1.         Parc national de Kakadu (Australie) (C/N 147quater)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (i)(vi)(vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/147/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/147/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

octobre 1998: mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/147/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Centre du patrimoine mondial :

En réponse à la décision 26 COM 21 (b) 30, l’Etat partie a fourni les nouvelles informations suivantes par lettre datée du 31 janvier 2003, ultérieurement transmise par le Centre du patrimoine mondial à l’ICOMOS et l’UICN :

La compagnie minière Energy Resources of Australia (ERA) va mettre au point un système de gestion de l’environnement (EMS) certifié conforme aux normes ISO14001 (normes internationales d’excellence pour les procédures et systèmes de protection de l’environnement). ERA va élaborer l’EMS en consultation avec des organismes de contrôle et des représentants des Aborigènes et vise à être en conformité avec ISO14001 d’ici juillet 2003 et à obtenir sa certification avant 2005.

En septembre 2002, le superviseur scientifique a publié un rapport sur des allégations d’un ancien employé concernant des déficiences de gestion à la mine d’uranium de Ranger entre 1996 et 1998. De manière générale, le rapport conclut qu’en dehors d’un manquement à l’autorisation d’exploitation accordée à Ranger – fait déjà signalé en décembre 1997 – rien ne prouve qu’ERA ait pu agir autrement que conformément à son autorisation d’exploitation et aux obligations du Commonwealth en matière d’environnement. Ce rapport est disponible à http://www.ea.gov.au/ssd/publications/ssr/171.html

La Commission sénatoriale sur l’environnement, les communications, la technologie de l’information et les références artistiques devait fournir un rapport concernant l’Enquête sur le contrôle de l’environnement de l’exploitation de gisements d’uranium avant mars 2003. Les argumentations présentées à l’Enquête sont consultables à http://www.aph.gov.au/senate/committee/ ecita_ctte/uranium/submissions/sublist.htm et les comptes rendus in extenso à http://www.aph.gov.au/hansard/ senate/commttee/s-ecita/htm. L’Etat partie a indiqué qu’il rendra compte au Comité des conclusions de l’Enquête relative à tout bien du patrimoine mondial en Australie à la 27e session du Comité du patrimoine mondial.

Le Comité technique de la Région des Alligator Rivers (ARRTC) s’est réuni la dernière fois en septembre 2002 pour étudier des questions telles que le suivi et l’évaluation, la gestion de l’eau et la surveillance continue. L’ARRTC a donné son accord à la phase actuelle de surveillance continue du paysage mise au point par le superviseur scientifique en réponse à la recommandation du Groupe d’experts scientifiques indépendants du Conseil international des unions scientifiques (CIUS). Qui plus est, l’ARRTC a jugé le programme de suivi systématique effectué par le superviseur scientifique comme étant du niveau des meilleures pratiques nationales et internationales. En août 2002, le Ministre de l’Environnement et du Patrimoine a écrit à six ONG de défense de l’environnement en leur demandant de proposer chacune deux candidats les plus susceptibles de faire partie de l’ARRTC. Le National Environmental Consultative Forum a répondu à cette demande, en ne proposant toutefois qu’une seule candidature. L’Etat partie a indiqué qu’il communiquerait toute nouvelle information sur cette question à la 27e session du Comité du patrimoine mondial.

L’Etat partie a indiqué qu’il rendrait compte au Comité de l’évolution de la situation concernant les questions de protection et gestion du patrimoine culturel à la 27e session du Comité du patrimoine mondial.

Le Projet autochtone d’éducation à la santé (IHEP) mené à la Jabiru Area School continue d’avoir des résultats positifs pour les élèves autochtones de la région de Kakadu.

Le 15 avril 2003, le Centre a reçu un rapport d’un groupe d’ONG australiennes de défense de l’environnement sur l’état de conservation du Parc national de Kakadu. Ces ONG ont évoqué les faits récents qui suivent et ont signalé que les impacts de l’exploitation des gisements d’uranium et le potentiel de développement industriel à plus grande échelle sur le site de Jabiluka ont un impact négatif sur Kakadu : i) Refus de l’Etat partie d’accepter et de mettre en œuvre un suivi et des mécanismes de revue plus approfondis, et refus d’accepter une représentation d’ONG de défense de l’environnement accréditées au sein de l’ARRTC ; ii) Aucune indication claire de la part des compagnies minières Rio Tinto / Energy Resources of Australia concernant la réhabilitation du site minier de Jabiluka ; iii) Des résolutions officielles du Comité australien de l’Union mondiale pour la nature demandant la réhabilitation du site minier de Jabiluka et la nomination d’un représentant agréé d’une ONG de protection de la nature à l’ARRTC ; iv) Permanece de sérieuses déficiences dans les quatre domaines prioritaires définis par l’UICN et aucune explication ou détail de l’Etat partie ou de la compagnie minière sur la manière d’améliorer comme promis le système de gestion de l’environnement, ni sur une date quelconque de réalisation ; v) Affaiblissement permanent des ONG de défense de l’environnement et augmentation de la confiance des partenaires dans l’adéquation et l’efficacité des systèmes actuels de suivi et de protection ; vi) Insuffisance de la communication et d’une délimitation claire des responsabilités, de la définition des rôles et des principes d’établissement de rapports entre l’Etat partie et les services gouvernementaux du Territoire du Nord ; vii) Preuves et témoignages détaillés d’impacts environnementaux et culturels subis dans le cadre d’une enquête du Sénat australien sur l’efficacité des structures de contrôle en place.

Le rapport des ONG de défense de l’environnement a été transmis à l’Etat partie avec une demande de réponse avant le 31 mai 2003. La réponse de l’Etat partie sera envoyée à l’UICN et à l’ICOMOS pour information et étude ; elle sera commentée oralement par l’Observateur de l’Australie à la 27e session du Comité.

UICN :

Aucun commentaire n’avait été fourni par l’UICN lors de l’établissement du présent document.

ICOMOS :

Aucun commentaire n’avait été fourni par l’ICOMOS lors de l’établissement du présent document. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7B.28

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Note les nouvelles informations fournies par l'Etat partie ;

2. Prie instamment l'Etat partie de procéder à la nomination d'un représentant d'une Organisation non-gouvernementale (ONG) au Comité technique de la Région des Alligator Rivers (ARRTC) ;

3. Demande que l'Etat partie fournisse un rapport sur:

(a) les progrès de mise en conformité avec ISO14001,

(b) le suivi permanent et l'étude par l'ARRTC de la gestion de l'eau et d'autres questions environnementales à Jabiluka et Ranger,

(c) la consultation des propriétaires traditionnels de Kakadu concernant la gestion et la protection du patrimoine culturel.

Le rapport devrait être fourni au Centre du patrimoine mondial avant le 1er février 2004, afin que le Comité du patrimoine mondial puisse étudier l'état de conservation du bien à sa 28e session, en 2004.