1.         Parc Maloti-Drakensberg (Lesotho,Afrique du Sud) (C/N 985bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2000

Critères  (i)(iii)(vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/985/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2014-2014)
Montant total approuvé : 20 736 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/985/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : en 2015, le bien a reçu une dotation de 50.000 dollars EU dans le cadre du Programme sur le Patrimoine mondial et le tourisme durable de l’UNESCO (Fonds-en-dépôt des Flandres) ; en 2016-2017, 40 000 dollars EU pour un projet de gestion communautaire COMPACT (Fonds en dépôt des Pays-Bas)

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/985/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Les États parties ont soumis un rapport conjoint sur l’état de conservation du bien en décembre 2016, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/985/documents/. Les progrès réalisés dans un certain nombre de problèmes de conservation soulevés par le Comité à ses précédentes sessions sont présentés dans le rapport comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Les progrès importants réalisés dans la préparation de l'Etude sur l'art rupestre et archéologique de base, basé sur des recherches et une documentation approfondies et l’étude sur la contribution culturelle potentielle d’éléments de paysages sont noté avec appréciation ; il serait approprié que ces travaux soient transcrits dans une Déclaration actualisée de valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien comme cela avait été envisagé à l’origine et reflétés dans un Plan de gestion conjointe Maloti-Drakensberg révisé.

Reconnaissant que des progrès importants ont été réalisés en matière de formation du personnel, en particulier grâce au projet sur l'art rupestre susmentionné, il est toujours nécessaire d’améliorer la formation afin de créer des capacités adéquates dans l’État partie du Lesotho pour mettre en œuvre les résultats et les recommandations découlant des travaux de recherches et d’inventaire. A ce stade, il est approprié que le moratoire sur les interventions de conservation non-urgentes soit prorogé dans les sites d'art rupestre.

La haute priorité accordée au développement du projet de loi sur la conservation de la biodiversité (précédemment intitulé projet de loi sur la gestion de ressources de la biodiversité) a été bien accueillie par le Comité dans sa décision 39 COM 7B.33, mais cette loi n’en est encore qu’au stade de projet. Il est recommandé que le Comité encourage l'État partie du Lesotho à accélérer l'élaboration de ce projet de loi de manière urgente.

Des progrès réalisés dans le développement de Plans de gestion intégrés pour les incendies et les espèces exotiques envahissantes et le patrimoine culturel ainsi que des dispositions de ressources pour leur mise en œuvre sont appréciés. Toutefois, rappelant que le Plan de gestion conjointe du bien a expiré en 2013 et que le Comité a demandé aux États parties d’actualiser ce plan de gestion en y ajoutant entre autres la gestion des incendies et des espèces exotiques envahissantes, il est difficile de déterminer si le Plan de gestion conjointe du bien est un document indépendant des Plans de gestion des incendies, des espèces exotiques envahissantes et du patrimoine culturel. S’ils étaient développés indépendamment l’un de l’autre, il est recommandé que le Comité demande aux États parties de soumettre également une actualisation du Plan de gestion conjointe Maloti-Drakensberg qui prenne en compte la gestion des points de vue naturel et culturel, ainsi que les Plans de gestion des incendies, des espèces exotiques envahissantes et du patrimoine culturel, au Centre du patrimoine mondial pour examen par les organisations consultatives dès qu’ils seront disponibles.

Il est appréciable qu’une stratégie de tourisme durable pour le bien soit en cours de finalisation et qu’un programme de conservation communautaire soit bientôt lancé. Il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à mener les consultations nécessaires auprès des parties prenantes afin de finaliser ces programmes et de mettre en cohérence chaque document avec le cadre de gestion globale mentionné ci-dessus. De même, les efforts actuels pour délimiter la zone tampon en Afrique du Sud par un processus de consultation sont notés. Rappelant que les communautés locales ont été consultées dès les premières phases de développement, il est important qu’elles continuent d’être impliquées dans les processus de prise de décision et que les progrès soient communiqués de manière transparente et parfaitement inclusive.

Il est bien noté que l’État partie d’Afrique du Sud a confirmé sa volonté d’évaluer les impacts potentiels du projet de téléphérique conformément aux orientations de l’UICN et de l’ICOMOS. Il est important que l’EIE et l’EIP soient soumises au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives aussitôt qu’elles seront disponibles et avant que des décisions difficilement réversibles ne soient prises, conformément au paragraphe 172 des Orientations.

Décision adoptée: 41 COM 7B.38

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 37 COM 8B.18 et 39 COM 7B.33, adoptée à sa 37e (Phnom Penh, 2013), et sa 39e (Bonn, 2015) sessions respectivement,
  3. Prend note des progrès rapportés par les États parties sur les points suivants :
    1. Préparation d’un Plan conjoint de gestion des incendies et d’un Plan de gestion des espèces exotiques et envahissantes,
    2. Achèvement de l’Histoire orale du parc national de Sehlabathebe, du Plan de gestion du patrimoine culturel du parc national de Sehlabathebe et de l'Etude sur l'art rupestre et archéologique de base du parc national de Sehlabathebe,
    3. Progrès réalisés dans la formation du personnel et le développement d’un plan conjoint de gestion du patrimoine culturel,
    4. Finalisation d’une stratégie de tourisme durable et lancement d’un programme de conservation communautaire ;
  4. Demande aux États parties de finaliser les documents ci-dessus mentionnés par des consultations appropriées menées avec les parties prenantes, de les mettre en cohérence avec le cadre de gestion conjointe Maloti-Drakensberg et de les soumettre tous au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Accueille favorablement la collaboration transnationale permanente et les efforts tendant à établir une zone tampon au sud du parc national de Sehlabathebe, et réitère sa demande aux États parties de poursuivre le processus d’implication des communautés locales et de soumettre au Centre du patrimoine mondial une demande de modification mineure des délimitations afin de reconnaître les zones tampon aussitôt qu’elles auront été formalisées ;
  6. Félicite l’État partie du Lesotho pour la préparation de l'Etude sur l'art rupestre et archéologique de base et l’étude sur la contribution culturelle potentielle des éléments de paysages et demande également à l’État partie du Lesotho de préparer et soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, un programme de mise en œuvre des recommandations de l'Etude sur l'art rupestre et archéologique de base ;
  7. Demande en outre aux États parties d’examiner les conclusions de ces études, en vue d’affiner la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et d’incorporer des données dans le Plan de gestion conjointe Maloti-Drakensberg révisé ;
  8. Encourage l’État partie du Lesotho à poursuivre et étendre la formation du personnel dans le cadre de la base de gestion de Sehlabathebe et accélérer la mise au point du projet de loi sur la conservation de la biodiversité et lui demande par ailleurs de fournir une copie de ce projet de loi au Centre du patrimoine mondial aussitôt qu’il sera approuvé ;
  9. Réitère également sa demande aux États parties que le moratoire sur les interventions de conservation non-urgentes soit prorogé dans les sites d'art rupestre, dans l’attente de l’achèvement du programme de formation et de la création d’un programme de mise en œuvre des recommandations de l'Etude sur l'art rupestre et archéologique de base du parc national de Sehlabathebe
  10. Note également que l’État partie d’Afrique du Sud a renouvelé son engagement à mener une évaluation d’impact environnemental (EIE) du projet de téléphérique comprenant une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP), conformément aux guides de l’UICN et de l’ICOMOS et réitère en outre sa demande à l’État partie d’Afrique du Sud de soumettre les évaluations achevées, assorties d’une section spécifique visant l’impact potentiel du projet de téléphérique sur la VUE, au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives avant que des décisions difficilement réversibles ne soient prises, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  11. Demande enfin aux États parties de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport conjoint actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.