1.         Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (Panama) (C 135)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1980

Critères  (i)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2012-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4763 

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4763 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Révisé et adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/7183/ 
Calendrier révisé proposé pour adoption dans le projet de décision ci-dessous

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/135/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1980-1993)
Montant total approuvé : 76 800 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/135/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

1993 : mission technique ; novembre 2001, mars 2009 et mars 2010 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; février 2014 : mission de conseil ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/135/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 24 janvier 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation qui est disponible à  http://whc.unesco.org/fr/list/135/documents/ et présente comme suit une évaluation de la mise en œuvre des mesures correctives et les progrès réalisés afin de parvenir à l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) :

En raison du manque de financement par l’État partie et d’un retard dans le versement du prêt accordé par l’IDB, l’État partie n’a pas été en mesure de mettre pleinement en œuvre la série de mesures correctives et de parvenir au DSOCR. Une nouvelle révision du calendrier pour mise en oeuvre est proposée pour la période 2019-2023, ainsi qu’une estimation financière générale. Elle prend en considération la coordination entre l’IDB et l’INAC, les procédures contractuelles et le retard potentiel causé par le changement à venir du gouvernement national à la mi-2019.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Bien que l’État partie démontre qu’il a parfaitement compris quelles actions sont requises pour la mise en œuvre des mesures correctives, il est toujours très préoccupant de constater, qu’en raison d’un manque de financement pérenne de la part de l’État partie, une révision du calendrier pour mise en oeuvre de mise en œuvre est proposée pour la troisième fois. Il conviendrait de rappeler que le manque de financement a empêché l’État partie d’assurer la mise en œuvre des mesures correctives telles qu’adoptées dans un premier temps par le Comité dans sa décision 36 COM 7B.102 pour la période 2012-2015, qui a ensuite conduit à la révision du calendrier pour la période 2016-2019, conformément aux décisions 40 COM 7A.3 et 42 COM 7A.10. Depuis l’adoption du DSOCR, le Comité a exprimé sa préoccupation quant à la nécessité d’un financement gouvernemental pérenne pour mettre en œuvre les mesures correctives et a, à plusieurs reprises, prié instamment l’État partie de mettre des fonds à disposition. Toutefois, des progrès limités ont été réalisés dans ce domaine et la mise à disposition de ressources est demeurée très défaillante au cours des huit dernières années, faisant courir au bien le risque de perdre des attributs importants de sa valeur universelle exceptionnelle (VUE). Il est donc recommandé que le Comité regrette le nouveau report de la mise en œuvre des mesures correctives, et prie instamment l’État partie de respecter le nouveau calendrier proposé afin de garantir que le DSOCR sera totalement achevé en 2023.

Même si le financement par l’intermédiaire d’un prêt de l’IDB est accueilli avec satisfaction, il demeure extrêmement préoccupant que l’État partie concentre la mise en œuvre des mesures correctives sur cette source exclusive de financement alors que d’autres mesures urgentes – telles que l’achèvement des mesures d’urgence à San Lorenzo, San Jerónimo, San Fernando et aux forteresses de Santiago, la définition des limites et des zones tampons, et la mise en œuvre du plan de développement territorial et urbain de Portobelo – restent à mettre en œuvre.

Le projet de l’IDB prévoit principalement l’amélioration d’infrastructures et d’installations touristiques. Dans ce contexte, il conviendrait de rappeler que la pression exercée par le tourisme a été l’un des facteurs qui ont conduit à l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, et qu’une approche intégrale de la conservation et de la gestion du bien est nécessaire, tout particulièrement s’agissant de l’impact potentiel du projet de centre d’accueil des visiteurs à San Lorenzo. De plus, l’organisation d’activités de renforcement des capacités dans les communautés environnantes, visant à identifier des opportunités économiques en faveur de l’écotourisme et du tourisme culturel, devrait être privilégiée, ces opportunités constituant un moyen de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie et étant tout à fait cohérentes avec les mesures de conservation telles que prévues dans le DSOCR adopté. En outre, il est opportun de rappeler à l’État partie que les nouvelles constructions susceptibles d’avoir un impact sur la VUE du bien devraient faire l’objet d’une communication au Centre du patrimoine mondial avant que des décisions irréversibles ne soient prises, conformément au paragraphe 172 des Orientations.

Enfin, un nombre considérable de mesures correctives prévues pour 2018 demeurent inachevées, telles que :

Il s’agit là de mesures correctives essentielles qui sont en attente de mise en œuvre depuis de nombreuses années et sans lesquelles on ne saurait parvenir au DSOCR. Il est donc recommandé que le Comité prie également instamment l’État partie de traiter ces questions à titre prioritaire, en particulier en ce qui concerne la définition et la protection de zones tampons pour l’ensemble du bien et la préparation d’un plan de gestion intégral.

Décision adoptée: 43 COM 7A.50

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7A.9, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Prend note du rapport sur l’état de conservation soumis par l’État partie et des conclusions de la mission consultative de 2018 de l’ICOMOS ;
  4. Félicite chaleureusement l’État partie pour son effort soutenu, sur une période de presque quinze ans, dans la mise en œuvre d’un ensemble très complet de mesures correctives ;
  5. Considère que l’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), tel que défini par la décision 37 COM 7A.37, a été atteint de manière satisfaisante, en particulier au regard des interventions de conservation, de l’adoption d’un plan de conservation et stratégie de conservation, des mécanismes de gestion efficaces et de la mise en œuvre d’un plan de gestion, des mesures de protection et de sécurité pour le site et les visiteurs, de l’interprétation du site, et de l’identification et protection efficace de la zone tampon ;
  6. Recommande à l’État partie de prendre en compte les recommandations de la mission de 2018, en particulier en ce qui concerne la préparation du plan de gestion actualisé pour 2019-2023 et les mesures de conservation préventive engagées ;
  7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021 ;
  8. Décide de retirer les Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (Chili) de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 43 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/19/43.COM/7A, WHC/19/43.COM/7A.Add, WHC/19/43.COM/7A.Add.2, WHC/19/43.COM/7A.Add.3 et WHC/19/43.COM/7A.Add.3.Corr),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :