1.         Ville historique de Grand-Bassam (Côte d'Ivoire) (C 1322rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2012

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1322/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2015-2015)
Montant total approuvé : 5 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1322/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé: 57 734 dollars EU de la Convention France-UNESCO 

Missions de suivi antérieures

2013 et 2014 : Mission d’assistance technique dans le cadre de l’accord de coopération France-UNESCO en 2013 sur la gestion du bien et en 2014 sur la restauration de l’ancien Palais de Justice; Mission d’assistance technique dans le cadre du projet AfriCAP2016 financé par l'Union Européenne dans le cadre du programme ACP Cultures+

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1322/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 29 novembre 2016, l’État partie a envoyé un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible sur https://whc.unesco.org/fr/list/1322/documents/. Ce rapport fait état des progrès réalisés sur un certain nombre de problèmes de conservation abordés par le Comité à ses sessions précédentes qui sont les suivants :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le rapport de l'État partie apporte des informations concrètes sur les actions entreprises depuis 2015, notamment concernant les projets de restauration en cours et à venir, l'inventaire des édifices, le renforcement des capacités, la mobilisation des fonds ou encore les initiatives pour l'assainissement et la salubrité du site. Le rapport réaffirme l'engagement de l'État partie pour la conservation et la valorisation du bien.

La documentation extensive annexée au rapport permet d'apprécier plus en détail les projets de restauration de la MPC et du Palais de Justice, d'aménagement du boulevard Treich-Laplène, ainsi que le travail d'inventaire mené sur l'état foncier du bien.

Il convient de saluer le fait que les mesures initiées suite à l'inscription du bien aient été poursuivies et continuent de bénéficier d'assistance pour la restauration et la conservation d'édifices publics et privés dans le cadre de coopérations internationales et de programmes comme AfriCAP2016, permettant d'appuyer des programmes de formation. Il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à poursuivre ces programmes, assurant une pérennisation et une capitalisation sur ces mesures.

Le travail mené sur l'état foncier à travers l'inventaire et la recherche documentaire, impliquant plusieurs partenaires universitaires nationaux et internationaux, tout comme la méthodologie mise en place pour formuler les priorités de restauration sont également appréciés. Il convient d'approfondir la recherche documentaire sur le bien, d'assurer que l'inventaire soit tenu à jour et de régulièrement vérifier l'applicabilité des textes règlementaires pour une conservation et gestion durable et efficace du bien.

Le rapport soulève de nouveau la problématique de l'assainissement et de la salubrité du bien en soulignant notamment le recours au savoir-faire traditionnel des pêcheurs du village N'zima pour empêcher l'enracinement des plantes aquatiques. Il fait aussi état d'initiatives mobilisant la communauté locale autour de projets dans le cadre de partenariats public-privé. Cette approche est louable et il est nécessaire de renforcer la promotion, la valorisation et la sensibilisation de la communauté locale pour une plus grande appropriation de la conservation du bien par la communauté. Dans ce sens la création d'une régie de recettes au sein de la MPC est une mesure positive et indicative de l'engagement de la communauté en assurant à la fois la mobilisation et la gestion des fonds, tout comme les évènements artistiques et culturels visant à promouvoir le bien.

Concernant le projet de réouverture de l'embouchure du fleuve Comoé, des rapports antérieurs ont déjà soulevé les bénéfices attendus d'une telle mesure sur l'écosystème ainsi que l'impact socio-écologique important, permettant notamment le retour de l’activité de pêche dans la lagune. Le rapport confirme que ce projet est toujours d'actualité et il est recommandé que le Comité demande à l'État partie de le tenir informé de sa mise en œuvre et de son impact.

Les efforts déployés pour la promotion du bien à travers l'installation de panneaux d'information dans la ville et les campagnes de sensibilisation et de promotion dans le but de renforcer l'attractivité auprès des touristes sont appréciés.

L'État partie est conscient des contraintes anthropiques et naturelles persistantes telles que l'extraction de sable, les constructions illégales, l'érosion côtière, le fort taux d'humidité, entre autres qui pèsent à moyen et long terme sur le bien. Il est important que ces facteurs soient pris en compte dans la planification des actions de conservation, et il convient plus particulièrement de développer davantage des mesures pour lutter contre l'érosion côtière.

Décision adoptée: 41 COM 7B.67

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 36 COM 8B.17, 37 COM 7B.37 et 39 COM 7B.38, adoptées respectivement à ses 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013) et 39e (Bonn, 2015) sessions,
  3. Félicite l'État partie pour la mise en œuvre des mesures de conservation et de valorisation en réponse aux points soulevés par le Comité dans ses décisions antérieures, notamment la décision 39 COM 7B.38 ;
  4. Prend note avec satisfaction de la poursuite des partenariats internationaux, en particulier pour les formations en matière de conservation et de gestion, ainsi que de l'implication et la mobilisation des communautés locales et des efforts déployés pour la promotion du bien ;
  5. Encourage l'État partie à continuer de mettre en œuvre les actions spécifiques demandées par le Comité dans ses décisions précédentes et reflétées dans le plan d'action visant à renforcer la protection et la conservation du bien, à approfondir la recherche documentaire sur le bien, à tenir à jour l'inventaire et à régulièrement vérifier l'applicabilité des textes règlementaires pour une conservation et gestion durable et efficace du bien ;
  6. Demande à l'État partie de tenir le Comité informé de la mise en œuvre de projets majeurs, à savoir la restauration conforme de l’ancien Palais de Justice, la restauration de la Maison du patrimoine culturel de Grand-Bassam, les projets d'aménagement de la voirie du bien, les projets opérationnels dans le cadre de l'application du schéma directeur d'assainissement, ainsi que la réouverture de l'embouchure du fleuve, et rappelle à l'État partie la nécessité d’informer le Comité, à travers le Centre du patrimoine mondial, de tout projet futur susceptible de potentiellement affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, incluant son authenticité ou intégrité, conformément au paragraphe 172 des Orientations, avant que des décisions difficilement réversibles ne soient prises ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés.