1.         Fujisan, lieu sacré et source d'inspiration artistique (Japon) (C 1418)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2013

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1418/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1418/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Menaces identifiées lors de l'inscription du bien:

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1418/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 27 janvier 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1418/documents. Le rapport aborde comme suit les réponses données par l’État partie aux demandes spécifiques faites par le Comité lors de l’inscription (Décision 37 COM 8B.29) :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie a rédigé un rapport détaillé et exhaustif sur le travail entrepris depuis l’inscription en réponse aux demandes du Comité. En particulier, l’élaboration d’une Vision qui envisage une approche de gestion holistique du bien est accueillie avec grande satisfaction. Cela permettra de gérer le bien en tant que paysage culturel et de rassembler les travaux de différentes disciplines telles que la recherche, l’interprétation, la gestion des visiteurs, la protection renforcée et la conservation au sein d’un processus itératif dans lequel chaque discipline renforce les autres.

Le Plan de gestion révisé est désormais un document exhaustif qui définit avec précision l’étendue du bien, sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) et les attributs des différentes composantes dans leur contexte historique. Le plan articule clairement la nécessité de « relations durables entre les populations et le Fujisan en encourageant une utilisation des terres fondée sur l’utilisation historique des zones situées au pied de la montagne, tout en maintenant et améliorant les caractéristiques esthétiques et religieuses propres au Fujisan ».

Les problèmes qui sont abordés ne sauraient être facilement « résolus » ou « traités ». Il est indispensable de les inscrire fermement dans le cadre de la gestion et d’assurer le suivi de l’impact du travail entrepris. Certains progrès ont déjà été accomplis avec la réduction volontaire des déchets sur la montagne, grâce à la prise de conscience par les ascensionnistes des enjeux culturels et environnementaux ; dans la coordination de la gestion des chemins et des refuges de montagne et des passages pour les tracteurs ; dans le regroupement de la recherche consacrée aux multiples chemins du bas de la montagne et aux sanctuaires afin de permettre une compréhension des approches religieuses et des différentes approches historiques pendant lesquelles ces chemins étaient utilisés ; et dans le renforcement de la coordination entre les différentes autorités afin d’encourager une utilisation plus efficace des politiques de planification. La dépose des fils électriques dans les principales perspectives de la montagne a également eu un impact significatif.

La portée et l’étendue du programme présenté sont à la fois impressionnantes et absolument indispensables si l’on veut comprendre la montagne – tant son sommet que ses flancs inférieurs – dans son ensemble et en tant que lieu d’inspiration religieuse et artistique en harmonie avec son environnement naturel et culturel. Les pressions liées au développement autour du bien sont considérables, et c’est un fait avéré que le travail sur la cartographie des chemins de pèlerinage du bas de la montagne doit être réalisé au plus vite avant que le développement ne compromette gravement des liens essentiels.

De toute évidence, depuis l’inscription, beaucoup d’énergie a été mise dans les réponses apportées aux problèmes, et cela implique une remarquable coordination entre les nombreuses autorités impliquées dans la gestion du bien. Si cette impulsion devait perdurer, un haut niveau de coordination et un partage des informations seraient nécessaires de la part du Conseil du patrimoine mondial culturel du Fujisan.

Le travail multidisciplinaire entrepris est jugé exemplaire par sa portée, ses objectifs et ses ambitions. En réunissant experts et communautés, dimensions culturelle et naturelle, besoins spirituel et récréatif, développement et conservation sur la grande toile que constituent le Fujisan et sa zone tampon, on dispose d’un excellent exemple de la manière dont la gestion d’un bien peut non seulement concerner sa conservation mais également ajouter de la valeur en mettant en exergue les identités culturelles et les responsabilités sociales.

Il est suggéré que, autant que faire se peut, le travail entrepris et les enseignements tirés soient partagés avec d’autres paysages culturels de grande envergure qui sont confrontés à des problèmes de conservation et de gestion similaires.

Décision adoptée: 40 COM 7B.39

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant la Décision 37 COM 8B.29, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Prend note du rapport d’avancement très détaillé et riche d’informations soumis par l’État partie sur le travail entrepris afin d’apporter des réponses aux demandes faites par le Comité lors de l’inscription ;
  4. Accueille avec satisfaction les considérables efforts et progrès accomplis par l’État partie dans la mise en place d’un système de gestion interdisciplinaire et durable qui intègre les communautés locales et envisage le bien et sa zone tampon en tant qu’unité de paysage culturel global ;
  5. Accueille également avec satisfaction l’accent mis sur la réunion des experts et des communautés, des dimensions culturelle et naturelle, des besoins spirituel et récréatif, de la conservation et du développement ;
  6. Prend également note de la remarquable coordination mise en place entre les nombreuses autorités impliquées dans le bien afin de faire avancer ce travail, et estime que si cette impulsion devait être maintenue, un haut niveau de coordination et un partage des informations seraient nécessaires de la part du Conseil du patrimoine mondial culturel du Fujisan ;
  7. Estime également que l’approche choisie constitue un excellent exemple de la façon dont la gestion d’un bien peut non seulement concerner sa conservation mais également ajouter de la valeur en mettant en exergue les identités culturelles et les responsabilités sociales ;
  8. Encourage l’État partie, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives à trouver des occasions propices au partage des pratiques mises en œuvre au Fujisan avec d’autres paysages culturels de grande envergure qui sont confrontés à des problèmes de conservation et de gestion similaires ;
  9. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.