1.         Palais royaux d'Abomey (Bénin) (C 323bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1985-2007

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/323/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1985-2014)
Montant total approuvé : 118 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/323/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 450 000 dollars EU par le gouvernement du Japon et par Riksantikvaren (Direction du patrimoine culturel norvégien).

Missions de suivi antérieures

Mai-juin 2004 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; février 2006 : mission conjointe du Centre du patrimoine mondial/CRATerre-ENSAG/Getty Conservation Institute ; février 2007 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; décembre 2012 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/323/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 27 février 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/323/documents/. Ce rapport fournit les informations suivantes :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Ce nouvel incendie, qui s’est produit sur le bien en janvier 2015, est très préoccupant, d’autant plus qu’il fait suite à deux autres, dont le dernier remonte à 2012. Des mesures avaient été préconisées et mises en place pour que de telles catastrophes ne se reproduisent plus. Un dysfonctionnement semble demeurer. Il est primordial de trouver rapidement une solution alternative durable. La téléconférence de concertation technique organisée par le Centre du patrimoine mondial en février 2015 est salutaire car elle s’inscrit dans cette dynamique. Les recommandations émises lors de cette réunion doivent faire l’objet d’un aboutissement opérationnel. Aussi, l’Etat partie doit finaliser le plan de gestion des risques et faire le nécessaire pour actualiser, dans les meilleurs délais, son plan de gestion et de conservation.

Par ailleurs, le développement d’activités anthropiques autour du bien constitue aussi une préoccupation du fait des pressions qu’elles exercent. Des mesures doivent être prises pour freiner cette tendance.

La diminution du nombre de visiteurs sur le site est également à déplorer, du fait qu’elle conduit à une réduction de ses capacités financières, déjà faibles. Par ailleurs, les travaux réalisés dans le cadre du plan de gestion, de conservation et de mise en valeur du bien sont grandement utiles car ils contribuent à conserver l’intégrité du bien, et la ville d’Albi doit être encouragée à poursuivre son soutien. L’étude environnementale sur le bien constitue une avancée notable dans l’amélioration des connaissances sur le bien, et le programme de recherche britannique qui l’a financée doit être incité à poursuivre son appui afin de résoudre les problèmes soulevés.

Il est donc recommandé que le Comité du patrimoine mondial prenne note des efforts déployés par l’État partie dans la mise en œuvre du plan de gestion, de conservation et de mise en valeur du bien. Il est également recommandé que le Comité exprime sa plus vive préoccupation suite à l’incendie qui a détruit les toitures du bien, et prie instamment l’État partie de redoubler d’efforts pour améliorer la gouvernance, l’organisation et la mise en œuvre des mécanisme de suivi, de coordination et d’implication des différentes parties prenantes dans la gestion du bien en général, et dans la prévention des catastrophes en particulier. Enfin, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie d’inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM de suivi réactif afin d’évaluer l’état de conservation du bien, en particulier la vulnérabilité des toitures des cases et de proposer des mesures prioritaires de conservation et de protection durables.

Décision adoptée: 39 COM 7B.37

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.46 adoptée par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Exprime sa plus vive préoccupation suite à l’incendie qui a détruit les toitures de huit des dix cases qui composent le bien et considère que cette catastrophe représente une menace pour l’intégrité du bien ;
  4. Prendre note des progrès accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre du plan de gestion, de conservation et de mise en valeur du bien qui s’est traduit pas des travaux de protection et de réhabilitation ayant permis de sécuriser l’intégrité des espaces et d’éviter les infiltrations fréquentes, et remercie les partenaires qui l’ont appuyé et les encourage à poursuivre et renforcer leur soutien ;
  5. Prie instamment l’État partie de redoubler d’efforts pour améliorer la gouvernance, l’organisation et la mise en œuvre des mécanisme de suivi, de coordination et d’implication des différentes parties prenantes dans la gestion du bien en général, et dans la prévention des catastrophes en particulier ;
  6. Demande à l’Etat partie de finaliser, dans les meilleurs délais, le plan de gestion des risques, de procéder à la révision de son plan de gestion, de conservation et de mise en valeur du site et de soumettre ces documents au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  7. Demande également à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM afin d’évaluer l’état de conservation du bien, en particulier la vulnérabilité des toitures des cases, et de proposer des mesures prioritaires de prévention des risques d’incendie, de conservation et de protection durables ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.