1.         Masjed-e Jāme’ d’Ispahan (Iran (République islamique d')) (C 1397)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2012

Critères  (ii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1397/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1397/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Juin-Juillet 2014 : mission de conseil de l’ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1397/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 18 mars 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1397/documents/, qui décrit les progrès accomplis pour répondre aux préoccupations soulevées par le Comité :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’engagement résolu de l’État partie à réviser le projet Meydan-e Atiq, en prenant en considération les problèmes de structure, de sécurité et de conception soulevés par le Comité doit être souligné. Selon le rapport de l’État partie, aucune liaison structurelle n’est prévue entre les nouvelles galeries et les murs historiques de la mosquée. Les préoccupations de la mission de conseil de l’ICOMOS de 2014 ont également été prises en compte en ce qui concerne la révision du flanc nord et nord-ouest de la place Meydan-e Atiq, et il est recommandé au Comité d’accueillir avec satisfaction les progrès accomplis dans la révision de ce projet.

Toutefois, l’État partie n’a abordé ni la question de la relation entre la mosquée Masjed-e Jāme’ et son environnement traditionnel, ni comment les nouvelles constructions dans la zone tampon pourraient altérer de façon irréversible le caractère de l’environnement traditionnel du bien. Lors de la réalisation de ses évaluations, l’ICHHTO est vivement encouragée à examiner très attentivement le caractère approprié des nouveaux projets, en particulier s’agissant de leur relation avec l’environnement historique du bien, conformément aux différentes chartes et recommandations internationales de l’ICOMOS. Il est donc recommandé que le Comité demande à l’État partie de l’informer de tout projet susceptible d’avoir un impact sur la VUE du bien, conformément au Paragraphe 172 des Orientations.

La mission de conseil de 2014 a également souligné la nécessité d’entreprendre des fouilles archéologiques complémentaires et elle a exprimé ses préoccupations quant aux impacts potentiels des vibrations provoquées par la partie souterraine de la route aux abords immédiats du bien. La mission a par ailleurs recommandé que la potentielle pollution sonore et atmosphérique ainsi que les impacts des vibrations sur le comportement statique de la mosquée Masjed-e Jāme’ soient contrôlés régulièrement. Ces points n’ont pas été abordés dans le rapport de l’État partie et il est recommandé que le Comité souligne auprès de l’État partie la nécessité de répondre à ces questions, notamment dans le cadre du futur plan de gestion.

À la 38e session du Comité (Doha, 2014), il a été signalé que la zone tampon du bien avait été intégrée dans le Plan directeur d’Ispahan, et suite à cette information, le Comité a demandé à l’État partie d’élaborer, de toute urgence, un Plan intégré de conservation et de gestion (acronyme anglais : ICMP) afin de gérer le plan de développement urbain ainsi que le plan de revitalisation de l’axe historique d’Ispahan. L’État partie signale que l’élaboration de cet ICMP est toujours en cours, bien que des progrès encourageants aient été rapportés comme, par exemple, l’identification des facteurs ayant un impact sur la VUE. Il est donc recommandé au Comité de réitérer sa demande auprès de l’État partie afin qu’il finalise et adopte l’ICMP et qu’il le soumette au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives.

Décision adoptée: 40 COM 7B.37

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant la Décision 38 COM 7B.15, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Accueille avec satisfaction les progrès accomplis par l’État partie dans la révision du projet Meydan-e Atiq, qui a pris en considération les précédentes demandes du Comité, et note avec satisfaction qu’aucune liaison structurelle n’est prévue entre les nouvelles galeries et les murs historiques de la mosquée ou les structures reliées aux murs de la mosquée ;
  4. Encourage vivement l’État partie à prendre en considération la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien lors de l’évaluation du caractère approprié des nouveaux projets aux alentours de la mosquée Masjed-e Jāme’, en particulier s’agissant de leur relation avec l’environnement historique du bien ;
  5. Réitère sa recommandation que des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) aient une section spécifique portant sur l’impact potentiel du projet sur la VUE, soient réalisées pour tout projet de développement à venir dans la zone tampon, en particulier s’il est prévu que ces projets soient directement attenants à l’ensemble architectural de la mosquée ou situés dans ses abords immédiats ; et demande qu’avant de prendre toute décision sur laquelle il serait difficile de revenir, l’État partie informe le Comité, par le biais du Centre du patrimoine mondial, de tout projet susceptible d’avoir un impact sur la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  6. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial des informations détaillées sur la potentielle pollution atmosphérique et sonore générée par les projets de revitalisation urbaine autour du bien, ainsi que sur les impacts potentiels des vibrations provoquées par la route souterraine sur le comportement statique des structures de la mosquée Masjed-e Jāme’, pour examen par les Organisations consultatives ;
  7. Réitère sa demande auprès de l’État partie afin qu’il finalise de toute urgence un Plan intégré de conservation et de gestion, et qu’il le soumette au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, avant son adoption ;
  8. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par les Organisations consultatives.