1.         Fort et jardins de Shalimar à Lahore (Pakistan) (C 171)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (i)(ii)(iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2000-2012

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

a) Schémas directeurs pour le fort de Lahore et les jardins de Shalimar approuvés et mis en œuvre ;

b) Fondations des réservoirs des ouvrages hydrauliques des jardins de Shalimar protégées et consolidées en tant que vestiges archéologiques ;

c) Murs d'enceinte des jardins de Shalimar et du fort de Lahore entretenus et protégés ;

d) Limites des zones centrales et tampon du fort de Lahore et des jardins de Shalimar redéfinies et étendues ;

e) Empiétement et pression urbaine contrôlés de façon appropriée ;

f) Programme de sauvegarde élaboré, avec calendrier d'application et financement. 

Mesures correctives identifiées

a) Mise en œuvre des schémas directeurs pour le fort de Lahore et les jardins de Shalimar ;

b) Consolidation et protection appropriée des fondations des réservoirs d'eau démolis, préservation du troisième réservoir restant des ouvrages hydrauliques des jardins de Shalimar et conservation de l’ensemble des ouvrages hydrauliques en tant que vestiges archéologiques ;

c) Mesures de protection et de conservation des murs d'enceinte du fort de Lahore et des jardins de Shalimar ;

d) Redéfinition des limites des zones centrale et tampon du fort de Lahore et des jardins de Shalimar et soumission au Comité du patrimoine mondial d'une proposition d'extension tenant compte des recommandations faites par les missions de 2003 et 2005 visant à inclure la Mosquée royale (Badshahi Masjid) et la Tombe de Rangjit Singh ;

e) Suppression des empiètements et contrôle de la pression urbaine avec notamment la suppression du parking pour autobus à proximité immédiate du fort de Lahore ;

f) Détermination des priorités pour l’allocation et l’utilisation des ressources disponibles en fonction des objectifs de gestion déterminés par les schémas directeurs.

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/171/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1981-2000)
Montant total approuvé : 121 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/171/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 975 000 dollars EU du fonds-en-dépôt norvégien, du fonds-en-dépôt japonais, fondation Getty et de l’ambassade des États-Unis au Pakistan

Missions de suivi antérieures

Octobre 2000 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; avril 2001 et juin 2003 : missions consultatives d’experts UNESCO ; novembre 2005 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; février 2009 : mission de suivi réactif Bureau de l’UNESCO à Téhéran/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Démolition de deux des réservoirs d'eau des ouvrages hydrauliques des jardins de Shalimar et démolition partielle d'un troisième réservoir ;

b) Empiètement et pression urbaine ;

c) Mécanismes de gestion insuffisants (notamment législation incomplète et manque de ressources financières)

d) Absence de définition des limites du fort de Lahore et des jardins de Shalimar.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/171/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2011

Le 1er février 2011, un rapport sur l'état de conservation du fort et des jardins de Shalimar à Lahore (Pakistan) a été remis par l'État partie. Le rapport est une vue d'ensemble de l'état de conservation du bien et informe sur la mise en place des mesures correctives identifiées par le Comité du patrimoine mondial.

Le rapport traite également des problèmes soulevés par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 34e session, dont l'assurance "d'un contrôle efficace de l'empiètement autour des jardins de Shalimar", l'élaboration d'un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, à soumettre au Centre du patrimoine mondial avant de 1er février 2011 et la redéfinition des limites du bien et de sa zone tampon, en tenant compte de l'extension du bien visant à inclure la Mosquée royale (Badshahi Masjid) et la Tombe de Ranjit Sing.

En ce qui concerne l'état général de conservation du bien, le rapport décrit une série d'actions majeures de conservation entrepris dans le cadre du "Programme quinquennal de sauvegarde et de restauration du fort de Lahore" et d'un "Programme quinquennal de sauvegarde et de restauration des jardins de Shalimar". 19 projets entrepris durant l'année en cours sont décrits, ils représentent un investissement de l'état d'un montant de 70 millions de roupies (environ 824.500 dollars EU)

Parmi les mesures correctives mentionnées ci-dessous, les objectifs des mesures a), b), et c) ont été atteints. Les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures d) (définition des limites) et e) (empiètement urbain) ainsi que les demandes faites par le Comité du patrimoine mondial dans sa décision 34 COM 7A.25 (Brasilia, 2010) sont détaillés ci-après.

a) Déclaration de valeur universelle exceptionnelle

Dans le cadre du processus de soumission des rapports périodiques, l'État partie a remis, le 1er février 2011, un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle. Celui-ci a été examiné par l'ICOMOS afin d'être finalement soumis à l'approbation du Comité du patrimoine mondial en 2012.

b) Limites et zone tampon

L'État partie a défini les limites du bien et sa zone tampon, le Gouvernement du Punjab en a été informé, bien que ces éléments n'aient pas encore été officiellement soumis à l'examen du Comité du patrimoine mondial en 2012. En ce qui concerne la possible extension du bien à la Mosquée Badshahi et à la Tombe de Ranjit Sing, l'État partie envisage une future inscription dissociée.

c) Solutions appropriées pour lutter contre la pression urbaine et les empiètements

Le rapport de l'État partie fait état de progrès substantiels en ce domaine grâce à un travail entrepris avec tous les acteurs concernés et à l'application d'une législation appropriée. Les actions précisées dans le rapport de l'État partie (autres emplacements de stationnement, amélioration de l'accession à la propriété, mécanisme de compensation pour les propriétaires de biens immobiliers déplacés, interdiction de nouvelles constructions, etc.) pourraient constituer des solutions durables afin de réduire la pression urbaine et les empiètements.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment que l'État partie a pris des initiatives positives afin de respecter les mesures correctives ci-dessus mentionnées, faisant ainsi un pas de plus sur le chemin de la conformité aux exigences de l'État de conservation souhaité. Une mission sur le territoire du bien permettrait de s'assurer que toutes les conditions au retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril sont bien réunies.

Toutefois, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prient instamment l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial un projet de définition des limites du bien et un projet de création de zone tampon pour approbation par le Comité du patrimoine mondial. En ce qui concerne l'extension du bien afin d'y inclure la Mosquée de Badshahi et la Tombe de Ranjit Sing, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives convergent sur l'idée que ces sites soient envisagés comme de possibles futures propositions d'inscription dissociées.

Décision adoptée: 35 COM 7A.27

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7A,

2. Rappelant la décision 34 COM 7A.25, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3. Reconnaît les efforts accomplis par l'État partie afin d'assurer la sauvegarde du bien et l'encourage à poursuivre ses efforts en coopération avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;

4. Demande à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial une carte détaillant les limites du bien lors de l'inscription, document conforme aux exigences techniques définies par le Comité du patrimoine mondial et encourage également l'État partie à remettre, d'ici le 1er février 2012, une demande officielle de création d'une zone tampon ;

5. Demande également à l'État partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien, dans la perspective d'étudier la possibilité de retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;

6. Demande en outre à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport actualisé sur l'état de conservation du bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012 ;

7. Décide de maintenir le fort et les jardins de Shalimar à Lahore (Pakistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 35 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-11/35.COM/7A, WHC-11/35.COM/7A.Add, et WHC-11/35.COM/7A.Add.Corr),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

Décision adoptée: 35 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-11/35.COM/8E,

2. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l'Annexe I du document WHC-11/35.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

- Afghanistan: Minaret et vestiges archéologiques de Djam; Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan;

- Afrique du Sud: Parc de la zone humide d'iSimangaliso; Robben Island; Paysage culturel de Mapungubwe; Aires protégées de la Région florale du Cap; Dôme de Vredefort;

- Allemagne: Vallée du Haut-Rhin moyen;

- Bahreïn: Qal'at al-Bahreïn - ancien port et capitale de Dilmoun;

- Bénin: Palais royaux d'Abomey;

- Botswana: Tsodilo;

- Cameroun: Réserve de faune du Dja;

- Chine: Aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan;

- Inde: Sanctuaire de faune de Manas;

- Kenya: Parcs nationaux du lac Turkana; Vieille ville de Lamu;

- Malawi: Art rupestre de Chongoni;

- Mali: Villes anciennes de Djenné;

- Ouganda: Forêt impénétrable de Bwindi; Monts Rwenzori;

- Pakistan: Fort et jardins de Shalimar à Lahore;

- Pérou: Zone archéologique de Chan Chan;

- Philippines: Rizières en terrasses des cordillères des Philippines;

- République centrafricaine: Parc national du Manovo-Gounda St Floris;

- République-unie de Tanzanie: Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara;

- Sénégal: Île de Saint-Louis;

- Togo: Koutammakou, le pays des Batammariba;

- Turquie: Zones historiques d'Istanbul;

- Yémen: Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte; Vieille ville de Sana'a;

- Zimbabwe: Parc national de Mana Pools, aires de safari Sapi et Chewore;

3. Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue en priorité;

4. Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l'ordre dans lequel elles seront passées en revue suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que:

- biens du patrimoine mondial dans les Etats arabes;

- biens du patrimoine mondial en Afrique;

- biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique;

- biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes;

- biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord.