Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7A.Add,
2. Rappelant la décision 34 COM 7A.12, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),
3. Accueille avec satisfaction les progrès accomplis par l'État partie dans la mise en œuvre de la plupart des mesures correctives, notamment la rapide réponse de l'État partie aux recommandations de la mission de 2011 sur la mise en œuvre d'un système de suivi intégré et d'un plan de réintroduction des cerfs des marais;
4. Considère que, sur la base des conclusions de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN de 2011, la récupération de la valeur universelle exceptionnelle du bien a progressé de façon significative et est désormais en bonne voie;
5. Observe que la mise en œuvre d'un mécanisme pérenne de financement du bien demeure une exigence à long terme, indispensable pour garantir sa pleine restauration et prie instamment l'État partie de s'assurer que la Fondation pour la conservation du tigre de Manas est opérationnelle dès que possible et que le financement du bien par le Gouvernement central passe bien par la Fondation afin d'éviter tout futur retard dans le transfert des fonds vers le bien;
6. Prie également instamment l'État partie de mettre en œuvre les principales recommandations suivantes de la mission conjointe de 2011, afin de garantir la pleine récupération de la valeur universelle exceptionnelle du bien:
a) Garantir la mise en œuvre d'un système de suivi intégré de l'écosystème du bien afin de mieux suivre la récupération de sa valeur universelle exceptionnelle,
b) Mettre en œuvre le plan de réintroduction des cerfs orientaux des marais et achever le programme de réintroduction des grands rhinocéros unicornes,
c) Créer un plan global de gestion touristique en étroite coopération avec les communautés locales;
7. Encourage l'État partie à envisager l'extension du bien en trois étapes:
a) Envisager l'extension des limites du bien à la lumière de l'extension du Parc national de Manas en 1990, en prenant en compte son intégrité et sa viabilité à long terme,
b) Procéder à l'extension du bien en y incluant les 36.000 hectares d'habitat intact proposés par le Conseil territorial du Bodoland en tant qu'extension du parc national, une fois ce projet approuvé aux niveaux local et national,
c) Entreprendre une étude conjointe de faisabilité avec l'État partie du Bhutan sur une possible extension transfrontalière du bien, dans le but d'accroître sa capacité d'adaptation au changement climatique;
8. Demande à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport confirmant que la Fondation pour la conservation du tigre de Manas est opérationnelle, que des dispositions de financement durable du bien sont en place et détaillant les progrès accomplis dans la mise en œuvre d'un système de suivi intégré, d'un plan de réintroduction des cerfs des marais et d'un plan global de gestion touristique, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.
9. Décide de retirer le Sanctuaire de faune de Manas (Inde) de la Liste du patrimoine mondial en péril.
Le Comité du patrimoine mondial,
1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-11/35.COM/7A, WHC-11/35.COM/7A.Add, et WHC-11/35.COM/7A.Add.Corr),
2. Décide de retirer les biens suivants de la Liste du patrimoine mondial en péril :
- Inde, Sanctuaire de faune de Manas (décision 35 COM 7A.13)
Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le Document WHC-11/35.COM/8E,
2. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l'Annexe I du document WHC-11/35.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :
- Afghanistan: Minaret et vestiges archéologiques de Djam; Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan;
- Afrique du Sud: Parc de la zone humide d'iSimangaliso; Robben Island; Paysage culturel de Mapungubwe; Aires protégées de la Région florale du Cap; Dôme de Vredefort;
- Allemagne: Vallée du Haut-Rhin moyen;
- Bahreïn: Qal'at al-Bahreïn - ancien port et capitale de Dilmoun;
- Bénin: Palais royaux d'Abomey;
- Botswana: Tsodilo;
- Cameroun: Réserve de faune du Dja;
- Chine: Aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan;
- Inde: Sanctuaire de faune de Manas;
- Kenya: Parcs nationaux du lac Turkana; Vieille ville de Lamu;
- Malawi: Art rupestre de Chongoni;
- Mali: Villes anciennes de Djenné;
- Ouganda: Forêt impénétrable de Bwindi; Monts Rwenzori;
- Pakistan: Fort et jardins de Shalimar à Lahore;
- Pérou: Zone archéologique de Chan Chan;
- Philippines: Rizières en terrasses des cordillères des Philippines;
- République centrafricaine: Parc national du Manovo-Gounda St Floris;
- République-unie de Tanzanie: Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara;
- Sénégal: Île de Saint-Louis;
- Togo: Koutammakou, le pays des Batammariba;
- Turquie: Zones historiques d'Istanbul;
- Yémen: Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte; Vieille ville de Sana'a;
- Zimbabwe: Parc national de Mana Pools, aires de safari Sapi et Chewore;
3. Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue en priorité;
4. Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l'ordre dans lequel elles seront passées en revue suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que:
- biens du patrimoine mondial dans les Etats arabes;
- biens du patrimoine mondial en Afrique;
- biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique;
- biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes;
- biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord.
Projet de décision : 35 COM 7A.13
Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7A.Add,
2. Rappelant la décision 34 COM 7A.12, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),
3. Accueille avec satisfaction les progrès accomplis par l'État partie dans la mise en œuvre de la plupart des mesures correctives, notamment la rapide réponse de l'État partie aux recommandations de la mission de 2011 sur la mise en œuvre d'un système de suivi intégré et d'un plan de réintroduction des cerfs des marais;
4. Estime que, sur la base des conclusions de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN de 2011, la récupération de la valeur universelle exceptionnelle du bien a progressé de façon significative et est désormais en bonne voie;
5. Observe que la mise en œuvre d'un mécanisme pérenne de financement du bien demeure une exigence à long terme indispensable pour garantir la récupération pleine et entière de sa valeur universelle exceptionnelle et prie instamment l'État partie de s'assurer que la Fondation pour la conservation du tigre de Manas est opérationnelle dès que possible et que le financement du bien par le Gouvernement central passe bien par la Fondation afin d'éviter tout retard à venir dans le transfert des fonds vers le bien;
6. Prie également instamment l'État partie de mettre en œuvre les principales recommandations suivantes de la mission conjointe de 2011, afin de garantir la récupération pleine et entière de la valeur universelle exceptionnelle du bien:
a) Garantir la mise en œuvre d'un système de suivi intégré de l'écosystème du bien afin de mieux suivre la récupération de sa valeur universelle exceptionnelle,
b) Mettre en œuvre le plan de réintroduction des cerfs orientaux des marais et achever le programme de réintroduction des grands rhinocéros unicornes,
c) Créer un plan global de gestion touristique en étroite coopération avec les communautés locales;
7. Encourage l'État partie à envisager l'extension du bien en trois étapes:
a) Envisager l'extension des limites du bien à la lumière de l'extension du Parc national de Manas en 1990, en prenant en compte son intégrité et sa viabilité à long terme,
b) Procéder à l'extension du bien en y incluant les 36.000 hectares d'habitat intact proposés par le Conseil territorial du Bodoland en tant qu'extension du parc national, une fois ce projet approuvé aux niveaux local et national,
c) Entreprendre une étude conjointe de faisabilité avec l'État partie du Bhutan sur une possible extension transfrontalière du bien, dans le but d'accroître sa capacité d'adaptation au changement climatique;
8. Demande à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2012, un rapport confirmant que la Fondation pour la conservation du tigre de Manas est opérationnelle, que des dispositions de financement durable du bien sont en place et détaillant les progrès accomplis dans la mise en œuvre d'un système de suivi intégré, d'un plan de réintroduction des cerfs des marais et d'un plan global de gestion touristique, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.
9. Décide de retirer le Sanctuaire de faune de Manas (Inde) de la Liste du patrimoine mondial en péril.