1.         Vat Phou et les anciens établissements associés du paysage culturel de Champassak (République démocratique populaire lao) (C 481)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2001

Critères  (iii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/481/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1999-1999)
Montant total approuvé : 13 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/481/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pression urbaine, pression du tourisme ; absence de mécanisme de gestion (notamment législatif), absence de présentation et d’interprétation 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/481/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Fin 2002, le Bureau de l’UNESCO à Bangkok a été informé par un consultant de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), chargée d’une évaluation d’impact sur l’environnement du bien, que l’Agence avait planifié et financé avec l’accord du gouvernement laotien la construction d’une nouvelle grande route nord-sud qui traverserait la Zone 1 sur toute sa longueur et couperait la zone archéologique extrêmement riche de l’ancienne cité, dans la Zone 3. En février 2003, le Conseiller régional pour la culture dans la région Asie-Pacifique du Bureau de l’UNESCO à Bangkok s’est enquis auprès des responsables concernés du gouvernement laotien de l’état d’avancement du projet de route. Mais aucune réponse n’a été donnée à l’UNESCO, alors que des équipes sont actuellement sur place pour étudier le tracé de la future route.

Depuis l’inscription du site en 2001, le tourisme s’est rapidement développé à la faveur d’une campagne active de promotion du bien par les responsables nationaux et régionaux du tourisme. Des projets d’infrastructures touristiques ont compromis gravement les valeurs de patrimoine mondial du bien. Le plus préjudiciable de ces projets, entrepris par le Département d’archéologie et des musées, est la construction d’une immense aire de stationnement, avec route d’accès et centre d’accueil des visiteurs, en plein milieu de l’accès visuel et cosmologique au bien. Ces aménagements portent considérablement atteinte à la valeur de patrimoine du paysage culturel qui a justifié à l’origine l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial et, de surcroît, constitue une menace pour les vestiges archéologiques. Avec l’aide financière de l’UNESCO, 10 employés locaux du ministère de l’Information et de la Culture ont été formés pour prendre en charge sur place le travail de gestion et de conservation. Or, seul un de ces employés formés, un fonctionnaire de niveau intermédiaire, a été conservé pour travailler sur le site. Les autorités ont été à maintes reprises engagées par l’UNESCO à remédier à ce manque de personnel suffisamment qualifié sur place.

Les autorités ont pris conscience de ce problème et ont assuré l’UNESCO qu’il serait réglé. Malheureusement, rien n’a été fait à ce jour, pas même les activités de conservation prévues dans le plan de gestion approuvé. Le Comité national de coordination interministérielle pour la sauvegarde de Vat Phou et du paysage culturel de Champassak, qui avait été créé pour préparer le plan de gestion du site avant l’inscription, a cessé ses fonctions.

Il n’y a plus aucune coordination interministérielle des activités touchant directement ou indirectement le bien du patrimoine mondial. Récemment, le gouverneur de la province de Champassak a constitué un comité interdépartemental de gestion du patrimoine présidé par son Chef de Cabinet, lequel a demandé à l’UNESCO d’étudier avec lui un plan d’action pour résoudre la plupart des problèmes de gestion du site encore non résolus. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7B.51

Le Comité du patrimoine mondial [33]

1. Ayant examiné l'état de conservation du bien pour la première fois depuis son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en 2001,

2. Prend note avec satisfaction du soutien permanent des gouvernements japonais et italien pour aider les autorités nationales à mettre en œuvre les activités approuvées dans le plan de gestion du bien ;

3. Insiste sur la nécessité de respecter le plan de gestion approuvé par le gouvernement et joint au dossier de proposition d'inscription du bien initialement soumis au Comité du patrimoine mondial, afin que soient préservées les valeurs de patrimoine des quatre zones protégées, grâce à une coordination interdépartementale et une gestion locale appropriées ;

4. Demande à l'Etat partie :

(a) de veiller à ce que tout projet de construction d'une nouvelle route ou autre infrastructure dans les zones 1 ou 3 du bien du patrimoine mondial soit au préalable approuvé en respectant les dispositions prévues par le zonage indiqué dans le plan de gestion approuvé et demande instamment à l'Etat partie de soumettre un levé topographique détaillé de la nouvelle route nord-sud, afin de limiter le plus possible tout impact négatif que cette route pourrait avoir sur les zones 1, 2, 3 ou 4, en précisant les mesures de protection prises ou envisagées,

(b) de transférer hors des zones 2, 3 ou 4 l'aire de stationnement et le centre d'accueil des visiteurs récemment construits et alignés le long de l'axe cosmologique principal du bien,

(c) de recruter suffisamment de personnel qualifié pour gérer sur place le bien,

(a) de relancer le travail du Comité de coordination interdépartementale pour la sauvegarde de Vat Phou et les anciens établissements associés du paysage culturel de Champassak, en mettant en place une autorité responsable,

(b) de contrôler, pendant la prochaine saison de mousson, l'efficacité des travaux d'ingénierie hydraulique récemment achevés grâce au gouvernement japonais pour protéger l'un des principaux temples de Vat Phou contre l'action érosive de l'eau;

,p>5. Demande en outre à l'Etat partie de soumettre avant le 1er février 2004 un rapport sur l'état de conservation du bien, afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l'état de conservation du bien à sa 28e session, en 2004.

 

[33] Décision adoptée sans discussion.