Depuis le tremblement de terre de 2006 à Yogyakarta, le gouvernement indonésien a effectué un travail de réhabilitation de la stabilité des structures des temples de Prambanan. Une équipe de l’Université japonaise de Tsukuba a également mené des recherches sur la restauration de ces temples. En outre, le Centre du patrimoine mondial a envoyé un spécialiste en constructions de monuments historiques pour effectuer des recherches et fournir des recommandations techniques pour les travaux de réhabilitation sur les temples endommagés. Le gouvernement indonésien et le Bureau de l’UNESCO à Jakarta ont organisé en commun des réunions d’experts internationaux pour la sauvegarde de Prambanan en 2007 et 2009.
Le tremblement de terre qui a frappé Yogyakarta et le centre de Java a causé de sérieux dommages à l’Ensemble de Prambanan, et notamment au temple de Shiva, qui a été le plus touché. En conséquence, à sa 33e session en 2009, le Comité du patrimoine mondial a instamment demandé au gouvernement indonésien de restaurer le temple de Shiva pour en assurer la préservation à long terme (décision 33 COM 7B.73).
Le 1er février 2011, un rapport sur l’état de conservation du bien a été soumis par l’État partie. Il fait état de l’avancement réalisé grâce aux activités de réhabilitation menées selon le plan d’action de mars 2007 défini par la réunion d’experts internationaux ; il décrit aussi en détail les activités entreprises en matière de renforcement des capacités, de sensibilisation et de gestion des visiteurs.
a) Travaux de recherche et de restauration
Le rapport de l’État partie évoquait également les activités de recherche et de suivi menées sur les temples de Sewu et Prambanan. Ces activités incluent la réalisation d’un levé des courbes de niveau du terrain pour étudier le système de drainage, l’analyse de la stabilité des structures de Prambanan, et l’évaluation de la planification des travaux de réhabilitation non encore mis en œuvre.
Des travaux de restauration ont déjà été effectués et se poursuivent sur les deux sites. Toutefois, malgré l’importance de la préservation du site et la nécessité de mettre en place des mécanismes de développement durable, plusieurs projets prévus ont été retardés par manque de ressources financières et humaines – éléments essentiels à la conservation à long terme au niveau local/national. Depuis 2010, des experts cherchent les meilleurs moyens de sauver les ensembles de temples. On constate un certain désaccord quant à la meilleure manière de réhabiliter le temple de Shiva et d’en renforcer la structure. Le gouvernement a demandé à des experts internationaux et nationaux une méthode adaptée pour assurer la préservation à long terme du temple de Shiva.
b) Renforcement des capacités et sensibilisation
Le rapport de l’État partie décrivait également en détail neuf activités de renforcement des capacités, dont un « Cours régional de formation en conservation et restauration » d’un mois et un atelier de « Conseils techniques en conservation de bâtiments traditionnels », tous deux sur place. Certaines de ces activités ont été entreprises avec l’aide de la communauté internationale, et plus particulièrement de l’Université de Tsukuba.
L’État partie a par ailleurs indiqué qu’un ensemble d’activités ont été entreprises pour sensibiliser les communautés locales, nationales et internationales. La plupart de ces activités sont destinées à des élèves du primaire et du secondaire et à des étudiants.
Il est également signalé qu’en raison des projets de réhabilitation en cours, certains temples sont actuellement fermés aux visiteurs ; d’autres restent ouverts à la visite et il convient de s’assurer que les activités des visiteurs de gênent pas les travaux de réhabilitation en cours.
c) Planification
Le Ministère de la Culture et du Tourisme a également organisé des réunions en décembre 2010 et mars 2011. La réunion de mars 2011 a conclu à l’état alarmant du temple de Shiva et elle a approuvé un programme de restauration sur huit ans (à partir de 2011) pour ce temple. Il a toutefois été décidé qu’aucune décision ne pouvait être encore prise quant à la nature de la restauration et qu’il fallait approfondir la recherche à cet égard. C’est dans ce but qu’une réunion internationale a été organisée par le gouvernement indonésien et le Bureau de l’UNESCO à Jakarta, du 30 mars au 1er avril 2011 à Yogyakarta, Indonésie. Objectif : définir des moyens de consolider les structures de l’Ensemble des temples de Prambanan pour en assurer la préservation à long terme. Les participants de l’atelier ont adopté une série de recommandations sur la restauration et le renforcement des structures, l’analyse des matériaux, le concept d’authenticité et les questions d’éducation et d’information ; ils ont cependant maintenu qu’il ne fallait prendre aucune mesure palliative avant de connaître exactement l’état du temple de Shiva.
d) Éruption volcanique du Merapi
Le 26 octobre 2010, l’éruption volcanique du Merapi a sérieusement menacé les milliers d’habitants vivant sur les pentes fertiles du volcan. Cette très importante éruption a recouvert de cendres volcaniques la région autour du bien du patrimoine mondial de l’Ensemble des temples de Borobudur. Les temples de Prambanan ont été légèrement recouverts de cendres volcaniques, rapidement nettoyées par le personnel de gestion du site. Bien que l’afflux de lave et de débris dans la rivière voisine après l’éruption volcanique ait été signalé par les médias locaux comme une menace potentielle pour le bien, la mission de l’UNESCO-Jakarta a constaté que l’ensemble des temples est bien protégé par de hauts murs le long de la rivière.
À la demande des autorités indonésiennes, la Directrice générale de l’UNESCO – par le biais du Centre du patrimoine mondial et du Bureau de l’UNESCO à Jakarta –, a lancé une initiative de sauvegarde d’urgence de Borobudur et Prambanan. Les objectifs d’ensemble incluent la réhabilitation des ensembles de temples et le renforcement et la promotion de la sauvegarde des moyens de subsistance des communautés locales affectées, grâce à leur engagement dans la réhabilitation du tourisme culturel et du secteur de l’industrie créative dans la région.