1.         Parc national de Taï (Côte d'Ivoire) (N 195)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1982

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/195/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1983-2013)
Montant total approuvé : 139 995 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/195/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

2006 : mission conjointe de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial/UICN 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/195/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 11 novembre 2016, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/195/documents/, qui mentionne les points suivants :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Les avancées de l’État partie en matière de contrôle et d’élimination de l’orpaillage grâce au soutien du comité consultatif régional, la diminution importante des cas recensés et la fermeture des sites repérés sont accueillies favorablement. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de poursuivre ses efforts en vue d’éliminer l’orpaillage au sein du bien.

Les efforts accrus de patrouille de surveillance du braconnage et d’autres activités illégales au sein du bien et la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle s’appuyant sur de multiples outils et méthodes sont accueillis favorablement. Néanmoins, il est préoccupant que ces activités illégales constituent toujours des menaces majeures pour la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. Même si l’on peut noter la stabilisation des espèces sauvages principales, une décomposition plus fine par espèces des données sur les singes et les céphalophes est nécessaire. La levée de l’interdiction portant sur la consommation de viande d’animaux sauvages est particulièrement préoccupante en ce qu’elle a conduit à une augmentation du braconnage en 2016. Cela requiert l’intervention urgente de l’État partie afin de prendre des mesures face à la chasse de subsistance locale et au commerce illégal de viande d’animaux sauvages, y compris au niveau des chasseurs, des trafiquants et des consommateurs. Un plan d’action est nécessaire pour dégager des mesures d’incitation économiques alternatives et sensibiliser, tout en augmentant les patrouilles et en appliquant la loi.

Il est regrettable que le décret d’extension du parc national n’ait toujours pas été signé et que la demande de modification des limites n’ait par conséquent pas été soumise. Cette question en suspens devient pressante car l’une des nécessités à l’origine de l’alignement du bien avec le parc national était une délimitation et une gestion claires.

Décision adoptée: 41 COM 7B.20

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision38 COM 7B.89, adoptée à sa 38esession (Doha, 2014),
  3. Accueille favorablement les avancées effectuées par l’État partie en faveur du contrôle et de l’élimination de l’orpaillage avec l’aide du comité consultatif régional, réitère sa position sur le fait que l’exploration et l’exploitation minières sont incompatibles avec le statut de patrimoine mondial, politique soutenue par la déclaration de position du Conseil international des mines et métaux (ICMM) de ne pas entreprendre de telles activités au sein des biens du patrimoine mondial, et demande à l’État partie de poursuivre ses efforts afin d’éliminer cette menace au sein du bien ;
  4. Accueille aussi favorablement les efforts accrus de patrouille et la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle pour améliorer la surveillance du braconnage et d’autres activités illégales, y compris l’utilisation du Spatial Monitoring and Reporting Tool (SMART — outil de suivi spatial et de reporting), mais, notant avec préoccupation l’augmentation signalée du braconnage après la levée de l’interdiction portant sur la consommation de viande d’animaux sauvages, demande également à l’État partie de prendre des mesures urgentes face à la chasse de subsistance locale et au commerce illégal de viande d’animaux sauvages, et ce, au niveau des chasseurs, des trafiquants et des consommateurs ;
  5. Réitère à nouveau sa demande à l’État partie de publier dès que possible le décret qui formalise l’extension du parc afin d’aligner les limites du bien avec celles du parc national et de permettre ainsi une gestion plus efficace, et de soumettre, une fois qu’il sera publié, une modification des limites du bien au Centre du patrimoine mondial, pour adoption par le Comité du patrimoine mondial ;
  6. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.