1.         Liverpool – Port marchand (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) (C 1150)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2012-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Projet d’aménagement « Liverpool Waters ».

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

En cours.

Mesures correctives identifiées

En cours de rédaction

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours de rédaction

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1150/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1150/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Octobre 2006 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS; Novembre 2011 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1150/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 31 janvier 2014, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1150/documents/.

Le rapport attire l’attention sur le fait qu’en dépit de l’approbation irrévocable de l’ensemble du projet « Liverpool Waters », aucune mesure concrète n’a encore été prise en vue de sa mise en œuvre. Il explique que des plans directeurs détaillés de chacune des phases du projet étalé sur 30 ans, ainsi que des propositions détaillées, devraient être élaborés et examinés en fonction des nombreuses obligations juridiques et conditions de planification avant d’autoriser leur exécution proprement dite. L’État partie a estimé que ce processus n’empêchait pas de répondre aux préoccupations et aux demandes du Comité. En outre, il mentionne la mise en place d’organismes de conservation et de bureaux d’étude, comme le Conseil municipal, le promoteur Peel Holdings et English Heritage, pour garantir le respect des obligations et des conditions de planification.

Dans sa lettre du 31 janvier 2014, l’État partie a confirmé avoir reçu un premier projet de l’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), préparé par le Centre du patrimoine mondial et de l’ICOMOS, le 29 avril 2013. Le 15 avril 2014, l’Etat partie a soumis un projet de DSOCR préparé en son nom par English Heritage en coordination et en accord avec les acteurs clés du bien : le Conseil municipal, Peel Holdings et la présidence du Groupe de pilotage du bien du patrimoine mondial de Liverpool. L’Etat partie a spécifié que le projet de DSOCR est axé sur les dispositions et mesures de contrôle qui sont possibles dans le système légal anglais dans le cadre d’un permis de planification non-annulable. Le projet de DSOCR est actuellement étudié par les Organisations consultatives en vue de sa présentation au Comité lors de sa 39e session.

Le 15 avril 2014, l’Etat partie a également signalé qu’il souhaite organiser un séminaire consultatif réunissant les acteurs clés du bien, l’ICOMOS et le Centre du patrimoine mondial.

Par ailleurs, l’État partie a évoqué la préoccupation que soulevait un projet de démolition approuvé pour le secteur de Ropewalks situé dans le périmètre du bien du patrimoine mondial, pour lequel avait été établie une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) qui a amené English Heritage à recommander un refus de consentement.

Enfin, l’État partie a aussi rendu compte des travaux réalisés pour restaurer et convertir des édifices emblématiques de Liverpool à de nouvelles fonctions, en particulier comme hôtel et centre de conférences.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les conclusions de la mission conjointe de suivi réactif de novembre 2011, telles qu’elles ressortent de l’avis du Comité du patrimoine mondial dans ses décisions antérieures, indiquent que le projet d’aménagement « Liverpool Waters », s’il est mis en œuvre tel qu’actuellement prévu, porterait irréversiblement atteinte aux attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et aux conditions d’intégrité qui ont justifié l’inscription, et pourrait conduire à son retrait éventuel de la Liste du patrimoine mondial.

L’État partie prévoit l’établissement de plans directeurs détaillés pour chaque phase du projet global « Liverpool Waters », ainsi que des propositions détaillées pour chacun des plans qui exigent tous un permis de construire ; il considère également que cela pourrait répondre aux inquiétudes du Comité. Ce processus nécessiterait de définir clairement la manière de réaliser ces travaux sur la base d’une vision globale révisée de la zone de développement tout entière.

Il convient de noter que l’État partie a fourni un projet de DSOCR ainsi qu’une proposition de mesures correctives, également exprimant sa volonté de prendre des mesures concrètes consécutives afin de travailler en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives. Il est rappelé que les mesures correctives doivent être formulées et clairement liées à une vision globale du bien.

Tandis que l’Etat partie a soumis un projet de DSOCR et une proposition de  mesures correctives, il est considéré qu’il n’y a pas eu de démarches faites pour éliminer le danger potentiel, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à ses 36e et 37e sessions. Par conséquent, le bien est considéré comme étant sous une menace continue et il est donc recommandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 38 COM 7A.19

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A,
  2. Rappelant les décisions 36 COM 7B.93 et 37 COM 7A.35, adoptées respectivement à ses 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) et 37e sessions (Phnom Penh, 2013),
  3. Rappelant également les conclusions de la mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de novembre 2011,
  4. Réitère sa vive inquiétude quant à la menace potentielle du projet d’aménagement « Liverpool Waters » sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et note que l’exécution de ces travaux, telle qu’envisagée, porterait irréversiblement atteinte aux attributs et aux conditions d’intégrité ayant justifié l’inscription, et pourrait conduire au retrait potentiel du bien de la Liste du patrimoine mondial ;
  5. Note également les informations communiquées par l’État partie et lui demande de :
    1. présenter une documentation complète pour tous les plans directeurs détaillés et les projets de construction détaillés, avant qu’ils soient adoptés, avec une vision globale du bien unissant ces plans directeurs, ainsi que les données précises des projets d’obligations juridiques et des conditions de planification requises pour autoriser tout futur projet de développement,
    2. veiller à ce que le processus constitué par les plans directeurs et les plans détaillés du projet « Liverpool Waters », une fois mis à exécution, prenne en compte les préoccupations du Comité du patrimoine mondial ;
  6. Prie avec insistance l’État partie à étudier toutes les mesures qui permettraient de modifier l’étendue et le champ d’application du projet « Liverpool Waters » proposé pour garantir le maintien de la cohérence des attributs architecturaux et urbanistiques, et la sauvegarde permanente de la VUE du bien, y compris les conditions d’authenticité et d’intégrité ;
  7. Note en outre avec satisfaction que l’État partie a soumis un projet de l’Etat de conservation souhaité en vue d’un retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) ainsi qu’une proposition de mesures correctives, et qu’il a exprimé sa volonté à poursuivre des consultations avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives en vue de la finalisation du DSOCR pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points mentionnés ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;
  9. Décide de maintenir Liverpool – Port marchand (Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 38 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-14/38.COM/7A et WHC-14/38.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :