1.         Ouadi Qadisha ou Vallée sainte et forêt des cèdres de Dieu (Horsh Arz el-Rab) (Liban) (C 850)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1998

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/850/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1993-2004)
Montant total approuvé : 71 666 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/850/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Juin 2003 : mission de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a. Absence de cadre juridique et d’un plan de gestion global ;

b. Absence de mécanismes de coordination ;

c. Constructions illicites et empiétement urbain ;

d. Dégradation des peintures murales et des structures bâties ;

e. Développement touristique et absence de gestion des visiteurs.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/850/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2011

L’Etat partie n’a pas soumis le rapport d’état de conservation que le Centre du patrimoine mondial avait demandé par une lettre datée du 26 novembre 2010, en réponse à des informations reçues sur la situation du bien. Ce site a été examiné pour la dernière fois par le Comité du patrimoine mondial à sa 27e session (Paris, 2003). A l’époque, l’Etat partie avait reçu la demande d’établir un cadre juridique approprié, de développer et mettre en œuvre un plan de gestion et de traiter l’intégrité du bien en prenant les mesures requises pour assurer sa protection contre des constructions illégales et un développement non planifié.

La Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien a été adoptée par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010). Dans cette déclaration, il était noté que, bien que les composantes du site permettaient de répondre aux conditions d’intégrité et d’authenticité, leur état de conservation était, dans certains cas, précaire et leur intégrité visuelle continuait d’être menacée par les installations humaines, les constructions illégales et le développement touristique. Quant à la protection et à la gestion, il était indiqué que la nouvelle ville et les plans de construction avaient été approuvés, que le plan de gestion avait été actualisé en 2007-2008 et que les outils fourniraient une meilleure protection des attributs du bien. Toutefois, dans le rapport sur le second cycle de rapport périodique des Etats arabes, présenté à la réunion du Comité du patrimoine mondial à Brasilia en 2010, l’Etat partie indiquait qu’on était toujours en attente d’une application urgente du plan de gestion du bien ainsi que d’une gestion adéquate des visiteurs et l’établissement d’une zone tampon dans laquelle les réglementations seraient correctement appliquées.

En 2010, plusieurs rapports, y compris du Département des antiquités de l’Etat partie, ont été reçus concernant l’état de conservation du bien. Parmi les facteurs menaçant la VUE du bien, il y a des constructions et des entreprises commerciales et touristiques illégales, la gestion des déchets solides, la pollution, l’usage public et les visites mal gérées. En avril 2010, le Centre du patrimoine mondial avait encouragé l’Etat partie à demander d’urgence une assistance internationale afin de réviser le plan de gestion et de le rendre opérationnel, et afin d’obtenir l’expertise dans le domaine des paysages culturels et des problèmes juridiques pour renforcer les moyens de contrôle sur le bien.

Le 26 novembre 2010, le Centre du patrimoine mondial a demandé des informations officielles à l’Etat partie quant aux actions mises en œuvre pour traiter la situation et d’annoncer la présentation de ce rapport à la prochaine session du Comité du patrimoine mondial, mais aucune réponse officielle n’est parvenue. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent le mauvais état de conservation du bien et le peu d’efforts récents réalisés pour remédier à l’état du bien, qui avaient déjà été signalés au moment de l’inscription et lors de la mission de suivi réactif ultérieure. L’absence de mise en œuvre systématique du plan de gestion et des interventions de conservation, de même que la non-application des réglementations existantes, semblent menacer la valeur universelle exceptionnelle du bien. Ils considèrent que le Comité du patrimoine mondial pourrait souhaiter envoyer une mission de suivi réactif afin d’évaluer l’état actuel de conservation du bien. 

Décision adoptée: 35 COM 7B.52

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 27 COM 7B.103, adoptée à sa 27e session (UNESCO, 2003),

3. Regrette que l'Etat partie n'aie pas soumis le rapport d'état de conservation demandé;

4. Exprime sa profonde inquiétude concernant l'état de conservation du bien, en particulier l'absence de mise en œuvre du plan de gestion et des interventions de conservation, de même que la non-application des réglementations existantes, qui semblent menacer la valeur universelle exceptionnelle du bien;

5. Demande à l'Etat partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS pour évaluer l'état de conservation du bien;

6. Demande également à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport sur l'état de conservation du bien et l'application de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.