1.         Zone archéologique de Chan Chan (Pérou) (C 366)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (i)(iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1986-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4647

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4647

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4647

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/366/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1987-1998)
Montant total approuvé : 118 700 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/366/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

1997 : mission ICOMOS ; février 2007 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS et ICCROM ; novembre 2010 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; décembre 2014 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/366/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 16 février 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien dont un résumé est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/336/documents. Le rapport répond aux questions posées dans la décision 39 COM 7A.47 et aux mesures correctives comme suit :

S’agissant de la mise en œuvre des mesures correctives :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le rapport donne un compte rendu détaillé des progrès notoires accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre de la plupart des mesures correctives adoptées par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012). Force est de constater qu’elles ont quasiment toutes permis d’atteindre les résultats escomptés et disposent de ressources administratives, financières et de gestion qui garantissent leur mise en application à long terme.

À cet égard, la rénovation du musée du site est considérée comme une initiative importante prise par l’État partie et en l’occurrence un accord de coopération interinstitutionnelle pour l’exécution du projet a été soumis au plan national COPESCO en 2015.

L’engagement d’actualiser le Manuel d’intervention archéologique et le plan intégral de prévention des risques courant 2016, comme demandé par le Comité à sa dernière session, a également été noté. Leur soumission au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives est prévue dès qu’ils seront disponibles pour examen.

Les nombreuses activités de recherche, de conservation et d’entretien menées à Chan Chan sont également observées avec satisfaction, notamment celles qui s’inscrivent dans le cadre du programme ENSO. De même, il est appréciable de noter les efforts considérables déployés par les autorités nationales, régionales et locales, ainsi que les accords de coopération internationaux et interinstitutionnels signés en vue d’une mise en œuvre conjointe de ces activités.

L’ouverture d’un laboratoire sur l’architecture en terre est accueillie avec satisfaction. On s’attend à ce que les conclusions des études qui y auront été lancées contribuent à améliorer le suivi, l’évaluation et l’adaptation des travaux de conservation effectués sur le site.

En outre, le renforcement de la structure de gestion du bien à travers la création de l’Unité d’exécution 009 est accueilli avec d’autant plus de satisfaction que cela permettra d’améliorer la coopération interinstitutionnelle entre le Projet spécial de l’ensemble archéologique de Chan Chan (PECACH) et la Direction décentralisée de la culture de La Libertad.

Toutefois, il est recommandé que le Comité prie instamment l’État partie de finaliser l’approbation de la réglementation de la loi 28261 et le plan directeur afin de traiter en bonne et due forme des questions pressantes sur le site. De même, la finalisation du processus de délimitation de la zone tampon du bien et l’élaboration de ses mesures réglementaires devient-elle un problème urgent à régler.

La finalisation de ces processus devrait être faisable en l’espace d’un ou deux ans. Si le projet de réglementation de la loi 28261, le plan directeur et la définition de la zone tampon avec ses mesures réglementaires respectives sont approuvés, le Comité du patrimoine mondial serait alors à même de juger si l’état de conservation souhaité pour ce bien a été atteint et si son retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril est envisageable.

Décision adoptée: 40 COM 7A.4

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7A.47, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Félicite l’État partie pour la mise en œuvre de la plupart des mesures correctives visant à atteindre l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et encourage l’État partie à poursuivre ses efforts pour leur mise en œuvre ;
  4. Note avec satisfaction les efforts considérables déployés par les autorités nationales, régionales et locales, ainsi que l’accord international et interinstitutionnel pour la mise en œuvre d’activités de recherche, de conservation et d’entretien pour la conservation du bien, notamment dans le cadre du programme de prévention du phénomène d’oscillation australe d’El Niño (ENSO) ;
  5. Se félicite de l’ouverture d’un laboratoire sur l’architecture en terre, du développement d’études sur les technologies et les matériaux de construction, et de la recherche météorologique, ainsi que de la création de l’Unité d’exécution 009 pour renforcer la gestion du bien et la coopération interinstitutionnelle entre le Projet spécial de l’ensemble archéologique de Chan Chan (PECACH) et la Direction décentralisée de la culture de La Libertad ;
  6. Note la soumission de l’accord de coopération interinstitutionnelle pour la rénovation du musée du site et encourage également l’État partie à en finaliser l’approbation et à entamer sa mise en œuvre ;
  7. Reconnaît l’engagement exprimé par l’État partie d’actualiser le Manuel d’intervention archéologique et le plan intégral de prévention des risques, comme demandé par la décision 39 COM 7A.47, et demande à l’État partie de les soumettre au Centre du patrimoine mondial dès qu’ils seront disponibles, pour examen par les Organisations consultatives ;
  8. Note également les progrès accomplis dans la définition du processus de délimitation de la zone tampon du bien et prie instamment l’État partie de finaliser ce processus et d’élaborer ses mesures réglementaires en collaboration avec toutes les parties prenantes ;
  9. Réitère sa demande à l’État partie de finaliser le processus d’approbation de :
    1. la version actualisée du plan directeur pour la conservation et la gestion du bien dès que possible, tenant compte des positions de toutes les parties prenantes, dont une version électronique et trois exemplaires imprimés à fournir au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives,
    2. la loi 28261 pour garantir que le bien est protégé de manière adéquate contre toute occupation illégale et rechercher des solutions supplémentaires à ce problème ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017 ;
  11. Décide de maintenir la Zone archéologique de Chan Chan (Pérou) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 40 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/16/40.COM/7A, WHC/16/40.COM/7A.Add et WHC/16/40.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :