1.         Vieille ville et Nouvelle ville d'Edimbourg (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) (C 728)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1995

Critères  (ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/728/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/728/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/728/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Centre du patrimoine mondial :

Un incendie a dévasté une partie de la vieille ville d’Edimbourg (le quartier de Cowgate) le 7 décembre 2002. Le 19 décembre 2002, une lettre reçue du Ministère des Arts de l’Etat partie indiquait que l’incendie n’avait touché que 13 des quelque 4500 monuments historiques du site du patrimoine mondial. Il a été considéré que la qualité d’ensemble du site du patrimoine mondial est restée intacte.

Historic Scotland, qui a travaillé en étroite collaboration avec les autorités locales pour aider à mettre en place un plan d’action correctif pour le quartier concerné, a transmis un rapport plus détaillé le 20 janvier 2003. Ce rapport souligne que l’impact de l’incendie a été limité à moins de 1 % de la superficie de l’ensemble du site du patrimoine mondial et que les monuments les plus importants de l’endroit ont échappé aux dommages. Seuls deux bâtiments classés (identifiés par l’Etat comme méritant une protection individuelle particulière) sur les 3500 monuments classés du site du patrimoine mondial ont été directement touchés. Le rapport signalait toutefois que l’incendie a détruit une partie importante du paysage urbain d’Edimbourg au carrefour de deux rues, dans une zone qui avait fait l’objet d’importants projets d’urbanisme aux XVIIIe et XIXe siècles. Le rapport souilgne également que le réaménagement du site a très vite donné lieu à un débat public. A ce jour, la reconstruction de certains des bâtiments démolis ou le rétablissement d’un aspect plus ancien des façades figurent parmi les solutions que pourrait envisager le plan d’aménagement. Le réaménagement ne commencera cependant pas avant la réalisation d’une évaluation appropriée des constructions restantes et de l’importance archéologique et architecturale du site, et d’un plan d’aménagement approuvé par le conseil municipal.

L’Etat partie a aussi indiqué que le conseil municipal s’est engagé à veiller à ce que tout réaménagement de l’aire concernée tienne absolument compte du caractère et de la configuration médiévale qui subsistent dans cette partie du site du patrimoine mondial. Le conseil municipal d’Edimbourg a assuré par ses propres moyens le contrôle des constructions dangereuses et de la sécurité publique. Il comptait limiter au minimum la démolition mais, étant donné l’ampleur des dommages structurels causés par l’incendie, des bâtiment non classés ont dû être démolis.

ICOMOS:

L’ICOMOS a déclaré que la difficulté consistait maintenant à traiter les conséquences de l’incendie en fonction du classement de la zone en tant qu’élément du site du patrimoine mondial. L’ICOMOS a aussi reconnu que parler de la destruction d’une partie importante de la vieille ville ne correspondait pas à la vérité car seuls 13 bâtiments étaient concernés et la perte de constructions d’un intérêt architectural particulier reste modeste. Le feu a cependant causé la destruction d’un secteur très important de la ville et la perte de bâtiments qui contribuaient au caractère affirmé du paysage et du tissu urbains de la vieille ville, pour lesquels Edimbourg a été inscrite au patrimoine mondial. L’ICOMOS a aussi informé le Centre qu’une étude archéologique complète aurait lieu dès que le site serait sécurisé.

L’ICOMOS a exprimé le souhait qu’un plan de conservation ou son équivalent soit établi en temps utile pour orienter le réaménagement du site en informant le débat sur les solutions à étudier, et que l’approche adoptée tienne compte des chartes internationales de l’ICOMOS, notamment la Charte de Cracovie de 2000 sur les villes historiques. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7B.81

Le Comité du patrimoine mondial [47],

1. Remercie les autorités nationales ainsi que les autorités locales de leur action rapide et courageuse pendant l'incendie et immédiatement après ;

2. Prend note des mesures prises en étroite collaboration par le conseil municipal d'Edimbourg et Historic Scotland pour mettre au point un plan d'action correctif pour l'aire concernée ;

3. Prend note en outre du fait que les partenaires concernés étudient un plan de conservation pour le bien et que tous les réaménagements de l'aire concernée prendront totalement en compte le caractère et la configuration médiévale de cette partie du bien du patrimoine mondial ;

4. Demande à l'Etat partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, pour le 1er février 2004, un rapport sur cette question et sur toute proposition de réaménagement significative à l'intérieur des limites et de la zone tampon du bien, afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l'état de conservation du bien à sa 28e session, en 2004.

[47] Décision adoptée à la suite d'un amendement écrit de l'Etat partie.