1.         Ouadi Qadisha ou Vallée sainte et forêt des cèdres de Dieu (Horsh Arz el-Rab) (Liban) (C 850)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1998

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/850/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1993-2004)
Montant total approuvé : 65 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/850/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Juin 2003 : mission de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial ; avril 2012 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/850/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Le 5 mars 2014, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation. Dans ce rapport succinct, il est reconnu que, lors de l’année écoulée, le bien a été exposé à des projets qui, de l’avis de l’État partie, ont eu un impact négatif sur sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) et en particulier son authenticité. Il y est également indiqué qu’une absence de gestion adéquate a contribué à ce qui est vu comme une dégradation de l’état de conservation. Afin de traiter les problèmes urgents, le ministère de la Culture a pris des mesures pour limiter l’impact des trois projets suivants.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Il est noté que des mesures correctives ont été prises pour faire marche arrière concernant les travaux d’édification d’une croix et d’un mausolée près de l’église Saint-Georges située au sein du bien et les travaux d’excavation et de construction dans le voisinage du bien, dans la zone tampon. Il est préoccupant que ces projets aient pu avancer autant sans aucune permission et en contravention des règlements de zonage actuels rapportés au Comité en 2012. Dans les deux cas, il est considéré que la priorité devrait être donnée à la remise en état du paysage comme il était avant que les travaux de construction ne commencent, plutôt que d’entreprendre une opération de boisement.

Un échantillon satisfaisant de pavage en pierre a été achevé pour le projet de route autour du monastère de Qannubin, revu à la baisse comme recommandé par la mission de 2012. Aucune confirmation n’a été donnée pour indiquer si la demande du Comité d’abandonner le projet de téléphérique et de villages modèles a été respectée.

Le rapport de l’État partie ne répond pas aux demandes du Comité concernant les recommandations de la mission de 2012. En particulier, il reste nécessaire :

Les problèmes de violations des règles d’urbanisme avec la croix et le mausolée non loin de l’église Saint-Georges, la grande statue, les travaux de construction en bordure de la falaise de la vallée et les travaux d’excavation et de construction dans la zone tampon sont symptomatiques de l’absence générale de gestion coordonnée, comme cela a été évoqué lors de la mission de 2012. Il devient urgent et nécessaire de considérer les recommandations de la mission et de mettre en place une réponse officielle coordonnée aux problèmes de contrôle du développement, implication des parties prenantes, suivi, financement approprié et apport de connaissances spécialisées en matière de conservation. Comme cela a été dit dans le rapport sur l’état de conservation de 2012, ces mesures doivent être traitées dans un avenir proche si l’on entend atténuer les menaces qui pèsent sur la VUE du bien.

Il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial réitère sa demande à l’État partie de demander une assistance internationale, de façon plus spécifique pour la mise en œuvre des recommandations de la mission de 2012.

Décision adoptée: 38 COM 7B.1

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 36 COM 7B.53, adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),
  3. Accueille favorablement les progrès accomplis vis-à-vis de la construction d’un tronçon échantillon de la route pavée proposée autour du monastère de Qannubin et demande que le plan du projet pour le reste de la route soit soumis pour examen avant que les travaux n’avancent ;
  4. Réitère sa demande d’abandonner le projet associé de téléphérique et villages modèles au sein du bien ;
  5. Note avec une extrême inquiétude la violation de règles d’urbanisme près de l’église Saint-Georges et les travaux d’excavation et de construction au sein du bien et de sa zone tampon, et note également que des mesures correctives ont été prises pour déposer la structure du mausolée et interrompre les travaux de construction ; et demande également que des détails soient fournis sur la manière dont le paysage sera remis en état, tel qu’il était avant que les travaux ne commencent ;
  6. Note par ailleurs que l’État partie reconnaît les impacts négatifs résultant du manque de gestion appropriée ;
  7. Regrette que l’État partie n’ait pas apporté de réponse aux principales recommandations de la mission de 2012 et réitère sa demande de les mettre en œuvre, et en particulier de :
    1. revoir le système de gestion pour le bien et établir une structure de gestion permanente,
    2. actualiser le plan de gestion de 1998 sur la base des orientations de 2007, incluant un plan de conservation et un plan de gestion durable des visiteurs,
    3. entreprendre des études socio-économiques destinées à améliorer les conditions de vie des communautés dans et autour du bien ;
  8. Réitère ses encouragements à l’État partie afin qu’il soumette une demande d’assistance internationale pour la mise en œuvre des recommandations de la mission de 2012 ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points qui précèdent, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015.