1.         Hauts plateaux du centre de Sri Lanka (Sri Lanka) (N 1203)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2010

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1203/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2006-2006)
Montant total approuvé : 28 100 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1203/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1203/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2011

Le 5 mai 2011, l’État partie n’avait pas soumis de rapport sur l’état de conservation du bien comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010). Les informations disponibles sur la mise en œuvre des recommandations du Comité du patrimoine mondial sont en conséquence limitées.

a) Cadre de gestion

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN rappellent que le Comité du patrimoine mondial, à sa 34e session (Brasilia, 2010), a demandé à l’État partie d’instaurer un cadre de gestion globale pour le bien en série, ainsi que des plans de gestion complets et efficaces pour chacun des éléments constituant le bien et un cadre de suivi et de gestion efficace pour le tourisme, dans les douze mois qui suivent l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial. Ils rappellent également que l’État partie a inclus une note explicative dans la proposition d’inscription indiquant qu’un système de gestion révisé allait être développé et mis en œuvre dans un délai de deux ans après l’inscription du bien. Ils considèrent que la demande du Comité du patrimoine mondial n’a pas été satisfaite, et que, sans rapport d’avancement de l’État partie, il est impossible d’ évaluer si le délai proposé de deux ans pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un système de gestion révisé est réaliste. Ils considèrent également qu’un système de gestion globale pour le bien en série devrait être élaboré et mis en œuvre de manière prioritaire, afin de répondre aux exigences définies par les Orientations, ainsi que des plans de gestion complets et efficaces pour chacun des éléments constituant le bien.

b) Limites et zones tampons

À sa 34e session (Brasilia, 2010), le Comité du patrimoine mondial a demandé à l’État partie d’instaurer, dans les douze mois qui suivent l’inscription du bien et en consultation avec les parties prenantes locales, des zones tampons fonctionnelles pour le bien afin de garantir sa protection contre les menaces se posant en dehors de ses limites. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN rappellent que, dans son évaluation du bien, l’UICN avait identifié la nécessité de mieux définir la limite d’ensemble des trois éléments constitutifs sur le terrain. Ils notent que rien n’indique de quelconques progrès dans la mise en œuvre de la demande du Comité du patrimoine mondial ni dans la définition des limites sur le terrain.

c) Autres problèmes de conservation – menaces identifiées lors de l’inscription du bien

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN rappellent qu’un certain nombre de menaces potentielles et avérées identifiées lors de l’évaluation du bien par l’UICN (à savoir exploitation minière illicite de gemmes, espèces envahissantes, dépérissement des forêts, pressions dues au tourisme et culture de la cardamome) était en cours de traitement par l’État partie. Le Centre du patrimoine mondial a reçu d’autres rapports sur la poursuite de telles activités, en particulier dans la forêt de conservation des Knuckles. Une lettre a été adressée à l’État partie le 17 décembre 2010, demandant un complément d’information sur ces rapports, mais aucune réponse n’a été reçue. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN considèrent que, sans rapport d’avancement de l’État partie et en l’absence de réponse aux lettres adressées à l’État partie, il est impossible d’évaluer l’état actuel de ces menaces. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent que le Comité du patrimoine mondial exprime son regret devant l’absence de progrès manifestes prouvés vis-à-vis de la mise en œuvre de ses recommandations, adoptées à sa 34e session (Brasilia, 2010), notamment la principale exigence de soumettre un rapport au Comité. Ils considèrent qu’un système de gestion globale pour le bien en série devrait être élaboré et mis œuvre de manière prioritaire, afin de répondre aux exigences définies par les Orientations, ainsi que des plans de gestion complets et efficaces pour chacun des éléments constituant le bien. Ils notent que la définition de la limite d’ensemble des trois éléments constitutifs sur le terrain doit être améliorée et que des zones tampons fonctionnelles doivent être instaurées.

L’UICN note que les Organisations consultatives avaient recommandé le renvoi du dossier du bien afin que ces aspects soient traités avant l’inscription, et que le Comité du patrimoine mondial a pris la décision d’inscrire le bien après avoir reçu l’assurance de l’État partie que ces questions seraient traitées. De l’avis de l’UICN, cela illustre clairement l’importance de l’option de renvoi parmi les options de décision du Comité du patrimoine mondial, et éclaire sur la charge de travail et les questions de crédibilité qui peuvent en résulter lorsque des biens qui ne répondent pas pleinement aux exigences des Orientations sont inscrits. 

Décision adoptée: 35 COM 7B.18

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 34 COM 8B.9, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3. Regrette que l'État partie n'ait pas soumis de rapport sur l'état de conservation du bien, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial lors de l'inscription du bien à sa 34e session (Brasilia, 2010) ;

4. Note avec regret qu'il semble y avoir eu des progrès limités dans la mise en œuvre des recommandations adoptées par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session, malgré l'engagement manifeste de l'État partie à satisfaire les demandes du Comité du patrimoine mondial lors de l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial ;

5. Réitère sa demande à l'État partie d'instaurer, de manière prioritaire :

a) un cadre de gestion globale pour le bien en série, comme requis dans les Orientations, ainsi que des plans de gestion complets et efficaces pour chacun des éléments constituant le bien,

b) des zones tampons fonctionnelles pour chacun des éléments constituant le bien, en consultation avec les parties prenantes locales, afin de garantir sa protection contre les menaces se posant en dehors de ses limites,

c) un cadre de suivi et de gestion efficace pour le tourisme ;

6. Demande à l'État partie de soumettre trois exemplaires imprimés et électroniques du projet de système de gestion révisé et des plans de gestion susmentionnés pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l'UICN ;

7. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport sur l'état de conservation du bien, incluant un rapport sur l'état actuel des menaces avérées et nouvelles pour le bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.