1.         Zone de gestion des Pitons (Sainte-Lucie) (N 1161)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (vii)(viii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1161/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2002-2002)
Montant total approuvé : 19 950 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1161/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mars 2010 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1161/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 21 décembre 2015, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1161/documents. Ce rapport présente les avancées comme suit :

Le 4 mai 2016, le Centre du patrimoine mondial a envoyé une lettre à l’État partie, concernant des informations provenant d’un tiers, ayant soulevé des inquiétudes sur la vente récente d’un terrain au sein du bien à un entrepreneur privé. Le 10 mai 2016, l’État partie a répondu que cette vente a dû être abandonnée, étant donné que le terrain concerné était situé dans le secteur stratégique 1, où aucune construction n’est permise par l’étude LCA.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Il est recommandé que le Comité accueille favorablement l’adoption de l’étude LCA par le Conseil des ministres. Il est noté que l’étude semble avoir suscité un débat nourri et important et qu’elle a apporté des informations directes pour trouver une approche mieux équilibrée de la conservation et du développement. Les efforts d’accompagnement pour sensibiliser le public sont louables. Néanmoins, l’inclusion des recommandations de l’étude dans une législation applicable reste à faire.

Selon le rapport de l’État partie, les inquiétudes au sujet de la localisation de ressources géothermales potentielles au sein du bien ou dans son voisinage immédiat sont sans fondement. Au stade actuel d’exploration non invasive, les constats laissent penser que le chevauchement avec le bien serait mineur, voire inexistant. Cependant, toute exploration ou utilisation ultérieure de l’énergie géothermale nécessiterait une évaluation appropriée des impacts potentiels sur le bien, même si son exploitation ne se déroulait pas au sein du bien.

Les efforts visant à éradiquer les plantes allogènes envahissantes le long d’un parcours très fréquenté, associés à une sensibilisation du public, sont exemplaires. Toutefois, il est peu vraisemblable qu’une approche limitée à de tels événements éphémères puisse effectivement conduire à l’éradication des plantes envahissantes. Un suivi systématique et permanent est nécessaire pour guider les réponses en matière de gestion.

L’intention consistant à examiner et réviser le plan de gestion du bien dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de travail sur les aires protégées (PdTAP) de la Convention sur la diversité biologique est notée. Toutefois, l’État partie ne développe pas ultérieurement ce processus même si ce dernier semble être hautement pertinent pour la gestion du bien. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de fournir des informations supplémentaires sur cette procédure, y compris sur la façon dont les conclusions de l’étude LCA seront intégrées au processus d’examen, ainsi que sur l’échéancier prévu.

Il est noté que l’État partie a l’intention d’entreprendre une étude et une modification du tracé des limites des zones stratégiques au sein du bien ; il est par conséquent recommandé que le Comité demande également à l’État partie de donner plus de précisions sur les activités prévues et leurs objectifs, ainsi que sur les difficultés inhérentes au tracé en raison de l’existence d’emprises foncières privées. 

Il est considéré que les problèmes les plus critiques sont toujours les projets de développement au sein du bien. En dépit de la finalisation et de l’adoption de l’étude LCA et d’un cadre réglementaire qui évolue dans la bonne direction, le processus de prise de décision n’est toujours pas clair, ce qui est également dû au fait que le processus d’intégration des recommandations de l’étude LCA dans la loi sur le développement et l’aménagement du territoire vient de commencer.

S’agissant des projets d’aménagement de Freedom Bay et de Sugar Beach, tout en espérant que le dialogue avec les aménageurs conduira à un équilibre mutuellement acceptable et conforme avec le statut de patrimoine mondial de la ZGP, l’absence de mécanisme contraignant en cas d’échec du dialogue pour aboutir à un consensus, y compris concernant l’intégrité visuelle, est notée. La confirmation de l’État partie qu’une vente de terrain au sein de la zone stratégique 1 du bien à un entrepreneur privé a été récemment rejeté, est notée. Néanmoins, l’information provenant d’un tiers à laquelle se réfère la lettre envoyée par le Centre du patrimoine mondial a également mentionné que l’intérêt de poursuivre les plans de construction est toujours manifesté par l’entrepreneur. Rappelant la demande précédente du Comité « de n’autoriser aucun aménagement considéré comme dépassant les LCA », il est noté que le dépassement des limites de changement acceptable déclencherait la considération d’une inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, conformément au paragraphe 180 des Orientations.

Décision adoptée: 40 COM 7B.77

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.85, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Accueillant favorablement les efforts de l’État partie et des soutiens extérieurs pour répondre aux menaces pesant sur le bien qui découlent des plantes allogènes envahissantes, y compris en investissant dans la communication et la sensibilisation du public, encourage l’État partie à poursuivre et à accroître ces efforts ;
  4. Accueillant aussi favorablement l’adoption de l’étude des limites de changement acceptable (LCA) par le Conseil des ministres, note que la procédure d’intégration des recommandations de l’étude LCA dans la loi sur le développement et l’aménagement du territoire a commencé, et demande à l’État partie de finaliser en priorité l’intégration de ces recommandations dans le cadre législatif et institutionnel national pour garantir l’application du respect de ces recommandations ;
  5. Note également la confirmation par l’État partie qu’un dialogue avec les aménageurs des projets de Freedom Bay et de Sugar Beach est en cours, qui vise à s’assurer que les aménagements seront conformes aux recommandations de l’étude LCA ;
  6. Réitère sa considération qu’en cas d’autorisation de tout développement dépassant les limites de changement acceptable ou ayant un impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, l’intégrité du bien s’en trouverait clairement compromise, ce qui conduirait à envisager l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, conformément au paragraphe 180 des Orientations;
  7. Encourage également l’État partie à respecter pleinement les conclusions de l’étude LCA dans la révision prévue du plan de gestion, et demande également à l’État partie de fournir une version électronique et trois exemplaires imprimés du plan de gestion révisé pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ;
  8. Note en outre l’intention affirmée de l’État partie d’entreprendre un tracé des limites des zones stratégiques au sein du bien (zones avec différents niveaux de restriction sur le développement) et de solliciter l’assistance du Centre du patrimoine mondial pour trouver un financement à cette opération, et demande en outre à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial plus de détails sur les activités prévues et leurs objectifs, ainsi que sur les difficultés inhérentes au tracé notées par l’État partie en raison de l’existence d’emprises foncières privées au sein du bien ;
  9. Note par ailleurs les premières conclusions selon lesquelles le potentiel géothermal de Sainte-Lucie ne présente pas de chevauchement important avec le bien, et demande par ailleurs à l’État partie d’informer le Comité de tout développement géothermal qui pourrait directement ou indirectement impacter la VUE du bien ;
  10. Demande de plus à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.

Décision adoptée: 40 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/8E.Rev,
  2. Félicite les États Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;
  3. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l’Annexe du document WHC/16/40.COM/8E.Rev, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

EUROPE ET AMERIQUE DU NORD

  1. Décide que les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril seront examinées en priorité par les Organisations consultatives ;
  2. Demande aux États parties de fournir un soutien au Centre du patrimoine mondial pour la traduction des Déclarations de valeur universelle exceptionnelle adoptées vers l’anglais ou le français selon les cas, et demande en outre au Centre du patrimoine mondial de publier les versions dans les deux langues sur son site Internet.