1.         Aires protégées du Cerrado : Parcs nationaux Chapada dos Veadeiros et Emas (Brésil) (N 1035bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2001

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1035/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1035/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 100 000 dollars EU du programme du patrimoine mondial pour la biodiversité pour le Brésil ; 30 000 dollars EU des fonds de réponse rapide pour lutter contre les incendies

Missions de suivi antérieures

Mars 2013 : mission de suivi réactif de l’UICN ; février 2016 : mission de conseil de l’UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1035/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 1er février 2016, l'État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1035/documents/ et fournissant les informations suivantes :

Une mission de conseil de l’UICN a visité le bien en février 2016 afin de débattre des résultats du processus de consultation publique sur l’extension du parc national Chapada dos Veadeiros et examiner les besoins et les procédures envisageables pour une modification majeure des limites et pour une nouvelle proposition d’inscription, en particulier la possibilité de concevoir une révision des délimitations du bien. Le rapport est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1035/documents/.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Malgré la perte du statut de parc national sur 72% de l’élément Chapada dos Veadeiros, l’État partie rapporte que la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien demeure correctement préservée. Toutefois, des pressions dues à l’homme, en particulier les incendies et le pâturage extensif, ont clairement augmenté au cours des dernières années et ont affecté certaines zones, en particulier les limites nord. Une présence humaine permanente dans ces zones a empêché le rétablissement du statut de parc national sur la totalité du bien.

Il convient de noter que des progrès importants ont été réalisés concernant la révision des délimitations du parc national Chapada dos Veadeiros. A cet égard, un processus de consultation a été engagé en 2015 auprès de 400 intervenants dans le débat sur l’extension des délimitations du parc national Chapada dos Veadeiros.

La mission de conseil de l’UICN de 2016 a constaté que le processus a répondu aux exigences légales nationales pour la création et l’extension d’unités de conservation et que certaines inquiétudes formulées au cours du processus de consultation ont été prises en considération dans la mise au point de la proposition finale d’extension du parc national, ce qui devrait garantir son acceptation par les parties prenantes affectées. La proposition d’extension des limites du parc national porte sur une superficie de 248 301 ha et suit largement les limites d’origine de 2001 qui coïncident avec les limites de l’élément du bien Chapada dos Veadeiros du bien. La proposition ajoute des zones supplémentaires importantes pour la conservation de certaines espèces de mammifères tandis qu’elle exclut les zones les plus dégradées de la partie nord du bien. Toutefois, il convient de noter qu’une proposition de modification majeure des limites du bien, devra être soumise par l’État partie afin de permettre une évaluation détaillée de l’UICN et une décision du Comité du patrimoine mondial. Les conclusions de la mission ne préjugent pas des résultats de cette évaluation.

Il a été communiqué à la mission que le décret sur l’extension du parc national serait soumis en 2016 au Ministère de l’environnement puis au Président du Brésil pour approbation. Comme l’a précisé la mission, des représentants du Ministère de l’environnement et du gouvernement de Goiás se sont réunis en février et ont réaffirmé une entente mutuelle sur l’extension du parc national Chapada dos Veadeiros, mais il reste à confirmer que le nouveau décret sera signé et il est signalé que l’État partie n’a pas fourni d’informations claires sur le calendrier prévu.

Bien que les progrès réalisés dans la mise au point d’une proposition de nouvelle extension du parc national Chapada dos Veadeiros et l’engagement d’un processus de consultation publique aient été notés, le processus de restauration du régime de protection de la totalité de l’élément Chapada dos Veadeiros n’a pas encore été achevée. Par conséquent, la préparation d’une proposition de modification majeure des limites du bien reste en suspens.

D’autres actions entreprises par l’État partie pour assurer la protection du bien, notamment l’approbation d’un Plan de gestion de l’EPA de Pouso Alto qui entoure le bien et le processus de régularisation du régime foncier, sont notés.

Il est rappelé que la Décision 39 COM 7B.27 notait que si aucun progrès significatif n’avait été réalisé pour remédier à l’absence de protection des composantes du bien, il pourrait être envisagé d’inscrire le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, conformément au Paragraphe 180 des Orientations. Tandis qu’il a été noté que des mesures ont été prises par l’État partie pour résoudre cette question, un certain nombre d’actions restent encore à achever. Il est recommandé que le Comité prie instamment l’État partie de s’assurer que le décret d’extension de Chapada dos Veadeiros soit approuvé prioritairement et de soumettre une proposition de modification majeure des limites du bien afin de refléter les nouvelles délimitations du parc national. En outre, il est recommandé que, en cas de progrès insuffisants pour remédier aux problèmes restants, le Comité envisage d’inscrire le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 41e session en 2017.

Décision adoptée: 40 COM 7B.71

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examinéle document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelantles décisions 37 COM 7B.29 et 39 COM 7B.27, adoptées à sa 37e session (Phnom Penh, 2013) et sa 39e session (Bonn, 2015) respectivement,
  3. Réitère son inquiétudequant au fait que la majorité du territoire de l’élément Chapada dos Veadeiros de ce bien ne bénéficie toujours pas du statut de parc national, et que son intégrité n’est par conséquent pas garantie ;
  4. Reconnaîtles progrès réalisés par l’État partie pour restaurer le statut de protection de l’élément Chapada dos Veadeiros, notamment le lancement d’un processus de consultation publique pour débattre de l’extension du parc, mais note qu’un certain nombre de questions restent à résoudre de manière urgente ;
  5. Regretteque l’État partie n’ait soumis aucune proposition de modification majeure des limites du bien, conformément au paragraphe 165 des Orientations et comme demandé par le Comité à ses 37e et 39e sessions, et prie instamment l’État partie de s’assurer que le Décret d’extension du parc national Chapada dos Veadeiros soit approuvé prioritairement et de soumettre, d’ici le 1er février 2017, une proposition de modification majeure des limites du bien afin de refléter les nouvelles délimitations du parc national ;
  6. Demande à l’État partie de poursuivre ses efforts pour mettre en œuvre le Plan de gestion de l’Aire de protection environnementale (EPA) de Pouso Alto qui entoure le bien et d’entreprendre le processus de régularisation du régime foncier ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017, afin de considérer, dans le cas où des avancées significatives n’auraient pas été effectuées pour répondre au manque de protection de certaines parties du bien, l’inscription éventuelle du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.