1.         Citadelle d’Erbil (Iraq) (C 1437)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2014

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1437/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1437/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total alloué dans le cadre du fonds en dépôt du Gouvernement régional du Kurdistan :

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Menaces identifiées lors de l'inscription du bien :

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1437/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 30 novembre 2015, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1437/documents/, qui fournit des informations sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations adoptées lors de l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial. L’État partie a relevé ce qui suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Il convient de noter l’engagement résolu de l’État partie en faveur de la conservation et de la gestion du bien. Toutes les recommandations énoncées par le Comité du patrimoine mondial lors de l’inscription en 2014 (étudier, documenter et cartographier les vestiges de surface subsistants et les vestiges archéologiques enfouis ; s’occuper de la stabilisation des pentes du monticule ; reconsidérer l’emplacement du musée du Kurdistan ; élaborer une stratégie qui attire des investisseurs privés et favorise un partenariat public/privé ; entreprendre des études juridiques afin d’améliorer le cadre légal existant pour l’investissement privé et renforcer l’implication et la participation de la communauté locale à la revitalisation de la citadelle malgré l’instabilité de la situation) ont été prises en considération et, dans la plupart des cas, avec des réussites remarquables, en dépit de la conjoncture de plus en plus instable dans la région et de la crise financière qui s’ensuit. L’État partie a accompli des progrès dans tous les domaines en fonction de ses possibilités par rapport à l’état actuel des choses, en élaborant des stratégies et en modulant son action sur la base d’options viables et en vue d’une amélioration de la situation.

Des enquêtes et des fouilles archéologiques ont été réalisées avec des résultats gratifiants qui confirment l’antiquité et la multiplicité des strates de structures archéologiques ensevelies sous la butte : leur publication est prévue en 2016.

L’instabilité dans la région et la crise économique qui en résulte ont empêché d’exécuter l’étude complète de stabilisation élaborée sur les pentes de la citadelle et les façades du périmètre qui a été effectuée avec l’assistance du Bureau de l’UNESCO pour l’Iraq. L’étude et le plan d’action y afférent étaient supposés traiter la stabilisation de la pente de façon globale et selon un plan prioritaire. Néanmoins, plusieurs interventions ont été effectuées sur des édifices élevés le long de la pente qui nécessitent d’urgence des travaux de stabilisation. Quelques-unes d’entre elles ont donné lieu à une intervention de conservation complète de l’ensemble du bâtiment, à l’instar des actions entreprises par le Bureau de l’UNESCO pour l’Irak sur 12 bâtiments. D’autres ont porté sur les travaux d’urgence de la HCECR pour l’entretien et la consolidation des façades. Ces interventions se poursuivent. Les conditions structurelles de plusieurs édifices sur la pente de la citadelle restent donc vulnérables et nécessitent une intervention. Il est essentiel de continuer à accorder la priorité aux travaux de stabilisation de manière à entreprendre des actions indispensables là où et quand c’est nécessaire ou urgent.

Un éventail d’activités a été mis en place pour garantir que l’implication et la participation de la communauté locale soient renforcées et ramener la vie sociale dans la citadelle. La coopération mutuelle entre les ONG, les associations et le comité du centre culturel de la citadelle sera essentielle pour rétablir les synergies nécessaires. Le fait de favoriser la résidence permanente dans la citadelle peut aussi contribuer à recréer son tissu social.

Au vu des progrès accomplis par l’État partie, il est estimé que les préoccupations majeures du Comité du patrimoine mondial lors de l’inscription du bien sont aujourd’hui prises en considération de manière satisfaisante. Toutefois, compte tenu de l’instabilité croissante dans la région, il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à poursuivre la mise en œuvre de l’ensemble des mesures et des plans pertinents, selon les possibilités, afin d’écarter et atténuer les menaces pesant sur sa valeur universelle exceptionnelle (VUE).

Décision adoptée: 40 COM 7B.23

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 8B.20, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Félicite l’État partie pour les actions entreprises en réponse aux recommandations du Comité du patrimoine mondial au moment de l’inscription du bien ;
  4. Encourage l’État partie à poursuivre la mise en œuvre des mesures et des activités déjà entreprises, de manière à écarter et atténuer les menaces pesant sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  5. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.