1.         Centre historique de Puebla (Mexique) (C 416)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/416/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-2009)
Montant total approuvé : 98 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/416/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Octobre 2003 : mission de suivi réactif de l’ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/416/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 10 mars 2016 (disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/416/documents/), qui comprend une lettre du directeur du département du patrimoine mondial de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH), datée du 2 mars 2016, concernant le projet de téléphérique et la Casa del Torno, et donne les informations suivantes :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

S’agissant des dispositions de gestion et d’urbanisme au sein du bien, le rapport fournit des informations complètes sur les mesures prises au niveau municipal et sur la meilleure articulation des instruments d’urbanisme. La création de la Gérance du centre historique et du patrimoine culturel en 2014 doit être accueillie favorablement. On doit indiquer que parmi ses fonctions, ce centre est responsable de l’élaboration du plan de gestion des programmes partiels du centre historique en accord avec le Programme municipal pour le développement urbain durable, le Plan stratégique touristique et d’autres organes compétents. Les dispositions mises en place constituent le cadre de coordination et d’interaction entre les différents instruments d’urbanisme et niveaux décisionnels. Il reste à entreprendre l’élaboration de ces instruments d’urbanisme et de ces politiques urbaines au sein d’un plan de gestion participatif.

Quant au Programme partiel de développement urbain durable approuvé en septembre 2015, on notera avec satisfaction qu’il comprend une réglementation sur la hauteur des édifices et l’augmentation de la densité démographique, l’objectif étant de promouvoir un repeuplement du centre historique. Des investissements privés importants dans le centre doivent également être reconnus.

S’agissant du projet de téléphérique, les changements importants apportés à la proposition originelle (longueur, nombre de tours, localisation et conception des plateformes) sont notés, ainsi que l’analyse visuelle élaborée. On notera également que l’INAH a confirmé que le téléphérique n’affecte ni ne menace la VUE. Néanmoins, la lettre du directeur du patrimoine mondial de l’INAH et les trois photographies/cartes aériennes qui y sont jointes constituent une information insuffisante pour établir une évaluation correcte de l’impact immédiat du projet de téléphérique au Cerro de Acuemayetepec et sur les fortifications de Loreto et Guadelupe, et de l’impact visuel depuis le centre historique lui-même. On observera que l’une des tours et sa plateforme sont situées au sein des limites du bien du patrimoine mondial, et que la seconde tour est située juste à l’extérieur. Il est par conséquent hautement regrettable que le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives n’aient pas eu la possibilité d’examiner le projet avant le début des travaux alors que la construction du téléphérique est achevée. Il est par conséquent recommandé que le Comité du patrimoine mondial demande à l’État partie de soumettre l’évaluation complète du projet effectuée par l’INAH. Ces documents devraient être fournis dès que possible et avant le 1er septembre 2016 afin qu’ils puissent être évalués par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives.

Décision adoptée: 40 COM 7B.7

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.45, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014) ;
  3. Regrette que l’État partie ait soumis la plus grande partie des informations utiles de son rapport sur l’état de conservation en espagnol, et pas dans l’une des langues de travail de la Convention du patrimoine mondial (anglais et français) ;
  4. Félicite l’État partie pour l’établissement de la Gérance du centre historique et du patrimoine culturel et pour le processus élaboré dans ce cadre pour garantir l’interaction et la coordination entre les différents niveaux de gouvernement, de gestion et d’instruments de planification ;
  5. Notant que l’une des missions de la Gérance du centre historique et du patrimoine culturel est d’élaborer un plan de gestion pour le bien du patrimoine mondial, recommande que cela soit envisagé de manière prioritaire et demande à l’État partie de soumettre une version électronique et trois exemplaires imprimés du plan de gestion finalisé pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  6. Regrette fortement que la construction du téléphérique ait été achevée sans que le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives aient eu la possibilité d’examiner le projet avant le début des travaux, comme cela aurait dû être le cas, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  7. Note toutefois l’information fournie par l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH) selon laquelle le téléphérique ne menace pas la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, y compris son intégrité et son authenticité, et demande également que, en dépit de l’achèvement du téléphérique, l’État partie soumette l’évaluation complète menée par l’INAH dès que possible, et dans tous les cas d’ici le 1er septembre 2016, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.