon du bien, en Afrique du Sud. L’État partie débat actuellement de la question.

Le Programme des petites subventions du Fonds pour l’environnement mondial et les autorités en charge de la gestion du site ont achevé, avec le soutien du Fonds en dépôt UNESCO/Pays-Bas, l’élaboration des stratégies de gestion communautaire des zones protégées aux fins de conservation (Community Management of Protected Areas for Conservation – COMPACT) et collectent des fonds pour lancer le programme d’attribution des subventions. Le projet d’assistance internationale destiné à renforcer le forum de conservation communautaire du PNS est sur le point d’être achevé.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Les États parties, ainsi que leurs partenaires dans les domaines de la recherche et de la conservation, semblent avoir réalisé des progrès significatifs dans la finalisation et la mise en œuvre des documents de gestion et dans les réponses aux précédentes demandes du Comité, plus particulièrement en ce qui concerne l’amélioration de la gestion du patrimoine culturel, l’investissement dans la formation et le renforcement de l’engagement des communautés en faveur de la conservation. Le Programme de mise en œuvre du patrimoine culturel 2019-2022 permettra de juguler les menaces pesant sur de nombreux sites d’art rupestre au Lesotho. Les premières initiatives de conservation devraient toutefois mettre l’accent sur la vulnérabilité immédiate (comme, par exemple, l’organisation très précise de l’accès aux sites) avant l’approbation d’interventions de conservation par l’ICOMOS et les conservateurs accrédités dans le domaine de l’art rupestre, conformément au moratoire en cours. Les Organisations consultatives entreprendront un examen technique du Programme 2019-2022 afin d’assister l’État partie du Lesotho pour définir la mise en œuvre d’interventions prioritaires.

Tout en reconnaissant le travail entrepris pour élaborer des plans de gestion spécifiques pour les incendies, les espèces envahissantes exotiques, le tourisme durable et le patrimoine culturel, il importe d’achever dès que possible l’examen du plan de gestion conjoint, en utilisant ce plan comme un instrument d’harmonisation du système de gestion de plus en plus complexe. Des informations sur la mise en œuvre du plan de gestion conjoint, y compris ses sous-plans spécifiques, permettraient de mieux comprendre l’efficacité de la gestion.

L’achèvement par les États parties des travaux visant à établir une nouvelle zone tampon pour le bien, en Afrique du Sud au sud du PNS, comme demandé par le Comité (décision 37 COM 8B.18) est une bonne chose. Il est important d’officialiser dès que possible la zone tampon au moyen d’une demande de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations.

Le projet de prospection de gaz de schiste, de gaz et de pétrole dans la zone tampon telle que nouvellement proposée peut potentiellement affecter la VUE du bien, et devrait par conséquent faire l’objet d’une évaluation d’impact environnemental (EIE) et d’une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP), avec notamment une évaluation particulière des impacts sur la VUE, conformément à la Note de l’UICN et au Guide de l’ICOMOS, qui seraient soumises pour examen au Centre du patrimoine mondial. Le recours formé par l’autorité en charge du site suite au projet de station-service dans la zone tampon soulève également des préoccupations quant à la compatibilité de ce projet avec la conservation et l’intégrité du bien.

L’engagement réaffirmé de l’État partie d’Afrique du Sud de ne pas prendre de décision avant qu’une EIE et une EIP du projet de téléphérique aient été achevées et soumises à l’examen du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives est accueilli avec satisfaction.

Il est en outre noté que l’État partie du Lesotho n’a pas encore achevé l’élaboration du projet de loi de gestion des ressources de la biodiversité, qui selon la stratégie de tourisme durable doit être finalisée d’ici décembre 2020. Compte tenu du précédent avis du Comité selon lequel son achèvement devrait être accéléré, ce retard est conséquent et la priorité devrait être accordée à sa finalisation dès que possible, et à la transmission d’un exemplaire au Centre du patrimoine mondial.

La proposition d’actualisation de la Déclaration de VUE a été examinée par les Organisations consultatives, et est abordée dans le document du Comité WHC/19/43.COM/8E.

Décision adoptée: 43 COM 7B.38

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 37 COM 8B.18, 39 COM 7B.33 et 41 COM 7B.38, adoptées respectivement à ses 37e (Phnom Penh, 2013), 39e (Bonn, 2015) et 41e (Cracovie, 2017) sessions,
  3. Félicite les États parties pour les efforts déployés afin d’améliorer la gestion du bien, en particulier ses valeurs culturelles, et d’investir dans la formation du personnel et dans des activités visant à renforcer l’engagement des communautés en faveur de la conservation, et encourage les États parties et leurs partenaires à poursuivre leur soutien technique et financier à ces efforts ;
  4. Note la finalisation des documents relatifs à la gestion des incendies, des espèces envahissantes exotiques, du tourisme durable et du patrimoine culturel, et que les Organisations consultatives réaliseront un examen technique de ces plans, en particulier du Programme de mise en œuvre du patrimoine culturel 2019-2022, afin d’assister les États parties dans la priorisation de la mise en œuvre des actions ;
  5. Réitère sa demande auprès des États parties afin qu’ils achèvent la révision du plan de gestion conjoint du bien, en utilisant cet instrument afin d’harmoniser le système de gestion, qu’ils soumettent le plan à l’examen du Centre du patrimoine mondial et qu’ils fassent rapport de sa mise en œuvre ;
  6. Note également l’achèvement du processus d’établissement d’une nouvelle zone tampon du bien, en Afrique du Sud, au sud du parc national de Sehlabathebe, et demande aux États parties d’officialiser la zone tampon dès que possible au moyen d’une demande de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations;
  7. Prend acte de la préparation du Programme de mise en œuvre du patrimoine culturel 2019-2022 pour le parc national de Sehlabathebe, et demande également aux États parties de remédier à la vulnérabilité immédiate des sites d’art rupestre mais d’attendre l’approbation de l’ICOMOS et des conservateurs autorisés dans le domaine de l’art rupestre pour mener des interventions de conservation, conformément au moratoire sur les interventions de conservation non urgentes ;
  8. Note avec préoccupation les projets de prospection de gaz de schiste, de gaz et de pétrole sur le territoire de la zone tampon du bien telle que nouvellement proposée en Afrique du Sud, qui seraient susceptibles d’avoir des impacts négatifs sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, et demande en outre à l’État partie d’Afrique du Sud de soumettre au Centre du patrimoine mondial une évaluation d’impact environnemental et d’impact sur le patrimoine pour ces projets, avec notamment une évaluation des impacts sur la VUE du bien, conformément à la Note de l’UICN et au Guide de l’ICOMOS, avant que des décisions difficilement réversibles ne soient prises, conformément au paragraphe 172 des Orientations
  9. Note en outre les préoccupations soulevées et le recours formé par l’autorité en charge de la gestion du site suite au projet de station-service dans la zone tampon du bien en Afrique du Sud, et demande par ailleurs à l’État partie de répondre à ces préoccupations et de faire rapport de la suite donnée ;
  10. Prend note de l’engagement réitéré de l’État partie d’Afrique du Sud d’entreprendre une évaluation d’impact environnemental et sur le patrimoine pour le projet de téléphérique en Afrique du Sud et de ne prendre aucune décision avant que ces évaluations ne soient soumises au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  11. Réitère également sa demande auprès de l’État partie du Lesotho afin qu’il accélère la finalisation du projet de loi de gestion des ressources de la biodiversité et qu’il en soumette un exemplaire au Centre du patrimoine mondial ;
  12. Demande enfin aux États parties de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.

Décision adoptée: 43 COM 8B.55

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/8B.Add,
  2. Rappelant la décision 41 COM 7B.38 adoptée à sa 41esession (Cracovie, 2017),
  3. Adopte la déclaration de valeur universelle exceptionnelle légèrement mise à jour pour le Parc Maloti-Drakensberg, Afrique du Sud et Lesotho.