1.         Angkor (Cambodge) (C 668)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1992

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-2004

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/668/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1992-1998)
Montant total approuvé : 113 595 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/668/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : environ 52 millions de dollars EU

Missions de suivi antérieures

September 2005: Technical advisory mission concerning the protection of Zones 1 and 2 of Angkor; in addition, the ad hoc experts of the International Coordinating Committee (ICC-Angkor) carry out monitoring of the property and of ongoing projects in the complex of Angkor, twice per year, on the occasion of the ICC technical and plenary sessions.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/668/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

En janvier 2014, l'État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, rapport disponible sur https://whc.unesco.org/fr/list/668/documents. Les progrès accomplis pour résoudre un certain nombre de problèmes abordés par le Comité du patrimoine mondial lors de ses précédentes sessions sont présentés dans ce présent rapport, notamment en ce qui concerne le contrôle des activités illégales dans le périmètre du bien et le développement d'un cadre de gestion du patrimoine d’Angkor.

Concernant les activités illégales, le rapport de l’État partie conclut que la situation générale des zones protégées 1 et 2 est satisfaisante, tout en précisant que «la lutte est continue», car, de nombreuses violations ont été enregistrées durant la période 2011-2013. D’une manière générale, selon l’État partie, le nombre de cas d’occupation illégale des sols a fortement diminué en raison de la prise de conscience des habitants et la vigilance de l’administration, et il y a eu une baisse du taux de déforestation pratiquée pour créer des terres arables. Des exemples sont fournis sur des structures illégales qui ont été démontées.

S’agissant du projet de cadre de gestion du patrimoine d’Angkor, l’État partie indique que des consultants Australiens, l’Autorité pour la Protection du Site et l’Aménagement de la Région d’Angkor (APSARA), autorité nationale, et des experts internationaux, dont les travaux sont coordonnés par le Bureau de l'UNESCO à Phnom Penh, ont conçu un cadre méthodologique général pour la gestion d’Angkor. Les principaux outils développés pour gérer le bien sont :

Pendant la dernière année du projet de cadre de gestion du patrimoine (qui se termine le 31 décembre 2014), l’autorité nationale APSARA assurera la mise en œuvre du plan de gestion du tourisme d’Angkor, la saisie et la mise à jour des données pour la carte de risques, ainsi que l’appropriation et l’application du document sur le cadre de gestion du bien.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

D’importants progrès ont été accomplis en matière de gestion et de conservation d’Angkor, notamment le développement d’un cadre de gestion du bien. Des progrès ont également été réalisés par le contrôle les activités illégales dans l’emprise de ce site vaste et complexe. Un plan de gestion du tourisme et une carte des risques, qui ont été élaborés dans le contexte du projet pluriannuel de cadre de gestion du patrimoine, qui se terminera le 31 décembre 2014, représentent des outils importants pour la gestion du bien du patrimoine mondial (de même que le manuel pratique pour une gestion du site intégrée, préparé en août  2013). Par ailleurs, un nouveau cours sur la conservation de la pierre a été mis au point pour former des techniciens locaux sur les techniques de cette spécialité, accroissant ainsi la capacité locale de prendre soin de cet important patrimoine. 

Il est recommandé que le Comité félicite l’État partie pour les progrès significatifs accomplis en matière de gestion et de conservation du bien, tels que résumés ci-dessus, et demandent que les principaux outils développés pour gérer le bien soient soumis au Centre du patrimoine mondial, une fois qu’ils auront été finalisés.

Il convient de noter qu’en décembre 2013, l’ICC-Angkor a célébré son 20e anniversaire. Cet organisme international exemplaire, responsable de la conservation du bien, présidé par la France et le Japon, réunit des donateurs et des experts du monde entier, est déterminé à continuer d’encourager la restauration et la recherche archéologique sur le bien, de former des professionnels locaux de la conservation, de garantir le développement durable dans la stratégie adoptée pour la décade à venir. Le succès d’Angkor apporte un témoignage de l’énorme potentiel qui est offert par la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial de 1972 et la solidarité internationale.

 

Décision adoptée: 38 COM 7B.8

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM7B,
  2. Rappelant la décision 34 COM 7B.65, adoptée à sa 34e session (Brasília, 2010),
  3. Félicite l’État partie et la communauté internationale, y compris l’ICC-Angkor, pour les progrès significatifs accomplis en matière de conservation et de gestion du bien, notamment en développant un cadre de gestion du bien ;
  4. Félicite également l’État partie pour l’élaboration d’un plan de gestion du tourisme et d’une carte des risques, qui sont des outils importants pour la gestion du site du patrimoine mondial ;
  5. Note les progrès accomplis par l'État partie pour contrôler les activités illégales dans l'emprise du bien, et prie instamment l'État partie de poursuivre ses efforts dans ce domaine ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial le plan de gestion du tourisme, la carte des risques et le cadre de gestion du patrimoine, ainsi que le manuel pratique pour la gestion du site intégrée et les rapports sur les projets pilotes, une fois qu’ils auront été finalisés ;
  7. Demande également à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial au courant des progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations ci-dessus.