1.         Temple troglodyte de Rangiri Dambulla (Sri Lanka) (C 561)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (i)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/561/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1997-1997)
Montant total approuvé : 3 333 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/561/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

novembre-décembre 1994: mission ICOMOS au Sri Lanka 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/561/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Le 6 février 2014, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation à la demande du Centre du patrimoine mondial suite à l’installation d’une statue de Bouddha à l’entrée du bien et à d’autres problèmes en matière de gestion et de propriété du bien.

L’État Partie rapporte que bien que le Fonds central pour la culture (Central Cultural Fund – CCF) soit officiellement en charge de la conservation et de la gestion du bien depuis 1996, il ne peut pas intervenir dans ce domaine. Depuis 1996, la gestion a été reprise par les autorités du temple, ce qui inclut la gestion des droits d’entrée, des infrastructures à l’intérieur et à l’extérieur du bien et des médiateurs culturels, ainsi que la conservation et la restauration des 2 100 mètres carrés de peintures murales et des 157 sculptures polychromes de taille moyenne à très grande.

L’État partie a établi la liste des problèmes actuels du bien comme suit :

L’État partie rapporte en outre e nouveaux ajouts, non autorisés et inacceptables, au bien qui ne relèvent pas du contrôle exercé par le CCF.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Il est recommandé que le Comité exprime sa préoccupation quant à la situation actuelle dans laquelle les autorités compétentes semblent rencontrer des difficultés en matière de conservation et de gestion du bien.

Dans ce contexte, il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à inviter une mission de suivi réactif sur le territoire du bien afin d’évaluer de manière exhaustive son état de conservation, y compris l’efficacité de sa gestion, en examinant la conservation, la gestion des visiteurs ainsi que l’opportunité de l’installation de la nouvelle statue dorée de Bouddha alors qu’il incombe à l’État partie de garantir la protection de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien.

Il est recommandé que le Comité encourage également l’État partie à s’impliquer dans la gestion du bien, notamment dans le système de gestion qui ne devrait pas seulement relever des autorités du temple mais également des autorités compétentes de l’État partie. À cette fin, l’État partie devrait à l’avenir étudier la manière la mieux adaptée de gérer ce bien, en particulier en ce qui concerne les problèmes liés à la propriété qui pourraient ne pas relever des autorités en charge de la gestion. 

Décision adoptée: 38 COM 7B.22

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC-14/38.COM/7B.Add et WHC-14/38.COM/7B.Add.Corr,
  2. Rappelant la décision 21 COM VII.C.55 adoptée à sa 31e session (Naples, 1997),
  3. Exprime sa préoccupation quant à la situation actuelle dans laquelle le bien n’est géré que par les autorités du temple, sans aucune implication des autorités compétentes de l’État partie ;
  4. Prie instamment l’État partie de soumettre, de toute urgence, un rapport sur l’état de conservation et d’inviter une mission de suivi réactif de l’ICOMOS sur le territoire du bien afin de :
  1. réaliser une analyse exhaustive de la situation actuelle, dans laquelle le bien est géré par les autorités du temple, et du rôle de l’État partie, avec, le cas échéant, des mesures correctives,
  2. réaliser une analyse exhaustive de l’état de conservation des attributs, à savoir, tout l’intérieur du bien, les peintures, les sculptures et l’atmosphère spirituelle, avec des propositions afin de garantir leur protection,
  3. faire une série de recommandations sur les problèmes liés à la conservation et à la gestion du bien, en particulier la structure en charge de la gestion qui ne devrait pas impliquer les seules autorités du temple mais également les autorités compétentes de l’État partie, et sur l’état des procédures actuellement en place en matière d’entretien et de suivi ;
  4. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport détaillé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur les progrès accomplis dans l’état de conservation du bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.