1.         Kyiv : Cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques et Laure de Kyiv-Petchersk (Ukraine) (C 527bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1990

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/527/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1998-2000)
Montant total approuvé : 39 720 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/527/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/527/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Le 26 juillet 2002, des habitants préoccupés ont informé le Centre de travaux de construction à proximité de la cathédrale Sainte-Sophie. Selon leur rapport, un parking souterrain de deux étages, une piscine et un centre de mise en forme seraient en construction. De grands murs de béton auraient bloqué le drainage de sources souterraines, ce qui a fait monter l’eau dans les fondations de la cathédrale et du clocher. Ce rapport insiste sur la déstabilisation du sol, prétendument causée par la modification du cours de l’eau, ce qui a entraîné des fissures dans le bâtiment, étant donné que Sainte-Sophie est construite sur des sables mouvants.

Le 23 septembre 2002, les autorités nationales ont répondu par un rapport signalant l’interruption des projets de construction et l’élaboration actuelle d’un plan d’action pour 2002-2004 en matière de recherche et de restauration, ainsi que d’un programme de conservation jusqu’en 2010. La Commission nationale ukrainienne pour l’UNESCO a déclaré le 28 janvier 2003 que la construction du centre de mise en forme avec piscine avait été effectuée en violation de la réglementation de l’Ukraine, que la construction était donc suspendue, et que des mesures avaient été prises pour contrecarrer l’impact de la construction.

Le gouvernement ukrainien a en outre lancé un programme de promotion de la recherche scientifique, ainsi que des travaux techniques et de restauration pour la préservation de Sainte-Sophie de Kiev. Le Ministère de l’Ecologie et des Ressources naturelles, l’Académie nationale des Sciences et d’autres institutions ont lancé plusieurs projets de recherche dans le domaine de l’ingénierie, de la géologie, de l’hydrophysique et de la géophysique, ainsi que sur le suivi de la structure du sol et de la nappe phréatique à l’endroit affecté. Lors d’une réunion tenue le 31 janvier 2003, la Délégation permanente d’Ukraine a déclaré que le Président avait ordonné l’arrêt de la construction sur le site du patrimoine mondial et demandé que l’UNESCO soit informée à temps de tous travaux importants de construction ou de restauration à l’intérieur des limites du site. Le Centre a en outre reçu une traduction non officielle de l’ordre donné par le Président ukrainien de préserver le patrimoine culturel et naturel de l’Ukraine conformément à la Convention du patrimoine mondial. Des mesures préventives pour éviter les constructions illégales dans les zones protégées ont été prises et un programme de préservation de la cathédrale Sainte-Sophie de 2003 à 2010 est en cours.

Le 17 février 2003, des habitants inquiets ont pourtant de nouveau informé le Centre de la reprise des travaux de construction précédemment interrompus. La construction récente d’un restaurant dans le périmètre de l’aire nationale de conservation et site classé de la laure de Kievo-Petchersk a également soulevé l’alarme.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7B.80

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Remercie l'Etat partie de sa réaction rapide devant les menaces, et du programme d'action adopté pour le bien ;

2. Reconnaissant l'amélioration de la protection juridique réalisée grâce à un décret présidentiel,

3. Exprime, cependant, sa sérieuse préoccupation pour la préservation du bien et en particulier pour la conservation de la cathédrale et du clocher ;

4. Demande à l'Etat partie de fournir un rapport technique détaillé au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2004, sur la recherche et les projets prévus ou achevés à proximité du bien, afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l'état de conservation du bien à sa 28e session, en 2004.