1.         Meidan Emam, Ispahan (Iran (République islamique d')) (C 115)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (i)(v)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/115/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1986-2001)
Montant total approuvé : 13 321 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/115/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé: 5 710 euros (Convention France – UNESCO)

Missions de suivi antérieures

Juillet 2002 : mission de suivi réactif conjointe de la Convention France-UNESCO et de l'ICOMOS ; octobre 2002 : mission conjointe du Centre du patrimoine mondial et de la Banque mondiale ; juin 2004 et mai 2005 : missions de conseil du Bureau de l’UNESCO à Téhéran ; mai 2006 : mission du Centre du patrimoine mondial ; juin et décembre 2006, avril 2007, octobre 2008 et octobre 2009 : missions de conseil du Bureau de l’UNESCO à Téhéran ; mars 2010 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; mai 2013 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/115/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

L’État partie à soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 30 novembre 2016, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/115/documents, qui donne les informations suivantes sur les recommandations faites par le Comité à sa 39e session :

Comme demandé par le Comité dans sa décision 39 COM 7B.67 (Bonn, 2015), l’État partie a également soumis un projet de clarification des limites du bien, pour examen par les Organisations consultatives.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les efforts déployés par l'État partie pour répondre aux questions soulevées par le Comité concernant la ligne de métro n°2 sont reconnus et appréciés. Le déplacement du tracé de la ligne de métro n° 2 à une distance de 350m à l’extérieur du bien est une étape positive et il faut espérer que toutes les mesures d'atténuation, y compris l'investigation et la surveillance des monuments, continueront d’être prises en compte dans les activités de percement des galeries souterraines, afin de s’assurer que ces travaux n’aient aucun impact négatif sur le bien.

Même si les efforts des autorités en termes de mesures de conservation et de réhabilitation sont louables, il est difficile de savoir si elles reposent sur le projet de Plan de gestion et de conservation ou sur le Plan directeur d'Ispahan. De plus, aucune information sur l’élaboration d'une stratégie systématique de préparation aux risques n'a été fournie, malgré la demande du Comité à sa 39e session. Il est donc recommandé au Comité de réitérer sa demande à l'État partie de soumettre le projet de Plan de gestion et de conservation pour recueillir les commentaires des Organisations consultatives, avant sa finalisation.

Une étude d'évaluation de la vulnérabilité du bien face à des catastrophes, telles que tremblements de terre ou incendies, doit également être menée, en vue d'élaborer une stratégie systématique de réduction des risques de catastrophes et de l'intégrer au plan de gestion et de conservation.

Des informations plus détaillées sur le développement de la structure spatiale pour les touristes piétons dans le bien devraient être envoyées au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, avant le commencement des travaux.

Enfin, l'État partie rend compte très brièvement de la planification de la réorganisation du système d’égouts. Il est donc recommandé au Comité de demander à l'État partie de fournir des informations plus détaillées sur la réorganisation du système d'égouts dans le bien et sa zone tampon.

Décision adoptée: 41 COM 7B.92

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.67, adoptée à sa 39e session (Bonn,2015),
  3. Apprécie les efforts déployés par l’État partie pour déplacer l’itinéraire de la ligne de métro n°2 à l’extérieur du bien et demande à l’État partie de veiller à ce que toutes les mesures d’atténuation, ainsi que l’investigation et la surveillance des monuments, continuent d’être prises en compte lors du percement des galeries souterraines, afin de s’assurer que ces travaux n’entraînent aucun impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Réitère sa demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial le projet du Plan de conservation et de gestion, avant sa finalisation, pour examen par les Organisations consultatives, de mener une étude d’évaluation de la vulnérabilité du bien face à des catastrophes, telles que tremblements de terre ou incendies, et d’élaborer une stratégie systématique de réduction des risques de catastrophes et de l’intégrer au Plan de conservation et de gestion ;
  5. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives avant toute poursuite des travaux :
    1. des informations sur le développement de la structure spatiale des voies piétonnes pour les visiteurs du bien,
    2. des informations détaillées sur la réorganisation du système d’égouts dans le bien et sa zone tampon ;
  6. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.