1.         Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) (N 153)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2007-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4087 

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4087

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4087

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/153/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1982-2004)
Montant total approuvé : 147 125 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/153/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

2001, 2007 et 2010: missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/153/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Le 31 janvier 2014, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/153/documents. Il porte sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des mesures correctives:

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Il convient de noter les efforts déployés par l’Etat partie pour renforcer la surveillance et endiguer le braconnage qui a mené plusieurs espèces clés au bord de l’extinction. Les résultats du suivi écologique semblent indiquer que la situation de certaines espèces clés pourrait être en amélioration tandis que celle des éléphants et des chimpanzés reste très préoccupante. Cependant, ces observations ne portent généralement que sur un petit nombre d’individus par espèces et les données permettent simplement de relever que certains secteurs du parc renferment encore certaines espèces sans pouvoir évaluer précisément l’importance des peuplements et leur variation sur l’ensemble du bien. L'opération d'inventaire annoncée est de toute première nécessité et prioritaire, et il est recommandé que l’Etat partie cherche l’appui technique de la Commission de Survie des Espèces de l’UICN.

En outre, il est recommandé que le Comité réitère sa demande à l’Etat partie d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN aussitôt que les résultats de cet inventaire seront disponibles et rappellent que le Comité a demandé qu’un tel inventaire soit réalisé depuis sa 34e session (Brasilia, 2010), du fait de sa vive préoccupation que la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien soit fortement dégradée et que sans un tel inventaire, il soit impossible d’évaluer l’état actuel de la VUE, ni son potentiel de récupération. 

Il est recommandé que le Comité encourage l'Etat partie à formaliser rapidement le comité de pilotage du parc afin d'associer le plus étroitement possible les différents acteurs du territoire concernés et notamment les populations riveraines.

Enfin, il est recommandé que le Comité exprime vivement son regret sur le fait qu'aucune information ne soit donnée par l'Etat partie concernant le projet de barrage à Sambangalou et la restauration de la carrière de basalte situé dans le bien ; et que le bien soit maintenu sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 38 COM 7A.46

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7A.13, adopté lors de sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Note avec satisfaction les efforts pour renforcer la surveillance et endiguer le braconnage, notamment les progrès réalisés dans la réhabilitation des pistes de surveillance et des postes de garde, ainsi que le renforcement du personnel de surveillance ; 
  4. Réitère sa préoccupation concernant l'état de conservation des espèces clés du parc, notamment l’éléphant et le chimpanzé  et demande à l'Etat partie de mettre en œuvre urgemment un inventaire de la grande faune avec l’appui technique de la Commission de Survie des Espèces de l’UICN, et d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN pour évaluer l’état de conservation du bien vis-à-vis de l’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et pour mettre à jour les mesures correctives aussitôt que les résultats de l’inventaire précité seront disponibles ;
  5. Demande à l’Etat partie de poursuivre ses efforts pour mettre en œuvre les mesures correctives adoptées à sa 34e session (Brasilia, 2010) ;
  6. Réitère en outre sa demande à l’Etat partie de fournir des informations précises sur le projet de barrage à Sambangalou, ainsi que la restauration de la carrière de basalte situé dans le bien et fermée en 2012 ;
  7. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport détaillé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 39e session en 2015 ;
  8. Décide de maintenir le Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 38 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-14/38.COM/7A et WHC-14/38.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :