1.         Parc national du Manovo-Gounda St Floris (République centrafricaine) (N 475)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1997-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/1761

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/1761

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Pas encore identifié

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/475/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2001-2012)
Montant total approuvé : 225 488 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/475/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mai 2001 et avril 2009: missions conjointes UNESCO/UICN de suivi réactif. 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/475/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 7 avril 2016, l’Etat partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/475/documents/. L’Etat partie n’a pas encore invité la mission de suivi réactif demandée par le Comité dans sa décision 38 COM 7A.34, ni organisé l’atelier pour évaluer la faisabilité du rétablissement de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, ni préparéun plan d’action d’urgence.

Le rapport fournit les informations suivantes:

Le 13 novembre 2015, l’Etat partie a soumis une synthèse du rapport du Forum National de Bangui relatif à la restauration de la paix, qui a eu lieu du 4 au 11 mai 2015.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Le Forum National de Bangui a représenté une importante opportunité pour l’Etat partie et le peuple centrafricain d’aborder la crise politique et sécuritaire. On doit espérer que les engagements pris lors de ce Forum permettront une restauration progressive de la paix et une amélioration de la situation sécuritaire dans tout le pays, y compris dans la région où est situé le bien. Toutefois, il faudra du temps pour arriver à une stabilisation de la situation et en attendant, la situation sécuritaire dans et autour du bien reste problématique.

La confirmation du financement par la Commission européenne du projet ECOFAUNE+ est accueillie favorablement, ainsi que les activités d’aménagement, de sécurisation et de mise en valeur des ZCV prévues dans le cadre du PCBAC-SEAC. Il faut toutefois rappeler que lors de la 39e session du Comité, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN avaient noté que malgré les efforts continus de l’Etat partie dans la mise en œuvre du projet ECOFAUNE dans le Nord-Est du pays dans une situation sécuritaire difficile, aucune activité de surveillance n’avait été possible dans la plupart des zones du projet, et notamment à l’intérieur du bien. Le rapport de l’Etat partie, en évoquant les difficultés rencontrées pour mettre en œuvre les mesures correctives, indique que la situation à l’intérieur du bien demeure grave en terme d’insécurité et du fait des impacts de la transhumance et du braconnage transfrontalier. Il est recommandé que le Comité demande l’Etat partie de fournir plus d’informations sur les activités de sécurisation, de lutte anti-braconnage et d’aménagement qui sont réalisées dans le bien actuellement.

L’engagement de l’Etat partie de poursuivre la mise en œuvre du projet ECOFAUNE+ et du PCBAC-SEAC doit être accueilli favorablement et encouragé davantage. Toutefois, avec la persistance de l’insécurité et des pressions extrêmement importantes auxquelles fait face le bien, et en raison de l’absence de données permettant une analyse de la situation actuelle, les perspectives pour la restauration de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien semblent toujours être remises en question. Il est donc recommandé que le Comité réitère sa demande à l’Etat partie d’organiser un atelier pour évaluer la faisabilité de la restauration de la VUE du bien dans les conditions actuelles de sécurité et, sur la base des conclusions de cet atelier, de préparer un plan d’action d’urgence centré sur les mesures correctives adoptées par le Comité lors de sa 33e session (Séville, 2009). Rappelant les inquiétudes exprimées par le Comité depuis sa 38e session (Doha, 2014) sur le fait que le bien pourrait avoir perdu sa VUE, il est également recommandé que le Comité réitère sa demande à l’Etat partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN, dès que la situation sécuritaire le permettra, afin d’évaluer l’état de conservation du bien et de déterminer s’il reste des perspectives de régénération des caractéristiques du bien qui justifient sa VUE, ou si un retrait du bien de Liste du patrimoine mondial devrait être envisagé.

Pour le moment, il est recommandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril et continue d’appliquer le mécanisme de suivi renforcé.

Décision adoptée: 40 COM 7A.34

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 38 COM 7A.34 et 39 COM 7A.1, adoptées respectivement lors de ses 38e (Doha, 2014) et 39e (Bonn, 2015) sessions,
  3. Prend note de la tenue du Forum National de Bangui relatif à la restauration de la paix et exprime l’espoir que les engagements pris suite à ce Forum permettront une amélioration progressive de la situation sécuritaire dans tout le pays, y compris dans la zone où se situe le bien ;
  4. Note toutefois avec inquiétude que l’insécurité continue de compliquer la mise en œuvre des mesures correctives adoptées par le Comité lors de sa 33e session (Séville, 2009) ;
  5. Réitère son extrême préoccupation concernant la probable disparition de la plupart des espèces phares de grands mammifères dans le bien, en raison du braconnage et des impacts du bétail transhumant ;
  6. Réitère également sa plus vive inquiétude quant au fait que le bien pourrait déjà avoir perdu sa valeur universelle exceptionnelle (VUE), ce qui devrait entraîner son retrait de la Liste du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 176d) des Orientations;
  7. Accueille favorablement l’engagement de l’Etat partie de poursuivre la mise en œuvre du projet ECOFAUNE+ avec l’appui de l’Union européenne, ainsi que les activités d’aménagement et de sécurisation prévues dans et autour du bien dans le cadre du Programme pour la Conservation de la Biodiversité en Afrique Centrale – Sauvegarde des Eléphants d’Afrique centrale financé par la Banque africaine de développement et encourage l’Etat partie à poursuivre ses efforts ;
  8. Réitère sa demande à l’État partie d'organiser un atelier pour évaluer la faisabilité de la restauration de la VUE du bien dans les conditions actuelles de sécurité et, sur cette base, de préparer un plan d'action d'urgence, centré sur les mesures correctives adoptées ;
  9. Réitère également sa demande à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN, dès que la situation sécuritaire le permettra, afin d’évaluer l’état de conservation du bien et de déterminer s’il reste des perspectives de régénération des caractéristiques du bien qui justifient sa VUE, ou si un retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial devrait être envisagé, conformément à la procédure prévue au Chapitre IV.C des Orientations;
  10. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017 ;
  11. Décide de continuer d’appliquer le mécanisme de suivi renforcé à ce bien ;
  12. Décide également de maintenir le Parc national du Manovo-Gounda St Floris (République centrafricaine) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 40 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/16/40.COM/7A, WHC/16/40.COM/7A.Add et WHC/16/40.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :