1.         Réserve de la biosphère Río Plátano (Honduras) (N 196)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1982

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1996-2007, 2011-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/196/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1982-1996)
Montant total approuvé : 198 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/196/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

octobre 2000: mission conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN ; juillet 2003: mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de suivi 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/196/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Centre du patrimoine mondial :

La Réserve de biosphère Rio Plátano est un autre des sites pilotes inclus dans le projet UNESCO/UICN « Mise en valeur de notre patrimoine : réussir le suivi et la gestion des sites du patrimoine mondial naturel » (projet PVP) financé par la FNU. Concernant la mise en œuvre de ce projet, le bureau régional de l’UICN en Amérique centrale et le Département des aires protégées et de la faune sauvage (DAPVS) ont organisé un atelier à Tegucigalpa du 5 au 8 février 2002. Parmi les principaux apports de cet atelier : une meilleure compréhension du projet et de l’efficacité du cadre de gestion, l’établissement du programme détaillé de la première année du projet, et l’intérêt manifesté par la GTZ d’intégrer son « Projet Biosphère » (Proyecto Biosfera) au Projet MVP.

L’UICN a reçu un rapport sur l’évaluation initiale réalisée dans le cadre du projet MVP. Ce rapport, préparé par l’Administration d’Etat des Forêts (SFA) montre que plusieurs problèmes affectent encore l’intégrité du site, à savoir : (a) l’afflux d’immigrants qui colonisent les zones autour du site ; (b) les activités agricoles et d’élevage de bétail par les communautés locales à l’intérieur des limites du site, ce qui cause une destruction des forêts entraînant une érosion des zones humides et des dunes dans le périmètre du site ; (c) les activités illégales d’abattage d’arbres et de chasse ; (d) l’introduction d’espèces exotiques comme le tilapia dans plusieurs rivières. Le rapport affirme aussi que l’Etat partie a poursuivi ses efforts pour améliorer la conservation du site en augmentant son soutien financier à la gestion du site, en instaurant la mise en œuvre du plan directeur du site et en augmentant la présence institutionnelle de l’autorité de gestion de la Réserve. Le site est aussi un site pilote pour le projet financé par la FNU « Associer la conservation de la biodiversité et du tourisme durable aux sites du patrimoine mondial ». Le projet apporte une aide à l’administration de l’aire protégée pour la planification touristique et fournit une orientation sur la manière d’utiliser le tourisme comme alternative économique à l’extraction des ressources. Plusieurs communautés suivent une formation de création de micro-entreprise ; une formation de guide spécialiste de la nature est à l’étude. Un programme de suivi est en place pour contrôler les effets des interventions des projets sur les menaces avérées qui pèsent sur le site. Un représentant du site a participé à une réunion pour discuter du financement durable des sites du patrimoine mondial, à l’UNESCO, à Paris, du 28 au 30 avril 2003.

Des rapports de diverses sources indiquent que les empiètement posent toujours un sérieux problème dans les parties sud et ouest du site. Par lettre datée du 7 février 2003, le Centre a demandé à l’Etat partie un complément d’informations sur l’état de conservation du site et sur la suite donnée aux recommandations présentées par la mission UNESCO/UICN de novembre 2000. Aucune réponse n’a été reçue de l’Etat partie jusqu’ici. Il convient de noter que le rapport de la mission de suivi recommandait la réalisation d’une mission d’évaluation complémentaire en 2003 pour étudier les progrès réalisés dans la gestion et la protection du site et envisager un retrait possible du site de la Liste du patrimoine mondial en péril.

 

L’UICN :

Les nouvelles informations ci-dessus ont été fournies après accord entre l’UICN et le Centre du patrimoine mondial.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7A.14

Le Comité du patrimoine mondial,

1.         Se déclare satisfait du travail réalisé pour aider à la gestion du bien dans le cadre du projet MVP et du Projet de tourisme durable et de conservation de la biodiversité, tous deux financés par la FNU ;

            2.         Félicite l'Etat partie de ses efforts pour continuer à améliorer la gestion du bien ;

3.         Félicite en outre l'Etat partie d'avoir accueilli sur le site une mission UICN/Centre, qui a lieu en ce moment, comme l'avait recommandé la précédente mission en 2000, afin d'évaluer systématiquement les progrès et d'établir des repères et des délais précis permettant de faciliter le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;

4.         Décide de maintenir la Réserve de biosphère Rio Plátano sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 27 COM 8B.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-03/27.COM/7A),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :