1.         Parc national de Pirin (Bulgarie) (N 225bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1983

Critères  (vii)(viii)(ix)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/225/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2004-2004)
Montant total approuvé : 15 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/225/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé: soutien financier du Programme de participation de l’UNESCO pour le développement d’une stratégie de tourisme durable (2010)

Missions de suivi antérieures

2002, 2004, 2011 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/225/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation le 12 décembre 2015, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/225/documents/.  

L’État partie confirme que le projet de plan de gestion pour le parc national de Pirin sera sujet aux procédures d’évaluation environnementale stratégique (EES) et d’évaluation appropriée (EA), comme demandé par le Comité du patrimoine mondial. Le projet de plan est en cours d’évaluation par le ministère de l’Environnement et de l’Eau (MEE). Ce projet devrait être renvoyé afin d’être approfondi car des incohérences ont été constatées entre le projet et les spécifications techniques approuvées par le ministère.

Il confirme également que tous les projets au sein de la zone tampon du bien sont évalués conformément à la législation bulgare et sont sujets à des évaluations d’impact environnemental (EIE) et des EA. La mise en œuvre des projets approuvés est contrôlée par la direction du parc national de Pirin (DPNP) et le MEE. Divers projets ont été approuvés en 2014 et 2015, principalement liés à l’entretien des équipements existants, au renforcement de la sécurité des visiteurs, à la qualité des services touristiques et à l’environnement. 

Conformément à la recommandation de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de suivi réactif de 2011, le tracé des limites du bien et de sa zone tampon a été effectué. S’agissant des autres recommandations de la mission, l’État partie donne les éléments suivants :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Les avancées effectuées par l’État partie dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de 2011 sont accueillies favorablement. Il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial demande à l’État partie de poursuivre ses efforts à cet égard et de mettre en œuvre toutes les recommandations qui sont en attente.

Les informations fournies par l’État partie selon lesquelles le projet de plan de gestion pour le parc national de Pirin sera sujet à une EES et une EA sont notées. Néanmoins, le fait que ce projet de plan de gestion ait été jugé par le MEE comme étant non conforme à ses prescriptions techniques est préoccupant. On notera également que des parties prenantes locales ont exprimé leur préoccupation durant le processus de consultation publique sur le plan de gestion, particulièrement au sujet de l’agrandissement prévu de zones où l’aménagement d’infrastructures touristiques serait autorisé. Des parties prenantes locales ont également exprimé leur préoccupation au sujet de la proposition d’amendement du contrat de concession du domaine skiable de Bansko. Toutefois, l’État partie ne donne aucun détail concernant ce contrat.

Dans sa décision 38 COM 7B.73, le Comité notait l’information précédemment fournie par l’État partie selon laquelle les aménagements supplémentaires au sein de la zone tampon du bien pourraient être considérés dans le cadre du nouveau plan de gestion. Dans son dernier rapport, l’État partie ne donne pas plus de détails sur ce qui est considéré dans le projet actuel ; néanmoins, il indique que divers projets ont été approuvés en 2014 et 2015. Bien que l’État partie indique que ces projets étaient liés à l’entretien d’équipements existants et à l’amélioration de la sécurité des visiteurs et de la qualité des services touristiques, certains projets listés dans le rapport semblent être de grande ampleur, comme l’extension du système d’enneigement artificiel et la reconstruction d’un téléski et d’une station de téléski existants. Leurs impacts cumulatifs doivent par conséquent être soigneusement évalués.

Il est fondamental que tout aménagement au sein du bien et de sa zone tampon soit guidé par une planification stratégique. Cela peut être réalisé grâce à la procédure prévue de revue du projet de plan de gestion à l’aune d’une EES. La situation actuelle est préoccupante en l’absence d’un tel document d’orientation stratégique. Il est indiqué que tout projet au sein de la zone tampon du bien est sujet à une EIE et une EA ; néanmoins, ces évaluations isolées peuvent ne pas prendre en compte les impacts cumulatifs de l’ensemble des projets sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et sur sa zone tampon ni les pressions provenant des zones environnantes. Il est par conséquent recommandé que le Comité prie instamment l’État partie de veiller à ce que le projet de plan de gestion soit révisé pour se conformer aux prescriptions définies par le MEE et soit évalué par une EES, et de n’approuver aucun aménagement supplémentaire au sein du bien ou de sa zone tampon avant la finalisation de ces procédures. Il est également recommandé que le Comité demande à l’État partie de soumettre, dès qu’ils seront disponibles et avant toute décision visant à finaliser le plan de gestion, les résultats de ces évaluations au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’UICN.

Décision adoptée: 40 COM 7B.93

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.73, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Accueille favorablement les avancées effectuées par l’État partie dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de 2011 et demande à l’État partie de pleinement mettre en œuvre toutes les recommandations qui sont en attente ;
  4. Accueille aussi favorablement la confirmation selon laquelle le projet de plan de gestion du parc national de Pirin sera sujet aux procédures d’évaluation environnementale stratégique (EES) et d’évaluation appropriée (EA), comme demandé dans sa décision 38 COM 7B.73, mais note avec préoccupation la conclusion du ministère de l’Environnement et de l’Eau selon laquelle le premier projet du plan de gestion n’était pas conforme aux prescriptions édictées par le ministère et a été par conséquent renvoyé pour révision ;
  5. Note les informations fournies par l’État partie selon lesquelles tout projet au sein de la zone tampon du bien est sujet à une évaluation environnementale stratégique (EES) et que les projets approuvés en 2014 et 2015 étaient principalement liés à l’entretien d’équipements existants et à l’amélioration de la sécurité des visiteurs et de la qualité des services touristiques ;
  6. Considère que tout futur aménagement au sein de la zone tampon doit être guidé par une planification stratégique, ce qui peut être réalisé en renforçant le plan de gestion grâce à la procédure d’EES, et demande également à l’État partie :
    1. de veiller à ce que le projet de plan de gestion soit révisé pour se conformer aux prescriptions énoncées par le ministère de l’Environnement et de l’Eau et soit évalué par les procédures d’une EES,
    2. de soumettre le plan de gestion et les résultats de son évaluation grâce à la procédure d’EES et de l’évaluation appropriée (EA) au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’UICN,
    3. tde fournir au Centre du patrimoine mondial des informations sur les autres processus en cours qui pourraient affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien,
    4. de n’approuver aucun aménagement au sein du bien ou de sa zone tampon avant que le projet de plan de gestion ait été sujet à la procédure d’EES et d’EA ;
  7. Appelle l’Etat partie à inviter, en 2017, une mission de conseil de l’UICN pour évaluer la mise en œuvre du plan de gestion et la préservation de la VUE du bien ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.