1.         Robben Island (Afrique du Sud) (C 916)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1999

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/916/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/916/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/916/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Centre du patrimoine mondial :

Depuis son inclusion sur la Liste du patrimoine mondial, Robben Island est menacée par la pression touristique due à un nombre croissant de visiteurs, ce qui crée une forte demande des ressources disponibles. Le Président du Comité du patrimoine mondial, accompagné d'un représentant du Centre et d’un représentant du Département sud-africain de l’Environnement et du Tourisme, a visité Robben Island en août 2002. Au cours de cette visite, les observations suivantes ont été faites :

·  Une dégradation progressive des constructions a été constatée d'où la nécessité de réhabiliter d’urgence 6 des 7 bâtiments utilisés comme « quartiers d’isolement » de soldats pendant la Seconde guerre mondiale ; il faut aussi repeindre le bâtiment principal de la prison et en réparer le toit et les fenêtres cassées ; il faut aussi restaurer et protéger les photos en mauvais état exposées dans l’enceinte des prisonniers ;

·  Robben Island est située sur le passage principal des navires qui arrivent au Cap et, certains des emballages en plastique jetés des navires sont rejetés sur l’île, créant un sérieux problème d’ordures ménagères ;

·  Bien que les guides, eux-mêmes anciens prisonniers, retracent de manière appropriée l’expérience vécue par les prisonniers sur l’île, il faudrait cependant les former davantage au sujet de la Convention du patrimoine mondial, et notamment des valeurs justifiant l’inscription du site, afin qu’ils transmettent ces informations aux visiteurs ;

·  Il n’y a pas de centre d’accueil des visiteurs sur l’île, équipement vraiment nécessaire, tout comme un centre d’interprétation pour les visiteurs non accompagnés ;

·  Bien que Robben ait été inscrite en tant que patrimoine mondial culturel, le site présente une faune sauvage variée (notamment des lapins, pintades, pingouins, antilopes, etc.) dont certains spécimens ont été introduits sur l’île et dont les populations ont augmenté de façon spectaculaire faute de prédateurs naturels sur l’île.

Le 13 mars 2003, le Directeur du Centre du patrimoine mondial a rencontré, au Siège de l’UNESCO, la Directrice du Cape Town Heritage Trust et un membre du Conseil d'Administration du Musée de Robben Island. La Directrice du Cape Town Heritage Trust a confirmé les observations relatives à la détérioration du site, qu’elle a attribuée à l’augmentation massive du nombre de visiteurs (estimé à environ 1000 par jour) et à l’absence de gestion moderne et de plan de conservation pour répondre aux besoins en matière de conservation et restauration, contraintes causées par l’utilisation par les visiteurs, et exigences juridiques. Elle a informé le Directeur du Centre que le Conseil du Musée est en train d’établir les grandes lignes de la réhabilitation et un plan de gestion du site.

L’Hôtel Raddison a fait don en 2002 d’un montant de 25 000 dollars E.U. pour moderniser le Musée de Robben Island. Dans le cadre des stratégies de recherche, de conservation et d’exposition du Musée de Robben Island, le Département du Patrimoine compte réunir dix groupes d’ex-prisonniers politiques de la Prison de haute sécurité de Robben Island pour faire des reportages vidéo sur leurs impressions concernant leur séjour en prison. Ces enregistrements, ainsi que d’autres, seront retransmis aux visiteurs dans différents secteurs de la prison, en témoignage commémoratif de tous ceux qui y ont été emprisonnés.

Le financement sera utilisé pour réviser et améliorer les enregistrements et installer un système de play-back utilisant les techniques les plus récentes sur le site de la Prison du Musée de Robben Island. Dans la salle d’exposition qui existe déjà, on va présenter une collection d’objets historiques et culturels ; des brochures seront publiées dans la plupart des langues locales ainsi que dans des langues internationales (soit l’anglais, le français et l’allemand) pour distribution aux visiteurs afin de mieux leur faire comprendre le site du patrimoine mondial de Robben Island.

ICOMOS :

L’état de conservation de Robben Island est très préoccupant. L’ICOMOS considère que l’Etat partie devrait être invité à préparer un plan de gestion dans les meilleurs délais. Ce plan pourrait présenter, entre autres, une étude sur la structure de la gestion du bien ainsi que des dispositions en matière de personnel afin que le Musée de Robben Island, (à qui a été confié la gestion et la conservation du bien), puisse compter sur la présence de professionnels expérimentés dans la conservation du patrimoine architectural. Le bien subit une forte pression des visiteurs et il serait prudent d’exercer un contrôle rigoureux du nombre de visiteurs et de leur accès aux bâtiments et en particulier aux plus fragiles. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7B.34

Le Comité du patrimoine mondial [20],

1. Rappelant que toutes les mesures possibles doivent être prises pour protéger le patrimoine mondial culturel et naturel et réaffirmant son soutien aux Etats parties dans leurs efforts pour protéger les biens,

2. Félicite l'Etat partie pour son initiative proactive d'avoir organisé, en février 2003, une investigation sur site pour évaluer l'état de conservation du bien et pour l'adoption subséquente du plan de gestion et de conservation par le Conseil des musées de Robben Island ;

3. Note avec satisfaction les efforts du Centre du patrimoine mondial pour mobiliser des ressources extrabudgétaires auprès des entreprises qui tirent profit des biens du patrimoine mondial ;

4. Encourage l'Etat partie à poursuivre ses efforts en vue de la mise en place d'un plan de réhabilitation et de gestion intégrée du bien, plan qui devra envisager un programme de suivi systématique ;

5. Demande au Centre du patrimoine mondial, à l'ICOMOS, à l'ICCROM et à l'UICN d'organiser une mission à Robben Island pour s'assurer de l'état de conservation du bien, notamment de la situation des populations de faune sauvage, et pour préparer un document d'information contenant une proposition de programme de réhabilitation, afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l'état de conservation du bien à sa 28e session, en 2004 ;

6. Suggère en outre que, si possible, la mission mentionnée ci-dessus ait lieu avant ou après le Congrès mondial des parcs prévu en septembre 2003 à Durban (Afrique du Sud) et qu'elle soit composée de membres du Centre du patrimoine mondial, de l'UICN et de l'ICOMOS qui participeront au Congrès.

[20] Décision adoptée selon l'amendement écrit de l'Etat partie.