1.         Liverpool – Port marchand (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) (C 1150)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2012-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Projet d’aménagement « Liverpool Waters »

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

En cours 

Mesures correctives identifiées

En cours de rédaction

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Pas encore identifié

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1150/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1150/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Octobre 2006 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; novembre 2011 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; février 2015 : mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1150/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le rapport indique également que, de l'avis de l'État partie, les aménagements réalisés jusqu'à présent dans les eaux de Liverpool n'ont pas causé de dommages à la VUE et que Peel Holdings (le promoteur de Liverpool Waters) ne mettra pas pleinement en œuvre le schéma directeur illustratif qui accompagnait l'autorisation d’aménagement de 2013. Le rapport souligne en outre qu'aucun permis de construire pour des développements susceptibles d'avoir un impact négatif n'a été accordé, à l'exception de l'autorisation générale pour Liverpool Waters, qui a été guidée par le SPD 2009 qui doit être révisé en 2018. La DSOCR cherche à s'assurer que des mesures correctives prévenant les dommages potentiels à la VUE à l'avenir soient mises en place.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le DSOCR de janvier 2018 et sa révision (avril 2018) suite à l'examen technique de l'ICOMOS (mars 2018) montrent une amélioration importante de l'approche et de l'orientation par rapport aux précédents projets de DSOCR. La DSOCR décrit les attributs généraux du bien, qui contribuent à sa VUE, et reconnaît l'importance de leur protection, ainsi que l'importance du contexte du bien et de sa zone tampon. Sept objectifs sont définis pour « l'état de conservation souhaité pour le retrait » et accompagnés d’une proposition de dix mesures correctives, ainsi que d'un calendrier de mise en œuvre et d'indicateurs de progrès.

Il est encourageant que Peel Holdings (promoteur de Liverpool Waters) ait confirmé récemment à LCC qu'il était peu probable que le projet se présente sous la même forme que l’avant-projet de planification (2013-2042), et qu'un nouveau processus de plan directeur avait commencé à prendre en compte les considérations patrimoniales, y compris l'approche de HUL.

Le DSOCR proposé fournit une indication claire de l'intention de l'État partie ; cependant, comme l'État partie l'a lui-même prévu, le DSOCR et les mesures correctives ne sont pas encore achevés et ne se présentent donc pas sous une forme permettant au Comité d’envisager son adoption, comme demandé dans la décision 41 COM 7A.22. En particulier, l'actuel projet de DSOCR ne contient pas encore assez d'engagements précis concernant les contrôles du développement (y compris le contrôle des perspectives particulières et de la ligne d'horizon) et la réduction du permis d'urbanisme existant pour supprimer les menaces à l'authenticité et à l'intégrité (et donc à la valeur universelle exceptionnelle) du bien. Le DSOCR, tel qu'actuellement proposé, s'appuie fortement sur les documents d'orientation à venir, qui sont en cours en préparation, comme le plan local, les plans directeurs de quartier, la politique de hauteur (ligne d’horizon) et la révision proposée du SPD. Par conséquent, afin de procéder à une évaluation complète de l'adéquation du DSCOR proposé, il est nécessaire d'évaluer le contenu de ces documents et d'obtenir un engagement clair de l'État partie à limiter l’importance, l'emplacement et la taille de la forme construite autorisée, comme demandé spécifiquement dans la décision 41 COM 7A.22.

Afin que le Comité du patrimoine mondial envisage d'approuver un DSOCR final, l'État partie devrait envisager un procédé alternatif qui implique : 1) de définir d'abord le résultat spécifique souhaité, sur lequel le plan local, la politique sur la hauteur des édifices (ligne d’horizon), le SPD et les plans directeurs de quartier pourraient alors s’aligner et 2) que ces documents soient ensuite revus avec la proposition de DSOCR. Ces documents devraient être examinés et approuvés par le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS avant d'être approuvés par les organes de l'État partie concernés et adoptés par le conseil municipal de Liverpool. De plus, il est recommandé au Comité de réitérer sa précédente demande à l'État partie d'adopter un moratoire pour les nouveaux bâtiments à l'intérieur du bien et de sa zone tampon, jusqu'à ce que le DSOCR soit complètement finalisé et approuvé.

Décision adoptée: 42 COM 7A.7

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 37 COM 7A.35, 38 COM 7A.19, 39 COM 7A.43, 40 COM 7A.31 et 41 COM 7A.22, adoptées respectivement à ses 37e (Phnom Penh, 2013), 38e (Doha, 2014), 39e (Bonn, 2015), 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) et 41e (Cracovie, 2017) sessions,
  3. Rappelle qu'il a exprimé à plusieurs reprises ses vives préoccupations quant à l'impact des projets d’aménagement de Liverpool Waters sous la forme présentée dans l'avant-projet de planification approuvé (2013-2042) ;
  4. Reconnaît l'engagement croissant de la société civile en faveur du bien du patrimoine mondial et de son statut, notamment de la part de l'organisation " Engage Liverpool " ;
  5. Tout en notant le fait que l’État partie a proposé un projet d'état de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), comprenant un ensemble de mesures correctives, un calendrier de mise en œuvre, ainsi que des indicateurs ; note que l'évaluation complète du DSOCR proposée par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives n'est pas possible à ce stade, car le DSOCR n'est pas encore complet et repose sur le contenu de documents supplémentaires, qui doivent encore être préparés par l'État partie, y compris le plan local, le document de planification supplémentaire révisé, les plans directeurs de quartier et la politique sur la hauteur des édifices (ligne d’horizon) ;
  6. Note également que Peel Holdings (promoteur de Liverpool Waters) a récemment confirmé au conseil municipal de Liverpool (LCC) qu'il était peu probable que le projet se présente sous la même forme que l’avant-projet de planification approuvé, et que Peel Holdings entreprend un examen complet du projet et élabore de nouveaux plans directeurs de quartier en tenant pleinement compte des considérations patrimoniales et des commentaires du Comité du patrimoine mondial ;
  7. Réitère sa précédente demande à l'État partie d'adopter un moratoire pour les nouveaux bâtiments à l'intérieur du bien et de sa zone tampon, jusqu'à ce que le plan local, le document de planification supplémentaire révisé, les plans directeurs de quartier et la politique sur la hauteur des édifices (ligne d'horizon) soient examinés attentivement et approuvés par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et que le DSOCR soit complètement finalisé et approuvé par le Comité du patrimoine mondial ;
  8. Demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial le plan local, le document de planification supplémentaire révisé, les plans directeurs de quartier et la politique sur la hauteur des édifices (ligne d'horizon), ou tout autre document pertinent, pour examen préliminaire par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  9. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2019, un DSOCR révisé et un rapport sur l'état de conservation du bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019 et rappelle dans ce contexte sa position exprimée dans la décision 41 COM 7A.22 – paragraphe 11, au cas où l'État partie ne :
    1. fournirait pas des engagements véritables quant à la limitation de l’importance, de l'emplacement et de la taille de la forme construite autorisée,
    2. relierait pas la vision stratégique de l’aménagement de la ville à un document d’urbanisme réglementaire,
    3. soumettrait pas un DSOCR complet et des mesures correctives sous une forme permettant au Comité d’en envisager l’adoption ;
  10. Décide de maintenir Liverpool – Port marchand (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 42 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/18/42.COM/7A, WHC/18/42.COM/7A.Add et WHC/18/42.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :