1.         Ville historique de Djeddah, la porte de La Mecque (Arabie saoudite) (C 1361)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2014

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1361/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1361/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1361/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

L’État partie a soumis le 27 novembre 2017 un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1361/documents, qui donne des informations sur les avancées effectuées dans la mise en œuvre de la décision adoptée par le Comité à sa 40e session comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

D’importantes avancées ont été réalisées s’agissant de la base de données des édifices historiques avec la constitution en cours d’une base de données 3D. Toutefois, aucune information détaillée demandée par le Comité n’a été fournie pour savoir si ces données comprendront d’autres attributs relatifs à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) comme les maisons-tours, d’autres maisons urbaines, les wikala, les mosquées et les zawiya.

L’État partie n’a pas soumis la stratégie de conservation globale demandée par le Comité. Bien que les efforts de l’État partie pour entreprendre des projets de conservation au sein du bien soient louables, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de fournir des informations détaillées sur les travaux réalisés et les plans et stratégies qui seraient mis en place, en particulier pour les édifices qui connaissent un risque d’effondrement. De plus, il est également recommandé que le Comité demande à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial des informations techniques sur la restauration et/ou les projets de conservation d’édifices emblématiques comme la mosquée Al-Me’mar, pour examen par les Organisations consultatives. De manière générale, les pratiques de conservation et de restauration doivent respecter l’authenticité des édifices et du tissu historiques.

L’État partie a fourni des explications détaillées sur le cadre légal et les responsabilités institutionnelles, et sur les initiatives prises pour établir et incorporer l’approche PUH dans la gestion du bien ; il a aussi mis en place des indicateurs de conservation urbaine/architecturale et d’aménagement sur le sujet.

L’État partie a également signalé qu’une EIP a été menée pour la ville historique de Djeddah, mais cette évaluation n’a pas été soumise au Centre du patrimoine mondial. Cette EIP semble avoir été préparée afin de faciliter les « plans de mise en œuvre » pour le bien plutôt que d’être un outil d’évaluation de projets particuliers. Il est souhaitable que la préparation des EIP s’agissant de projets importants fasse également partie du cadre de gestion du bien.

L’État partie a aussi pris plusieurs mesures d’atténuation des risques pour prévenir les incendies au sein du bien mais il doit toujours fournir un plan de prévention et de gestion des risques. Il est par conséquent recommandé que le Comité demande à l’État partie d’envoyer au Centre du patrimoine mondial des informations détaillées sur les initiatives mentionnées ci-dessus, pour examen par les Organisations consultatives. 

Décision adoptée: 42 COM 7B.58

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.27 adoptée à sa 40session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Félicite l’État partie de ses avancées importantes pour finaliser une base de données détaillée des édifices situés au sein du bien et l’encourage à poursuivre ses efforts pour inclure dans cette base de données tous les attributs relatifs à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, y compris son tissu urbain ;
  4. Accueille favorablement l’engagement de l’État partie en faveur d’une méthode de gestion plus globale du bien et l’adoption d’instruments légaux et de mesures institutionnelles qui assureront l’amélioration de la protection, de la conservation et de la gestion, ainsi que les premières étapes en faveur de l’approche centrée sur le paysage historique urbain (PUH) pour la gestion du bien ;
  5. Encourage également l’État partie à développer plus avant une stratégie de conservation intégrée pour le bien, y compris des études d’évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) préparées conformément au Guide pour les EIP appliquées aux biens du patrimoine mondial (ICOMOS) qui concerneront les projets importants au sein du bien ;
  6. Note les efforts entrepris par l’État partie pour prévenir les risques d’incendie et lui demande d’intégrer ces mesures dans un plan de préparation aux risques pour le bien ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives :
    1. Des informations détaillées sur tous les plans, projets et stratégies entrepris au sein du bien, en particulier sur les édifices emblématiques et ceux qui connaissent un risque d’effondrement, conformément au paragraphe 172 des Orientations,
    2. L’évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) qui a été préparée pour le bien,
    3. La stratégie de conservation intégrée pour le bien, y compris le cadre des EIP pour les projets spécifiques,
    4. Le plan de prévention et de gestion des risques pour le bien ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.