1.         Cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra (Ukraine) (C 1411)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2013

Critères  (ii)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1411/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1411/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Menaces identifiées lors de l’inscription du bien en 2013 :

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1411/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Lors de l’inscription du bien en 2013, le Comité, prenant en considération le mauvais état de conservation des vestiges de la cité antique de Chersonèse Taurique, dont certaines sont extrêmement délabrées, a encouragé les États parties à fournir une coopération internationale afin d’aider à financer les besoins en conservation les plus urgents. Le Comité a recommandé que l’État partie soumette un rapport au Centre du patrimoine mondial en exposant les progrès accomplis dans la mise en œuvre de ses recommandations quant à l’état de conservation du bien. Aucun rapport sur l’état de conservation du bien n’a été présenté par l’État partie.

Dans ses lettres des 7 octobre, 30 octobre et 10 décembre 2015, la Délégation permanente de l’Ukraine a demandé à l’UNESCO de procéder à une évaluation de la situation de la « Cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra ».  

Le 26 janvier 2016, suite à la lettre susmentionnée reçue de la part des autorités ukrainiennes, le Centre du patrimoine mondial a demandé aux Organisations consultatives auprès du Comité du patrimoine mondial de fournir tout renseignement qu’elles seraient à même d’obtenir concernant l’évaluation de la situation dans la République autonome de Crimée (Ukraine) dans leurs domaines de compétence.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les partenaires de l’UNESCO, les ONG ou les autres organisations intergouvernementales concernées, y compris l’ICOMOS et l’ICCROM, n’ont signalé aucune menace pesant sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Le 24 mars 2016, la Directrice générale a convié, au siège de l’UNESCO, une réunion d’information sur la situation dans la République autonome de Crimée (Ukraine) pour les délégations permanentes, avec la participation de l’ICOMOS, Amnesty International, de l’OSCE et du HCDH.

Suite à la toute dernière décision du Conseil exécutif (199 EX/Décision 5 (I) E)) concernant la situation dans la République autonome de Crimée, le Centre du patrimoine mondial continue dans la mesure du possible à recueillir des informations sur l’état de conservation du bien. Les préoccupations dont ont fait part récemment les autorités ukrainiennes au sujet de l’état de conservation du bien sont suivies par le Secrétariat en consultation avec l’ICOMOS.

Le Comité du patrimoine mondial pourrait souhaiter demander à l’État partie d’inviter, dès que la situation le permet, une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/Organisations consultatives sur le bien, afin d’évaluer la nature et l’étendue des menaces éventuelles et de proposer les mesures à prendre.

Il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial appelle toutes les parties actuellement concernées par l’état de conservation du bien à s’abstenir de toute action susceptible d’endommager le bien et à remplir leurs obligations en vertu du droit international en prenant toutes les mesures de protection possibles pour le bien.

Décision adoptée: 40 COM 7B.62

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 8B.40, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Rappelant également les décisions 197 EX/5(II) et 199 EX/5(I.E) du Conseil exécutif de l’UNESCO,
  4. Prie instamment toutes les parties actuellement concernées par l’état de conservation du bien de s’abstenir de toute action qui entraînerait des dommages irréversibles pour le bien et de remplir leurs obligations en vertu du droit international en prenant toutes les mesures possibles pour protéger le bien ;
  5. Réitère ses recommandations formulées au moment de l’inscription, et plus précisément sa demande qui avait été faite d’étudier le paysage plus large de la chôra à l’aide de techniques de télédétection non destructives et d’images satellitaires ;
  6. Invite le Centre du patrimoine mondial à utiliser les techniques de télédétection pour le recueil d’informations sur l’état de conservation du bien ;
  7. Demande à l’État partie d’inviter, dès que la situation le permet, une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/Organisations consultatives sur le bien pour évaluer son état de conservation ;
  8. Réitère également sa demande préalable aux États parties à la Convention du patrimoine mondial de fournir une coopération internationale afin d’aider le Centre du patrimoine mondial à financer les activités de suivi et d’étude.